Le blog du Gwen - II - Le retour

mercredi 9 juillet 2014

Et c'est parti, un deuxième état embraye le pas au Colorado

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La vente de marijuana récréative démarre dans l'État de Washington


L'État de Washington devient le deuxième État américain... (PHOTO TED S. WARREN, AP)
L'État de Washington devient le deuxième État américain où l'on peut acheter légalement du cannabis à usage récréatif, emboîtant le pas au Colorado qui a démarré cette pratique en janvier.
PHOTO TED S. WARREN, AP

Agence France-Presse
LOS ANGELES
La vente de marijuana récréative est autorisée depuis mardi dans l'État de Washington (nord-ouest) dans des boutiques spécialisées, ce qui en fait le deuxième État américain avec le Colorado où elle est légale.






«Nous avons attribué des permis à 25 magasins de détail qui seront habilités à vendre de la marijuana à fumer, à vaporiser, ainsi que des pipes et vaporisateurs», a indiqué à l'AFP Brian Smith, porte-parole du régulateur, le Washington State Liquor Control Board.
«Plusieurs boutiques» vont ouvrir leurs portes dès mardi, le reste dans les jours prochains, a-t-il ajouté. Les prix de vente sont libres. Les quantités que les consommateurs peuvent détenir sont limitées à 28 grammes de cannabis à fumer par personne.
En incluant les cultivateurs et préparateurs de marijuana, 115 permis au total ont déjà été délivrés sur un total de 7000 demandes déposées.
L'État de Washington devient le deuxième État américain où l'on peut acheter légalement du cannabis à usage récréatif - à condition d'avoir 21 ans - emboîtant le pas au Colorado qui a démarré cette pratique en janvier.
Le but est d'encadrer le marché du cannabis comme celui de l'alcool, qui n'est disponible à la vente que dans des «liquor stores» dans certains États.
«Les ventes de marijuana au marché noir existent déjà de fait dans pratiquement toutes les grandes villes des États-Unis. Légaliser un marché qui ne vend pas aux enfants, qui le fait dans des conditions sécurisées, c'est une alternative plus sûre» que le statu quo, argumente Mikhail Carpenter, un autre porte-parole du Washington State Liquor Control Board.
Le potentiel de recettes n'est pas non plus étranger à la décision de dépénaliser la petite plante étoilée : le taux d'imposition effectif sera de 44 %, avec des recettes attendues pour l'État qui «pourraient atteindre jusqu'à 2 milliards de dollars sur les cinq premières années selon les premières estimations», explique Mikhail Carpenter.
D'autant que la légalisation de l'herbe pourrait attirer des touristes venus d'autres États : «si l'on en croit l'exemple du Colorado, il y aura des gens qui viendront ici pour acheter», remarque M. Carpenter.
À une condition toutefois : tout le cannabis acheté dans l'État de Washington doit être consommé sur place.
Brian Smith s'attend à ce que ces deux pionniers fassent des émules rapidement dans le reste du pays : «Je pense que la plupart des États observent l'expérience que nous menons ici et au Colorado afin de déterminer si elle fonctionnerait chez eux».
«Un référendum est prévu en Alaska en août et les sondages laissent entendre qu'il devrait être approuvé», a-t-il poursuivi, précisant qu'un autre projet de référendum pourrait également voir le jour en Oregon (nord-ouest).
Le Vermont (nord-est), lui, a dépénalisé la possession de petites quantités.
Paradoxalement, le cannabis à usage médical, déjà autorisé dans 23 États, reste illégal dans celui de Washington.
L'autorisation d'une consommation à but récréatif devrait aider à avancer sur ce dossier même s'il se heurte à «une résistance du corps médical qui se sent menacé», fait valoir Brian Smith.

lundi 7 juillet 2014

Si, si, dans Ouest-France aussi on en parle ;o))

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Los Angeles. Inattendu : un marché entièrement dédié au cannabis

C'est un marché à Los Angeles presque comme les autres. Les consommateurs flairent, sous-pèsent et comparent. Mais on n'y rouve qu'un seul produit: du cannabis, bio.

