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samedi 4 décembre 2010

L'intérêt économique des mustélidés pour l'agriculture ...

Ah, si l'Oncle Paul tenait son blog, vous seriez chaque jour informé ... alors que là, il faut patienter jusqu'à ce que je trouve le temps de transférer sur le mien (de blog) les siens (de messages ;o))

Alors que le service public a pris faits et causes pour les chasseurs, [1] la Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Haute Normandie a présentée, en 2010, à la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS) de l’Eure (27), une note intéressante sur l'intérêt économique des mustélidés. [2] Les mustélidés (du latin mustela signifiant belette) sont des prédateurs, de taille variée (de 20 cm à 1 m), avec un corps allongé et des pattes courtes. Ainsi la belette, le blaireau, le furet, la fouine, l'hermine, le loutre, le martre, le putois, le vison sont tous des mustelidés. Plusieurs entre eux figurent régulièrement - et de manière totalement illégale - sur la la liste des animaux susceptibles d'être classés nuisibles par le Préfets pour plaire au lobby de la chasse. Victimes du phénomène dit de «Roadkill» - Mortalité animale et de la faune due aux véhicules - et de la pollution, plusieurs entre eux appartiennent à une espèce en voie de régression. Le vison d'Europe notamment est l'un des mammifères les plus en danger sur notre continent. Pour que vous vous sentiez tous en sécurité la nuit dans votre maison et le jour votre jardin, à noter qu'en Isère cet été, au cours d'une battue aux sangliers, menée par un lieutenant de louveterie - fonctionnaire bénévole désigné par le Préfet - les chasseurs ont abattu - avec leur balle de gros calibre - une ânesse tout près d'un bivouac des randonneurs. Quant au propriétaire de l'ânesse tuée, il a déclaré : "à priori, le tir s’est fait de nuit, au phare, mais je ne comprends pas comment on peut confondre un âne et un sanglier." (Cf. http://www.lepost.fr/article/2010/07/25/2164056_isere-au-cours-d-une-battue-aux-sangliers-ils-abattent-une-anesse.html).
[1] FRANCE 2 a diffusé une série de 5 publi-reportages consacrés à la chasse du lundi 22 au vendredi 26 Novembre 2010 après le journal de 13h, exposant les pratiques et vues des chasseurs. Si les opposants à la chasse, avaient été contactés par Mathieu Niewenglowski, journaliste à l'origine du reportage, tous ont finalement été écartés sans qu'aucune raison ne leur soit donnée. Comme le Rassemblement Anti-Chasse (http://www.antichasse.com/) qui, déclarée d'intérêt général en 2005, lutte contre la chasse en tant que loisir et contre les techniques de chasse barbares et l’association ASPAS (http://www.aspas-nature.org/) qui, sans aucune subvention publique non plus, oeuvre pour la protection de la faune sauvage, pour la préservation du patrimoine naturel et pour la défense des droits des usagers de la nature, nous sommes en droit de demander si les chasseurs n'ont pas obtenu des journalistes que la parole leur soit refusée. Pour ceux qui n'ont pas encore fait, vous pouvez écrire au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel : http://www.csa.fr/outils/faq/faq.php?id=29554).

Photo: Piège à fouineL'intéret économique des mustélidés pour l'agriculture

[2] Note sur l’intérêt économique de certaines espèces dites « nuisibles » en Haute Normandie

La Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement (DREAL) Haute Normandie a présentée, cette année, à la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage (CDCFS) de l’Eure (27), une note intéressante sur l'intérêt économique des mustélidés.

Cette note met en avant, en le chiffrant, l’intérêt des mustélidés en terme économique. Pour le département de l’Eure, le fait de piéger les mustélidés coûte 105.000 Euros à l’agriculture du fait de la protection indirecte des « ravageurs » des cultures.

Cet argument que toutes les Associations de protection de la nature mettaient en avant, depuis des lustres, en vain, pour demander la protection des mustélidés en tant que protecteur des cultures est pour la première fois chiffré et utilisé par un des Services de l’Etat qui d’habitude sont terrorisés par les chasseurs et les piégeurs qui n'aiment pas qu'on touche à la liste des animaux "nuisibles".

