jeudi 21 mars 2013

mercredi 23 janvier 2013

Mon Sang Tôt ? Non pas trop ...

Une vidéo d'un petit jeune bien sympathique qui répond au très ornithologique patronyme de Kolibri ... en fait Gaby Vienot, qui avait organisé avec l'association Starting Block, une projection du film de Marie-Monique Robin "Les moissons du futur", et lui avait demandé l’autorisation d’utiliser les images de son documentaire "Le monde selon Monsanto" (voir plus bas) pour faire ce clip ...



 Et si vous voulez en savoir plus sur cette multinationale ... car malheureusement ce n'est que du réel ce qu'il chante ...

mardi 8 janvier 2013

CSC : ça avance ;o))

Tiré de là

Les cultivateurs des «Cannabis Social Clubs» vont réclamer leur légalisation




CANNABIS - Ceux qui produisent «pour protéger notre société des effets pervers des mafias» ont l'intention de se déclarer dans les préfectures en février...

Depuis 2009, des cultivateurs se regroupent dans des «Cannabis social clubs», estimés entre 150 et 200 en France, pour faire pousser et partager leurs plants, avec l'intention de se déclarer dans les préfectures en février. «C’est un acte de désobéissance civile. Nous voulons imposer notre activité», assure Dominique Broc, porte-parole national du projet.
A visage découvert, il présente un « espace de culture » d'une dizaine de mètres carrés, installé à son domicile. Des lampes bleues à économie d'énergie, allumées 18 heures par jour, font croître les plantations de chanvre alors que des lampes jaunes au sodium, en activité douze heures par jour les chauffent afin d'en permettre la floraison.

Une activité comparable à celle des coopératives

«Nous produisons pour protéger notre société des effets pervers des mafias qui sont en train de s'implanter sur le territoire pour produire du cannabis, souvent frelaté, à grande échelle et le revendre à nos enfants», explique ce jardinier de profession. Dans cette production collective, seize personnes partagent les frais solidairement: le chanvre, le terreau, les engrais et l'électricité.
«Chacun au prorata de sa consommation (de 500 grammes à 3 kilos), paye en fonction de son besoin au prix de revient», précise Dominique Broc, qui compare cette activité à celle des coopératives: «Nous ne souhaitons pas vivre du fruit de notre production. Nous avons tous un travail à côté. A la poussière près, nous sommes capables de dire ce que nous produisons.» Selon lui, les liens de confiance unissant les membres du club, fermé aux mineurs, éliminent tout risque de revente.
«En partageant les frais, on arrive à un coût de 25 centimes le gramme, voire inférieur, alors qu'au marché noir, on trouve la même chose d'une qualité douteuse entre 10 et 15 €», assure-t-il. Le club compte notamment un électricien, un médecin et un chauffeur de taxi qui fument pour «un confort de vie» ou pour «des raisons thérapeutiques». Il cite aussi l'exemple d'une femme atteinte d’une sclérose en plaques qui «soulage ses douleurs avec l'aval de son médecin, en fumant du cannabis».

23 kg de fleur de chanvre récoltés chaque année

Le Cannabis Social Club, installé en Touraine depuis trois ans, récolte 23 kg de fleur de chanvre chaque année. Selon lui, la police le sait. Il insiste même : «J'imagine qu'elle nous surveille et voit donc bien qu'on ne fait pas de trafic. Comme elle, on lutte contre le trafic de drogue, mais à notre manière, sans l'argent du contribuable».
Si ces militants «en faveur d’une dépénalisation du cannabis» partagent solidairement les frais de leur culture, ils en partagent aussi les ennuis éventuels. En France, l’article 222-35 du code pénal, dispose que la production ou la fabrication illicites de stupéfiants sont punies de vingt ans de réclusion criminelle et de 7.500.000 euros d'amende. Ces faits sont punis de trente ans de réclusion criminelle et de 7.500.000 euros d'amende lorsqu'ils sont commis en bande organisée.