« Nous avons des sucettes pour sept dollars, des barres chocolatées pour vous aider à vous relaxer à 13 dollars, et de la +poussière cosmique+ (poudre de bonbons) », énumère Bill Harrison, qui vend aussi de classiques fleurs de cannabis à fumer.« Il y avait déjà eu des conventions de cultivateurs au nord de la Californie (ouest) et dans l'État de Washington (nord-ouest), mais ici c'est spécial, on peut vraiment rencontrer les consommateurs », explique Terry Sand, un cultivateur.

Pour entrer, il faut une ordonnance





Du cannabis sous des formes inattendues: même de lubrifiant intime
Le cannabis et la marijuana, il a grandi avec: « Mes parents étaient des hippies, ils en faisaient pousser dans leur cour ».Ex-technicien ascensoriste, il s'est reconverti quand une nouvelle technique a permis de doper la productivité des cultures en milieu couvert. « J'ai senti qu'il y avait une opportunité massive ».De fait, le succès du Heritage Farmers Market est évident: malgré un soleil de plomb, la file d'attente pour entrer s'allonge sur plusieurs centaines de mètres.La foule est multicolore et multi-générationnelle, parsemée de hippies, rockers, jeunes branchés et de quelques bourgeois.Au guichet, ne peuvent toutefois entrer que ceux munis d'une ordonnance.

La consommation de cannabis reste un délit, même en Californie

En Californie, seule l'utilisation thérapeutique du cannabis est légale. Pour une utilisation récréative, la possession de moins de 28 grammes peut être punie d'une simple amende, mais une plus grande quantité reste un délit.Edwynn Delgado connaît la législation par coeur: « Pour usage médical, on a droit d'avoir environ 100 grammes chez soi, mais je voudrais en ramener plus aujourd'hui », badine-t-il.Il fume du cannabis depuis ses 11 ans: « Dans mon quartier, il y a toujours eu beaucoup d'herbe qui circulait », raconte le jeune homme de 20 ans, casquette sur la tête, cheveux noirs et large sourire.Il est devenu un consommateur « légal » à 18 ans, pour soulager des douleurs musculaires.

Les clients viennent soulager leurs douleurs





Les clients doivent être munis d'une ordonnance.
Edwynn patiente depuis plus d'une heure devant le stand qui propose les meilleurs prix:« Seulement 180 dollars les 28 grammes, alors que le prix moyen dans un dispensaire médical normal est de 300 dollars environ ».Outre les potentielles bonnes affaires, il est content de pouvoir compter sur de la qualité: « Les vendeurs de rue rajoutent d'autres trucs dessus ».« C'est comme dans un marche bio ordinaire », affirme Adam Agathakis, un des organisateurs du marché, qui se tient jusqu'à dimanche.« Les gens viennent pour parler aux cultivateurs, s'assurer que c'est cultivé sans pesticides mais aussi qu'il n'y a pas de moisissures ».Agé de 35 ans, ce barbu en pantalon à pinces et chemisette rayée milite pour « dé-diaboliser » le cannabis depuis qu'il a perdu son père d'un cancer il y a dix ans. « Quand il était mourant, il n'y a que la marijuana qui le soulageait ».Karen Flores, 50 ans, atteinte elle-même d'un cancer, fume pour « se relaxer et soulager ses douleurs »« mais seulement à la maison ».Elle est venue pour les prix doux et la qualité: « Il faut que ça sente bon, que ça ait bon goût ».Au gré des stands, on trouve des pipes plaquées or, des concentrés à vaporiser, des pizzas, des tartes meringuées ou des gaufres.

