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samedi 22 août 2009

Ca suffit ! Avec la FNE soutenons André Ollivro !!!

RÉPONSE AU LOBBY PORCIN ET BOVIN DES CÔTES D'ARMOR ...

Le cheval qui est mort d'un œdème pulmonaire ... Vous imaginez la douleur ... Asphyxié en à peine plus d'uneminute et victime de cette pollution liée aux élevages industriels ...

L'employé d’une société de ramassage d’algues vertes «tombé dans un coma brutal» il y a dix ans ... La mort de deux chiens l’an dernier (2008) sur une autre plage en baie de Saint-Brieuc ... Le corps d’un joggeur de 27 ans retrouvé en 1989 à l’endroit exact où le cavalier a failli mourir avec sa monture en 2009 ....

Aux frais du contribuable, le vol du Falcone ministériel de Monsieur François Fillon et Cie qui vient pour soigner l'image politique de son gouvernement sur les plages bretonnes ...

Vous ne pensez pas que vous avez déjà fait assez de mal ... Sinon venez donc chez moi avec vos menaces de morts, vos avis d’obsèques dans les boîte aux lettres et votre ’huile dans le réservoir de carburants'. N'oubliez pas vos cagoules FNSEA ... Gros malins ...

Car; vous n'agissez jamais à visage découvert ... Mais je n'ai pas peur de vous ... Votre conduite mérite la seule récompense qui vaut ...

Celle de la pitié pour vos actes minables et toujours, toujours, TOUJOURS intéressés ... Vous êtes complètement hors-sol ... et loin, très loin de la réalité d'aujourd'jhui qu'on construit avec les autres ... Avec la compassion et l'amour du voisin, la solidarité ...

Vous êtes dans la peur, l'aveuglement et la panique, il faut que vous fassiez soigner ... ou bien que vous changiez d'épaule votre fusil ...

Car vous n'allez pas dans la bonne direction ...

Pensez à l'avenir ... Paul Matthews ...

PS ... J'habites en Ille-et -Vilaine ... Ma maison n'est pas entourée de fils barbelés ...




avec son association membre


Communiqué de presse – Vendredi 21 août

Algues vertes et menaces : nous soutenons André Ollivro


André Ollivro, porte-parole de l'association Halte aux marées vertes, a été victime d'intimidations et de menaces. France Nature Environnement et Côtes d’Armor Nature Environnement lui apportent tout leur soutien.

Les mottes de paille déposées devant chez lui. Un avis d’obsèques dans sa boîte aux lettres. De l’huile dans le réservoir de son camion. Du fumier devant sa porte. André Ollivro, porte-parole de l'association Halte aux marées vertes, a été victime de menaces à répétition. Face à une situation devenue insupportable, une plainte est déposée.

France Nature Environnement, fédération nationale des associations de protection de la nature, et Côtes d’Armor Nature Environnement, fédération départementale, lui témoignent tout leur soutien.

Le courage des militants
Les associations locales alertent les pouvoirs publics depuis de nombreuses années sur la prolifération des algues vertes. « Elles ont énormément travaillé sur le sujet et sont constamment confrontées à l’hostilité ouverte de certains agriculteurs. Il faut du courage pour militer dans ces conditions », souligne Thierry Dereux, président de Côtes d’Armor Nature Environnement et administrateur de FNE. « De notre côté, nous leur apportons tout notre soutien, moral, mais aussi logistique, en les appuyant dans leurs démarches administratives, juridiques » continue-t-il.

« Les associations concernées se retrouveront lundi soir, précise Thierry Dereux. « Nous souhaitons accompagner André Ollivro dans ses plaintes et réfléchir à la suite des évènements. »

Représenter les associations au niveau national
Sébastien Genest, président de France Nature Environnement : « Nous soutenons pleinement le combat mené avec courage par les militants des Côtes d'Armor contre les marées vertes. Nous exprimons tout notre soutien à André Ollivro et l'accompagneront si besoin pour saisir la justice. »

France Nature Environnement demande la réunion urgente des responsables politiques, économiques, sociaux et associatifs pour élaborer des solutions véritables au niveau national, conformément aux engagements du Grenelle de l’Environnement.