Qu’un fonctionnaire courageux dise tout haut ce que les chasseurs et les piégeurs n’ont pas envie d’entendre ne pouvait laisser ceux-ci indifférents. Ainsi, les chasseurs de l’Eure n’apprécient que moyennement cette étude, ni qu’on s’insinue dans leur passion pour la régulation...

« Au lieu de nous aider dans notre démarche de gestion, on nous met gentiment mais sûrement des bâtons dans les roues. Les prédateurs sont de plus en plus protégés et lors du dernier conseil départemental c’est (fait nouveau) un fonctionnaire de la DREAL qui nous a expliqué avec une suffisance rarement atteinte, qu’au lieu de classer la belette et la fouine parmi les espèces nuisibles, nous aurions dû depuis longtemps la protéger car elle est très utile à la limitation des rongeurs. Vous avez bien entendu « nous devrions protéger la fouine et la belette » parce qu’elle mange plus de souris que de gibier. Lorsque nous avons évoqué la prédation sur le gibier et sur les petits élevages de la fouine, il nous a été répondu qu’il fallait « mieux enfermer » les poules dans les poulaillers, ainsi les fouines ne pourraient plus les manger. »

Vous pouvez télécharger ici le texte intégral de cette étude de la DREAL sur l'intérêt économique des mustélidés qui démontre que :

1. La santé et la sécurité publique ne sont pas menacées par les mustélidés
2. Non seulement les dommages importants aux activités agricoles, forestières et aquacoles ne sont pas prouvés, mais il vient d’être démontré que les bénéfices apportés par la présence de ces espèces sont bien supérieurs aux dégâts qui leur sont soi-disant attribués.
3. Les mustélidés ne portent atteinte ni à la faune, ni à la flore. Bien au contraire, en régulant les populations des ravageurs de cultures, ils assurent un rôle de protection et participent à l’équilibre général de l’environnement.
4. Le classement de ces espèces en « animaux nuisibles » serait donc contraire aux textes de Loi. L’Arrêté Préfectoral de classement des nuisibles pourrait donc ne pas avoir l’assise juridique suffisante pour supporter une action en justice introduite par une association de protection de la nature.

En conclusion, et pour défaut d’étude circonstanciée démontrant que l’impact négatif de l’une ou de l’autre de ces espèces sur l’activité humaine est bien supérieur au bénéfice retiré de leur simple présence, la DREAL, affirmant le rôle bienfaiteur et protecteur des cultures des mustélidés, demande que le piégeage et la chasse de ces 4 espèces ne soient plus autorisés dans le département de l’Eure et que les espèces concernées ne soient plus classées « nuisibles ». La DREAL demande également que ce rôle positif ne soit pas omis au compte-rendu de la Commission Départementale de la Chasse et de la Faune Sauvage.

Note de la DREAL : http://bdm.typepad.com/files/nuisibles-note_dreal.pdf

Rédaction de l’article : La buvette des alpages
Lien :
http://www.buvettedesalpages.be/2010/10/l-interet-economique-des-mustelides-pour-l-agriculture.html

vendredi 12 mars 2010

dimanche 10 janvier 2010

Barack Obama écoutera-t-il Michael Moore ?

Tiré de

Mon plan pour General Motors

Documentariste, Michael Moore a notamment reçu la Palme d’or à Cannes en 2004 pour son pamphlet anti-Bush : Fahrenheit 9/11. L’un de ses premiers films, Roger & moi (1989), montrait les dégâts causés par la suppression de 30 000 emplois par GM dans sa ville natale.