Du lubrifiant intime au cannabis

Matheuse Gerson propose un produit plus alternatif: « C'est un lubrifiant intime de cannabis infusé d'huile de noix de coco. Ca augmente les sensations des jeunes femmes et réveille la sexualité des femmes ménopausées. Ca les aide aussi à dormir », assure-t-il.Cheryl Shuman, PDG d'une société de relations publiques, dit avoir failli mourir d'un cancer en 2006 et en avoir réchappé grâce à la marijuana.Elle s'est alors mise en campagne pour la dépénalisation, montant un club d'aficionados, le « Beverly Hills Cannabis Club », et devenant l'une des responsables de « Moms for Marijuana », une association internationale de mères pro-légalisation.Argument de poids, elle souligne le potentiel économique du cannabis: « C'est un secteur qui vaut 47 milliards de dollars rien que pour son aspect légal ».

mardi 1 juillet 2014

Lettre à M. le législateur de la loi sur les stupéfiants

A l'époque, c'est de la Loi de 1916 qu'Antonin parlait, mais sa lettre est malheureusement toujours d'actualité ...

Texte récupéré sur le forum PsychoActif
Lettre à M. le législateur de la loi sur les stupéfiants

Monsieur le législateur,

Monsieur le législateur de la loi de 1916, agrémentée du décret de juillet 1917 sur les stupéfiants, tu es un con.

Ta loi ne sert qu'à embêter la pharmacie mondiale sans profit pour l'étiage toxicomanique de la nation parce que :

1° Le nombre des toxicomanes qui s'approvisionnent chez le pharmacien est infime;

2° Les vrais toxicomanes ne s'approvisionnent pas chez le pharmacien;

3° Les toxicomanes qui s'approvisionnent chez le pharmacien sont tous des malades;

4° Le nombre des toxicomanes malades est infime par rapport à celui des toxicomanes voluptueux;

5° Les restrictions pharmaceutiques de la drogue ne gêneront jamais les toxicomanes voluptueux et organisés;

6° Il y aura toujours des fraudeurs;

7° Il y aura toujours des toxicomanes par vice de forme, par passion;

8° Les toxicomanes malades ont sur la société un droit imprescriptible, qui est celui qu'on leur foute la paix.

C'est avant tout une question de conscience.

La loi sur les stupéfiants met entre les mains de l'inspecteur-usurpateur de la santé publique le droit de disposer de la douleur des hommes: c'est une prétention singulière de la médecine moderne que de vouloir dicter ses devoirs à la conscience de chacun.

Tous les bêlements de la charte officielle sont sans pouvoir d'action contre ce fait de conscience: à savoir, que, plus encore que la mort, je suis le maître de ma douleur. Tout homme est juge, et juge exclusif, de la quantité de douleur physique, ou encore de la vacuité mentale qu'il peut honnêtement supporter.

Lucidité ou non lucidité, il y a une lucidité que nulle maladie ne m'enlèvera jamais, c'est celle qui me dicte le sentiment de ma vie physique. Et si j'ai perdu ma lucidité, la médecine n'a qu'une chose à faire, c'est de me donner les substances qui me permettent de recouvrer l'usage de cette lucidité.

Messieurs les dictateurs de l'école pharmaceutique de France, vous êtes des cuistres rognés: il y a une chose que vous devriez mieux mesurer; c'est que l'opium est cette imprescriptible et impérieuse substance qui permet de rentrer dans la vie de leur âme à ceux qui ont eu le malheur de l'avoir perdue.

Il y a un mal contre lequel l'opium est souverain et ce mal s'appelle l'Angoisse, dans sa forme mentale, médicale, physiologique, logique ou pharmaceutique, comme vous voudrez.

L'Angoisse qui fait les fous.

L'Angoisse qui fait les suicidés.

L'Angoisse qui fait les damnés.

L'Angoisse que la médecine ne connaît pas.

L'Angoisse que votre docteur n'entend pas.

L'Angoisse qui lèse la vie.

L'Angoisse qui pince la corde ombilicale de la vie.

Par votre loi inique vous mettez entre les mains de gens en qui je n'ai aucune espèce de confiance, cons en médecine, pharmaciens en fumier, juges en mal-façon, docteurs, sages-femmes, inspecteurs-doctoraux, le droit le disposer de mon angoisse, d'une angoisse en moi aussi fine que les aiguilles de toutes les boussoles de l'enfer.

