mercredi 1 août 2007

Et alors monsieur Sarkoy, on magouille ?

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Le fils Kadhafi dit que Paris a "arrangé le coup" pour l'argent
[2007-08-01 12:19]

PARIS (Reuters) - "Les Français ont arrangé le coup, ont trouvé l'argent pour les familles", déclare le fils du dirigeant libyen Saïf al Islam Kadhafi à propos de l'accord ayant permis la libération la semaine dernière des infirmières bulgares qui étaient détenues en Libye depuis huit ans.

Au titre de dirigeant de la Fondation Kadhafi, qui a négocié les dédommagements aux familles des centaines d'enfants morts du sida - ce dont les cinq infirmières et un médecin d'origine palestinienne étaient tenus coupables - il dit dans un entretien au Monde "qu'aucun argent libyen" n'a été livré à ces familles.

"Ce que je peux dire, c'est que les Français ont arrangé le coup. Les Français ont trouvé l'argent pour les familles. Mais je ne sais pas où ils l'ont trouvé", dit-il dans cet entretien publié mercredi et accordé au journal mardi à Nice.

Le président Nicolas Sarkozy avait fait état, le jour de la libération des infirmières le 24 juillet, d'un "geste humanitaire" de l'émirat du Qatar "un Etat ami". Interrogé à ce sujet, Saïf al Islam Kadhafi répond : "Nous n'avons pas posé de questions. Nous ne voulons pas embarrasser nos amis".

Le Canard enchaîné croit savoir que l'intervention de Nicolas Sarkozy auprès de l'émir du Qatar, Cheikh Hamad bin Jassem bin Jabr al Thani, a permis de contourner un obstacle administratif car Mouammar Kadhafi "voulait l'argent de l'Union européenne, soit 452 millions d'euros, tout de suite".

"Les procédures budgétaires de l'UE étant très lourdes, l'argent n'était toujours pas débloqué six mois après le premier accord de principe. Seuls 2,5 millions d'euros avaient été virés" à la Fondation Kadhafi, écrit l'hebdomadaire satirique.

"Sarko a alors téléphoné à l'émir du Qatar dans la soirée et, dans la nuit, le gouverneur de la Banque centrale du Qatar s'est envolé par avion spécial pour Tripoli, avec en poche un chèque de 452 millions d'euros. L'UE s'est engagée à rembourser le Qatar dans les six mois. Et, au matin, Kadhafi était content", ajoute Le Canard enchaîné.



Bien évidemment, il nie (sarkozy ;o)) mais le fiston de Kadhafi en rajoute une couche :

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Infirmières bulgares: aucune contrepartie n'a été offerte, dit Sarkozy
[01/08/2007 21:27]

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PARIS (AP) -- Le président français Nicolas Sarkozy a assuré mercredi que la France n'avait offert «aucune» contrepartie à la Libye pour la libération des infirmières et du médecin bulgares, contrairement à ce qu'affirme l'un des fils du dirigeant Moammar Kadhafi dans un entretien au «Monde» daté de jeudi.

Aux journalistes qui lui demandaient s'il confirmait l'existence d'un contrat d'armement, le chef de l'Etat, en déplacement au commissariat d'Evry, en région parisienne, a juste répondu «non», et comme la presse insistait pour savoir si Tripoli avait obtenu une contrepartie, il a répliqué: «Aucune».

«Il n'y a pas eu de contrat d'armement signé à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy en Libye», a affirmé mercredi soir son porte-parole David Martinon.

La présidence française avait annoncé, après la libération et l'extradition vers la Libye des cinq infirmières et du médecin d'origine palestinienne la semaine dernière, suivie par la visite de M. Sarkozy à Tripoli, la signature d'un accord ouvrant la voie à une coopération nucléaire.

Mais l'un des fils du numéro un libyen, Saïf al-Islam Kadhafi, président de la Fondation Kadhafi, qui a négocié l'accord pour la libération des soignants et reconnaît lui-même qu'ils ont servi de «boucs émissaires», estime qu'une centrale nucléaire «n'est pas essentielle pour la Libye». En revanche, il détaille dans un entretien au «Monde» un contrat d'armement qui aurait été passé avec Paris.

«D'abord, l'accord recouvre des exercices militaires conjoints, bien sûr. Puis, nous allons acheter à la France des missiles antichar Milan, à hauteur de 100 millions d'euros, je pense», affirme Saïf al-Islam. «Ensuite, il y a un projet de manufacture d'armes, pour l'entretien et la production d'équipements militaires (...) Des représentants de Thales et de Sagem sont en Libye en ce moment même.» Le service de presse de Thales s'est refusé à tout commentaire.

Le fils Kadhafi se félicite de ce qu'il qualifie de «premier accord de fournitures d'armes par un pays occidental à la Libye» depuis la fin de l'embargo en 2004, après les accords de dédommagement aux victimes des attentats de Lockerbie et du DC-10 d'UTA en 1988 et 1989, qui avaient fait respectivement 270 et 170 morts.

Il ajoute qu'un ressortissant libyen, Abdel Basset Ali al-Megrahi, condamné en Ecosse en 2001 à la prison à vie pour sa participation à l'attentat de Lockerbie, pourrait prochainement être extradé vers la Libye. En juin, peu après une visite de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair à Tripoli, il avait été autorisé à faire appel pour la deuxième fois de sa condamnation. «Nous avons établi un lien» entre l'affaire et les infirmières, «nous allons bientôt avoir un accord d'extradition avec le Royaume-Uni», assure M. Kadhafi.

«Par définition, c'est une affaire de justice britannique qui relève donc de la justice britannique», a déclaré à ce sujet le porte-parole de l'Elysée David Martinon.

Et le fils du colonel Kadhafi de convenir, avec «une grande tranquillité» selon la journaliste du «Monde», que les personnels soignants bulgares, condamnés à mort deux fois pour avoir inoculé le virus du VIH à des enfants d'un hôpital de Benghazi, étaient innocents, comme l'affirment les experts ayant témoigné aux procès: «Elles (les infirmières) ont malheureusement servi de boucs émissaires», déclare-t-il, estimant que la Libye a réalisé «un bon deal» (accord).

Le député socialiste de l'Essonne Julien Dray a pour sa part souhaité que le chef de la diplomatie française s'explique «devant la commission des Affaires étrangères à l'Assemblée nationale pour nous dire la réalité de la transaction» et que «la transparence soit faite». «On ne doute pas qu'il y a une transaction», a-t-il dit aux journalistes à Evry. «Ce qu'il faut savoir, c'est quelle est la nature de la transaction et quelles sont les garanties que la France a prises pour que cette transaction ne soit pas un marché de dupes».

A leur retour en Bulgarie après plus de huit ans passés dans les geôles libyennes, les six ont été immédiatement graciés par le président Georgi Parvanov, ce qui a suscité des réactions officielles d'indignation à Tripoli. Le fils Kadhafi nie que les prisonniers aient été torturés pendant leur détention, comme ils l'affirment. AP

1 commentaire:

Ghost of Kendo (G.o.K) a dit…

Toute cette historie, c'est pas croyable !
On dirai que les pays de l'UE sont aux ordres du dictateur libyen !
En fait, pas besoin d'avoir de l'argent pour avoir du pouvoir, le pétrole suffit !