11.06.2009 | Michael Moore 

J’écris ces lignes depuis Flint (Michigan), le berceau de General Motors, entouré d’amis et de membres de ma famille inquiets pour leur avenir et celui de leur ville. Quarante pour cent des logements et des entreprises de Flint sont à l’abandon. Quel serait votre état d’esprit si vous viviez dans une ville où près d’une maison sur deux est vide ? Nous voici aujourd’hui au chevet de General Motors. Le cadavre de l’entreprise n’est pas encore froid et je suis rempli de joie. Il ne s’agit pas d’une joie revancharde vis-à-vis d’une entreprise qui a ruiné ma ville natale et apporté misère, divorce, alcoolisme, détresse physique et mentale aux personnes avec lesquelles j’ai grandi. Je n’éprouve évidemment aucune joie non plus à l’idée que 21 000 salariés supplémentaires de GM vont se voir notifier la perte de leur emploi. Mais vous et moi et le reste de l’Amérique sommes maintenant propriétaires d’un constructeur automobile ! Qui diable peut donc vouloir gérer une entreprise automobile, de nos jours ? Lequel d’entre nous aimerait voir 50 milliards de nos impôts déversés dans le gouffre sans fond de GM pour tenter encore de le sauver ? Soyons clair : le seul moyen de sauver GM est de tuer GM. Mais préserver nos précieuses infrastructures industrielles doit être la priorité absolue. Si nous permettons que nos sites de production automobile soient fermés ou rasés, nous le regretterons amèrement quand nous nous apercevrons que ces usines auraient pu fabriquer les systèmes exploitant les énergies alternatives dont nous avons désespérément besoin. Et quand nous nous rendrons compte que les meilleurs moyens de transport sont le tramway, les trains à grande vitesse et les autobus propres, comment les fabriquerons-nous si nous laissons disparaître nos outils industriels et notre main-d’œuvre qualifiée ? Alors que le gouvernement fédéral et les tribunaux s’apprêtent à “réorganiser” GM, voici le plan que je demande au président Obama de mettre en œuvre pour le bien des salariés, des villes où l’entreprise est implantée et du pays tout entier.

A l’image de ce qu’a fait le président Roosevelt après l’attaque de Pearl Harbor, le président Obama doit dire à la nation que nous sommes en guerre et qu’il nous faut :

1. Convertir immédiatement nos usines automobiles à la production de transports en commun et à l’exploitation d’énergies alternatives.

2. Ne pas mettre 30 milliards de dollars supplémentaires dans les coffres de GM pour lui permettre de fabriquer des voitures. Il vaut mieux utiliser ces fonds pour maintenir les effectifs actuels – et réembaucher la plupart des salariés précédemment licenciés – de manière qu’ils se consacrent à la production des nouveaux modes de transport du XXIe siècle.

3. Annoncer que des trains à grande vitesse sillonneront le pays de part en part d’ici cinq ans. Confier partout la construction des nouvelles lignes de chemin de fer aux travailleurs en quête d’emploi.

4. Lancer un programme visant à doter toutes les villes, grandes et moyennes, de tramways et faire construire les rames dans les usines GM. Procéder systématiquement à l’embauche de main-d’œuvre locale pour l’installation et la gestion de ces transports.

5. Pour les zones rurales non desservies par les voies ferrées, faire produire par les usi­nes GM des autobus économes en carburant et non polluants.

6. Dans l’immédiat, faire fabriquer des véhicules hybrides ou tout électriques dans certaines usines. Il faudra quelques années pour que nous nous habituions aux transports en commun. Quitte à avoir des automobiles, autant qu’elles soient plus respectueuses de l’environnement.

7. Reconvertir certains sites GM désaffectés en unités de production d’éoliennes, de panneaux solaires et autres systèmes exploitant les énergies renouvelables.

8. Accorder des avantages fiscaux aux personnes qui se déplacent en véhicule hybride, en bus ou en train.

9. Créer une taxe de 2 dollars sur chaque gallon (3,79 litres) d’essence pour financer ces programmes. Elle poussera les automobilistes à se tourner vers des voitures moins gourmandes ou à utiliser les nouveaux transports que les anciens ouvriers de l’automobile auront construits pour eux.

Voilà pour commencer. Mais, s’il vous plaît, je vous en conjure, ne sauvez pas GM pour qu’une version réduite de la firme continue de fabriquer des Chevy ou des Cadillac. Ce n’est pas une solution viable à long terme.