Sébastien Genest conclut : « Une fois encore, comme nous le prouve André Ollivro, la défense de l’intérêt général n’est pas toujours une partie de plaisir. Malgré une prise de conscience de plus en plus forte des problèmes environnementaux, les écologistes sont toujours victimes de pression. La force du mouvement France Nature Environnement, c’est d’être là pour ses militants dans ces moments difficiles à vivre. »

samedi 3 mai 2008

Bretons, attention à vos voies express !!!

Tiré de



Des autoroutes qui seraient payantes en Bretagne !
Écrit par Jean Ollivro
24-04-2008

Dans un article des Echos en date du 24 avril 2008, le PDG de Cofiroute Pierre Coppey se déclare prêt à gérer pour le compte de l’Etat « le réseau autoroutier breton en échange d’un allongement de la durée de concession ou de l’introduction du péage sur ces liaisons actuellement gratuites pour l’usager ». A la question du journaliste soulignant que « les Bretons ont obtenu du Général de Gaulle la gratuité du réseau au titre du désenclavement », le PDG donne la réponse suivante : « C’est vrai. Et déjà, Anne de Bretagne avait obtenu la suppression de l’octroi, mais elle est morte en 1514 et n’avait pas obtenu une concession perpétuelle ! Nous vivons dans une autre époque et au demeurant, une des principales conclusions du Grenelle de l’environnement est que pour être durable, la mobilité doit être payante… ».

Les Bretons n’accepteront jamais ce projet surréaliste qui s’attaque directement à leurs intérêts.

D’une part, « payante », la mobilité l’est déjà bel et bien avec le renchérissement énergétique et l’essor du prix à la pompe. Le coût des déplacements en Bretagne est supérieur pour les entreprises en raison d’un éloignement relatif à l’égard des marchés européens de consommation, une taxe autoroutière détruirait l’équilibre économique de nombreuses firmes et supprimerait un nombre considérable d’emplois (dans l’agroalimentaire notamment).

D’autre part, il faut rappeler que les Bretons ont largement contribué financièrement à la construction d’un réseau original de « voies express » opposé au réseau autoroutier et dès l’origine négocié comme tel. En effet, la particularité fondamentale de ce réseau est d’être perméable (1 échangeur tous les 7 kilomètres contre 1 échangeur tous les 23 kilomètres sur autoroutes) : il est ainsi particulièrement adapté à l’originalité du peuplement breton, avec des villes moyennes et petites. Il dessert une large part de la population, évite tout à la fois la concentration urbaine et l’établissement de rubans élitistes reliant les grandes villes et créant des « effets tunnels » dans les territoires intermédiaires (impossibilité d’accès, rallongement des parcours et surcoût pour rejoindre le tronçon). Statistiquement, le réseau est nettement moins accidentogène en raison de vitesses moins rapides (études DDE 2007). Il limite encore les ralentissements, la saturation du trafic et les bouchons par la présence d’itinéraires alternatifs en cas de problème ou de blocage. Avec des vitesses limitées à 110 km/h et non à 130, il s’agit d’un réseau différent, moins fondé sur des logiques de vitesse que d’accès et qui permet précisément, par des conduites plus économes, de limiter la consommation, la pollution et les émanations de CO2.

Enfin et surtout, ce réseau est un acquis définitivement obtenu - et en opposition à une idée reçue, très largement payé - par les Bretons. Contrairement à ce qu’évoque le PDG de Cofiroute, ce droit est moins lié à « Anne de Bretagne » et au traité d’union de la Bretagne à la France qu’au combat du CELIB menant à l’adoption du Plan Routier Breton le 9 octobre 1968. Ce réseau a été obtenu pour limiter les surcoûts issus d’un éloignement relatif aux centres de décision et surtout de consommation : il joue un rôle fondamental pour l’économie bretonne et permet aujourd’hui aux populations de limiter les surcoûts déjà hallucinants liés au prix de l’essence en France (63,6 % de taxe en 2007 sur le litre de SP95 au profit de l’Etat).

La France est un pays de taxe, de surcoût et les Bretons sont déjà suffisamment ponctionnés en France dès qu’ils se déplacent. Ils n’accepteront jamais qu’on détruise chez eux un réseau original de voies accessibles et gratuites qu’ils ont largement financé et pour lequel ils se sont battus.