Tremblements du corps ou de l'âme, il n'existe pas de sismographe humain qui permette à qui me regarde d'arriver à une évaluation de ma douleur précise, de celle, foudroyante, de mon esprit!

Toute la science hasardeuse des hommes n'est pas supérieure à la connaissance immédiate que je puis avoir de mon être. Je suis seul juge de ce qui est en moi.

Rentrez dans vos greniers, médicales punaises, et toi aussi, Monsieur le Legislateur Moutonnier, ce n'est pas par amour des hommes que tu délires, c'est par tradition d'imbécillité. Ton ignorance de ce que c'est qu'un homme n'a d'égale que ta sottise à la limiter.

Je te souhaite que ta loi retombe sur ton père, ta mère, ta femme, tes enfants, et toute ta postérité. Et maintenant avale ta loi.

Antonin Artaud

[in L'ombilic des Limbes (1925). NRF, Poésie/Gallimard, 1993]

dimanche 29 juin 2014

Légalisation au Colorado, ça marche, non, ça court !!!

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Légalisation du cannabis dans le Colorado, un exemple à suivre

Six mois après la légalisation de la marijuana dans le Colorado, les ventes sont florissantes et la criminalité en baisse. De quoi inspirer d’autres Etats ?

Dans le Colorado, l’heure est aux premiers bilans cannabiques. Depuis janvier, cet Etat de l’ouest des Etats-Unis a autorisé, après un référendum populaire, la consommation, la détention et surtout la vente de marijuana. En contrepartie de cette légalisation de l’usage récréatif du cannabis, le Colorado prélève de lourdes taxes : 15 % de droit d’accise (portant sur la quantité et non sur la valeur du produit) et une taxation sur les ventes au prix fort.
Le résultat pour les finances locales est inespéré : en année pleine, l’Etat devrait encaisser de 115 à 135 millions de dollars (entre 84 et 100 millions d’euros). Le chiffre d’affaires du secteur devrait, lui, approcher le milliard de dollars. Et cette manne n’est pas prête de se tarir : en avril, les ventes de cannabis ont crû de 17 % par rapport à mars et de 58 % par rapport à janvier, premier mois de vente légale.
L’avenir fiscal du Colorado semble donc radieux. Il y a, bien sûr, un effet d’aubaine : les fumeurs des Etats voisins se précipitent à Denver le week-end pour s’approvisionner (et consommer) et les touristes cannabiques venus de tous les Etats-Unis profitent de formules “tout compris”. Mais ce qui est étonnant, c’est la résistance des ventes de cannabis thérapeutique : en avril, il a continué à se vendre 42 % de plus d’herbe à vocation médicale que récréative dans le Colorado.
Pourtant, les conditions pour obtenir du cannabis thérapeutique sont plus contraignantes : il faut l’ordonnance d’un médecin et un permis de l’Etat. Cette “résistance” est facilement explicable. D’abord, le cannabis thérapeutique est moins taxé, donc moins cher. Ensuite, il est délivré par une centaine de “dispensaires” bien répartis, et depuis longtemps, sur le territoire. Les vieux fumeurs ne changent pas si facilement leurs habitudes.
L’autre bilan attendu est celui de la criminalité. C’est sur ce terrain que les opposants à la légalisation se sont durement battus, prédisant une explosion des agressions. C’est l’inverse qui s’est produit. Sur les quatre premiers mois de l’année, le nombre d’agressions avec violence – typiques des délits liés aux drogues – a baissé de 5,6 %. Le seul segment criminel qui a augmenté est celui des braquages… de boutiques cannabiques : quarante-neuf de janvier à avril ! La raison est simple : ces boutiques ne peuvent encaisser que des espèces, la loi fédérale américaine interdisant de payer une drogue avec un autre moyen de paiement, chèque ou carte de crédit. Du coup, ces petits commerces se retrouvent avec des dizaines de milliers de dollars en liquide : une aubaine pour les malfrats.
Reste quelques problèmes de santé publique inattendus. La marijuana est en effet vendue sous forme d’herbe à fumer, mais aussi de sucreries. Du coup, les services d’urgence ont traité une demi-douzaine d’enfants et d’ados ayant confondu leur goûter avec les cookies de papa. Par ailleurs, les pompiers de Denver ont noté un doublement du nombre d’explosions au gaz, généralement sans victimes : il s’agissait d’enthousiastes qui essayaient d’extraire, en utilisant du butane, de l’huile de cannabis.
Sur le plan politique, la bonne fortune du Colorado a fait des envieux. De nombreux Etats s’apprêtent à l’imiter dès novembre en organisant, eux aussi, des référendums sur la légalisation. Enfin, Hillary Clinton, le 17 juin, a confié sur CNN qu’elle attendait de voir le bilan de l’usage récréatif du cannabis, entre autres dans le Colorado, avant de se prononcer de manière définitive.
le 29 juin 2014 à 04h21