«Lutter contre le fléau de la prohibition»

Pour faire entendre leurs revendications, les «Cannabis Social Clubs Français» ont l'intention de se déclarer à la préfecture au cours du mois de février prochain. Dominique Broc estime vouloir «lutter contre le fléau de la prohibition qu'il connaît bien» pour avoir été condamné en 1990 à dix-huit mois de prison pour possession de marijuana.
«On veut que notre action soit reconnue d'utilité publique, n'ayons pas peur des mots», renchérit pour sa part Farid Ghehioueche, autre fondateur des Cannabis social Clubs, membre de l'association Cannabis sans frontières et ancien candidat aux législatives dans l'Essonne sous l'étiquette «cannabis santé liberté justice».
«On va faire des démarches de déclarations officielles», avec un certain nombre de dispositions pour faire avancer le débat et «revendiquer collectivement une sortie de la prohibition» du cannabis, ajoute-t-il. «On n'est pas là pour faire du business mais pour vivre sans prendre de risques en achetant au marché noir des produits de qualité douteuse. Et pour être reconnus par l'Etat comme des citoyens à part entière», explique-t-il.
«Nous attendons une position du gouvernement responsable qui pour l'instant se fait complice de l'économie souterraine», affirme aussi Dominique Broc. «Nos principaux ennemis sont les dealers», explique-t-il, s'appuyant sur un incident survenu il y a quelques années à Joué-lès-Tours : «nous voulions expliquer notre démarche à la population sur un stand. Nous avons été vandalisés par des petits dealers de quartier, car nous leur coupons l'herbe sous le pied!».
© 2013 AFP

dimanche 23 décembre 2012

Il est temps d'en finir avec la guerre aux drogues

Et ce n'est pas moi qui le dit mais la Commission Mondiale pour la Politique des Drogues dans un rapport de 24 pages que je vous invite à lire.

Les fumeurs veulent sortir de la clandestinité

Tiré de là
Créer des coopératives de production de cannabis, mettre en place des cultures et les partager sans notion d’argent, hors du circuit des dealers et surtout sans se cacher des autorités : c’est l’objectif des Cannabis social clubs qui commencent à voir le jour en France sur le modèle espagnol. Mais le pas vers une officialisation de leurs activités reste dur à franchir.

C’était samedi dernier à Saint-Denis, raconte StreetPress. Le Cannabis Social Club France tenait sa deuxième assemblée générale, via l'association écran des Amis du Cannabis social club Français. Principal sujet du jour : quand les clubs vont-ils (enfin) se déclarer officiellement ?
Car là est l’enjeu : sortir de la clandestinité, quitte à passer en force : "Si nous sommes fédérés et qu’un maximum de groupes de cultivateurs jouent la transparence en montrant ce qu’ils produisent, les tribunaux ne pourront pas absorber toutes les plaintes. Et cela montrera que la loi est inadaptée", estime Dominique Broc, fondateur du CSCF.
En attendant, c'est sous la forme d'une page Facebook que le CSCF fait passer ses messages.
"A terme, collaborer avec les autorités"
Les CSC s’inspirent de ce qui se fait en Espagne, où plus de 500 associations auraient été créées. Mais où, différence majeure, chaque citoyen est autorisé à cultiver cinq plants de cannabis.


Parmi leurs principes fondateurs, réunis sur une charte accessible en ligne, cette affirmation tout sauf anodine : "A terme, collaborer avec les autorités dans un souci commun de régulation et de lutte contre la mafia au nom de l’éducation à l’usage et de la prévention des abus liés à l’usage de cannabis mais aussi aux effets pervers liés à la prohibition".
Qui va se lancer ?
Reste à franchir le premier pas : aller à la préfecture et déposer les statuts d’une association dont le but premier reste quand même franchement illégal. Et les déclarations du ministre de l’Education nationale Vincent Peillon n’y ont rien changé.




