lundi 16 juillet 2007

La France ne doute de rien ...

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Paris espère la clémence de la CE sur le dossier des nitrates
[2007-07-16 18:15]

BRUXELLES (Reuters) - Le ministre français de l'Agriculture, Michel Barnier, dit espérer que la Commission européenne renonce à demander à la Cour de justice de l'UE d'imposer des amendes à la France à cause de la pollution de l'eau potable par les nitrates en Bretagne.

"Je suis totalement engagé avec mes services pour faire la preuve de la bonne volonté de la France", a-t-il déclaré en marge d'une réunion avec ses homologues de Vingt-Sept.

Après une décennie d'atermoiements, la Commission a décidé fin juin de demander aux juges de Luxembourg d'infliger à la France une amende de plus de 28 millions d'euros, assortie d'une astreinte de 117.882 euros par jour de violation.

Les effluents des élevages intensifs utilisés comme engrais par les agriculteurs sont la principale source de la pollution des eaux potables en Bretagne. Cette région concentre 7% de la surface agricole nationale, la moitié des élevages de porcs et de volailles du pays et le tiers du cheptel national bovin.

"J'ai besoin d'un peu de temps", a plaidé Barnier, qui a rappelé que le Premier ministre français François Fillon avait évoqué le dossier lors de sa rencontre de la semaine dernière avec le président de la Commission, José Manuel Barroso.

"Il y a possibilité d'avoir quelques semaines pour que tout le monde en sorte la tête haute", a-t-il ajouté.

Il a rappelé que les mesures de protection visant à lutter contre les nitrates d'origine agricole seraient obligatoires à partir du 1er janvier 2008 et espère obtenir que la Commission retarde à septembre le dépôt de sa demande à la Cour.

LA COMMISSION PERPLEXE

A Bruxelles, les responsables de l'exécutif européen se déclarent perplexes, dans la mesure où la décision de demander d'imposer des amendes a déjà été prise.

Après une première mise en demeure en 1993, l'exécutif européen avait condamné la France en 2001, année à partir de laquelle Paris a proposé aux agriculteurs bretons un dispositif de protection sur la base du volontariat.

L'objectif était de rendre conformes 37 points de captages d'eau potable incriminés par Bruxelles. Sur ces 37 bassins versants, 28 ont été ramenés à la conformité mais neuf sont toujours pollués. Bruxelles a reconnu que la France, à qui elle avait accordé il y trois mois un sursis, a fait des efforts mais les a jugés insuffisants pour les neuf bassins restants.

Le gouvernement consacrera 60 millions d'euros à la mise en conformité de ces neuf bassins. D'ici 2009, la France doit se conformer à une directive européenne datant de 1975 sur la qualité de l'eau et pour cela les agriculteurs doivent réduire leurs apports d'azote, d'engrais, de fumiers et de lisiers.

Si les écologistes ont applaudi la décision de la Commission, plusieurs organisations agricoles se sont indignées, affirmant que les nitrates étaient sans danger pour la santé.


Pour rappel de l'histoire :
Ah, ces paysans ;o((
Les raisons de la colère …

1 commentaire:

Ghost of Kendo (G.o.K) a dit…

Rrrhaaa ! Il n'ont vraiment aucune honte ces capitalistes pourri (je commente la dernière phrase en particulier)