mardi 17 juin 2014

Décidément la France aura toujours 10 ans de retard !!!

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Bertrand Rambaud condamné pour usage thérapeutique de cannabis 

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Publié le 17 Juin 2014

Bertrand Rambaud cultive et fume du cannabis pour soulager les effets secondaires de son traitement contre le VIH et l'hépatite C. Il a été condamné lundi pour usage de stupéfiants.
Bertrand Rambaud condamné pour usage thérapeutique de cannabis
Elaine Thompson/AP/SIPA

Sur sa page Facebook, il affiche en photo de converture : « Nos luttes ont construit nos droits. Nos résignations les détruiront. Mobilisons-nous ! » Tel est le credo  de Bertrand Rambaud, malade du sida et atteint d'une hépatite C. Président de la principale association pour le cannabis thérapeutique et organisateur des colloques consacrés au cannabinoïdes en médecine, il a été interpellé le 2 avril 2014 et placé en garde à vue durant une journée et privé de son traitement, provoquant ainsi de violents vomissements. Le patient a été mis en examen pour détention de cannabis. Malgré une pétition sur le site de change.org qui a récolté 3700 signatures, Bertrand Rambaud n'a pas réussi a convaincre la justice du bien-fondé de sa requête.
Condamné mais dispensé de peine
Ce quinquagénaire, qui préside l’Union francophone pour les cannabinoïdes en médecine (UFCM-I-Care), a en effet été condamné ce lundi devant le tribunal correctionnel de Strasbourg pour usage de stupéfiants, mais dispensé de peine.
Un jugement clément toutefois puisque le représentant du parquet, Sébastien Hauger, avait requis trois mois de prison avec sursis contre le prévenu, en soulignant que le rôle des tribunaux n’était pas « d’élargir la pharmacopée. » Ce dernier avait ainsi plaidé contre une dispense de peine, estimant qu’une telle décision enverrait le message d’une « dépénalisation de fait. »

Un appel pour demander à nouveau une relaxe
Ainsi, d'une certaine façon, les arguments des deux parties ont été entendus par la justice. Même Me Joseph Bréham, qui a indiqué que « sans le cannabis, le prévenu « ne peut pas prendre les médicaments qui le maintiennent en vie », plaidant ainsi la relaxe au nom de « l’état de nécessité. » De son côté, le principal intéressé a déclaré à la barre : « Je respecte la loi de mon pays, sauf celle qui me met en danger. »

Au final, jusqu'à présent, seuls trois tribunaux en France ont accordé la relaxe à des malades jugés pour des faits similaires, mais « il n’y a pas de jurisprudence de la Cour de cassation », a déclaré Bertrand Rambaud. Et ce dernier de conclure en indiquant que « nous voulons obtenir une décision de principe disant qu’en France, lorsqu’on est malade, on peut consommer du cannabis. » Pour cette raison, lui et son avocat ont décidé de faire appel de cette condamnation symbolique en demandant une nouvelle relaxe
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