Qui va se dévouer ? Personne, en tout cas, chez les amateurs rencontrés par StreetPress : "pas du tout prêt" pour l’un, "trop peur d’être tout seul au niveau juridique" pour l’autre… "Le milieu cannabitique n’est pas d’un naturel militant", regrette un des organisateurs. L’idée d’un dépôt concomitant dans plusieurs préfectures fait son chemin, mais rien n’est encore décidé.
  • B.B.

mardi 11 décembre 2012

NDDL : Baptême à Bain-de-Bretagne

Ce samedi 1er décembre, nous étions 135 à l"appel de l'AVEC à nous réunir pour débaptiser la place de la République et la rebaptiser Place Notre Dame des Landes. Ci-dessous le texte dont nous fit la lecture, Philippe Goarnisson de l'AVEC et quelques photos ...

Depuis le début des années 70, un projet menace de faire disparaître 1650 ha de bocage préservé. Inutilement car un aéroport existe déjà à Nantes ; un aéroport loin d’être saturé ; un aéroport dont les équivalents en terme de surface dans le monde transportent non pas 3,2 millions de passagers comme actuellement à Nantes mais 17 millions comme à San Diego en Californie. On ne passera pas en revue ce matin tous les arguments qui vont à l’encontre de ce projet car ils sont nombreux et vous les trouverez sur le site de l’ACIPA.


Des alternatives ont été proposées sans être véritablement étudiées ; ne serait-ce qu’une piste perpendiculaire à l’actuel aéroport qui permettrait d’arrêter le survol de Nantes, coûterait beaucoup moins cher aux collectivités, rapporterait plus d’argent à la France d’après le rapport d’un cabinet indépendant hollandais, serait beaucoup moins polluant et suffirait largement au trafic des 30 ou 40 prochaines années.

Au lieu de cela, on veut nous imposer, imposer aux riverains de Notre Dame des Landes un aéroport dit HQE qui dans 150 ans resterait un « kyste » au milieu de ce joli pays. Car le kyste, ce n’est pas la résistance qui a lieu actuellement dans cette ZAD (Zone à défendre et non Zone d’Aménagement Différé), le kyste, ce serait cette tâche de béton, de goudrons, de bâtiments de 1650 ha.

Depuis, la naissance de ce projet, dans les années 70, de l’eau, pas toujours très propre, a coulé sous les ponts : le pétrole coûte très cher, les ardeurs aériennes ont été calmées et il n’y a pas eu l’augmentation escomptée du nombre de voyageurs (il était prévu entre 5 et 9 millions de passagers pour Nantes par des ….. experts toujours de plus en plus experts !), la question écologique a pris une dimension inimaginable il y a 40 ans. En d’autres termes : le monde a beaucoup changé. Trop, peut-être, pour les défenseurs d’un projet emblématique de nos aveuglements technocratiques. Il est donc devenu le symbole de ces grands projets inutiles dont notre pays a le secret, de ces partenariats public-privé dont la logique échappe à la raison citoyenne, le symbole de l’incapacité de nos dirigeants à penser l’alternative, en particulier en matière de développement local et de transport.


Quand on en est à déployer des milliers de policiers en tenue de combat pour imposer « la loi » à quelques dizaines de paysans qui veulent vivre et travailler chez eux, quand un ministre de l’Intérieur socialiste évoque le spectre de « l’ultra-gauche » devant des cabanes perchées dans les arbres et quelques potagers collectifs, il est temps, sans doute, de se poser de sérieuses questions. 

De plus en plus de comités de soutien se créent en France et même à l’étranger contre ce projet et pour envoyer des signaux de solidarité aux occupants de la ZAD que nous saluons très solidairement ce matin.

Alors pour dire à nos dirigeants nationaux gouvernant notre république, à notre député de Redon, JR Marsac, pour qui le débat est clos, pour mettre en garde certains de nos élus locaux qui pensent que cet aéroport n’entraînera que des gains financiers pour ce petit territoire de Bain de Bretagne et qui ne tiennent pas compte des répercutions à grande échelle, parce que notre république doit rester une démocratie qui écoute ses citoyens, qui ne reste pas bornée sur de vieux schémas, l’AVEC et tous les citoyens ici présents décidons de débaptiser cette place de la République en place Notre Dame des Landes !


Et pas loin d’ici, à 200 mètres, il y a une autre place, celle de la Victoire !