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samedi 4 décembre 2010

Tous coupables, le FNAEG vous attend-il déjà ?

Encore un texte de l'Oncle Paul qu'il me parait important de faire connaître ...

Rappelez-vous la première ligne du poème Ich habe geschwiegen, (je n'ai rien dit), écrit à Dachau par le Pasteur Martin Niemöller (texte revu par B. Brecht) :

"Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit … Je n'étais pas communiste ... " ...

Mais ne vous affolez pas. Pour protéger la vie privée - de certains - la pensée unique veille sur nos libertés fondamentales ...

En attendant préparez vos échantillons de salive pour le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG).

Cette histoire - d'un Etat de droit à la dérive - sera publiée dans le prochain numéro de la BRETAGNE AGRICOLE.

La victime - Alain Jacob de Sizun en Finistèrre - est décrite comme "un gars sympathique très ouvert et sérieux ..."

«DE VIEILLES SOUCHES EN SARKOZIE»

«En 2002, j’achète une petite parcelle de 80 ares dont 30 ares de sapins coupés par le propriétaire avant la vente ; une parcelle très humide et peu praticable. Les souches ont pourri pendant quelques années et le printemps 2010, très sec, m’a permis de pratiquer le dessouchage. Un entrepreneur local est venu avec tracto et bull pour faire le travail. Objectif : remettre en herbe ce coin de champ après plus de 30 ans de sapins.

Le temps est bien sec ; les travaux avancent vite, les souches étant bien pourries. Allez ! Un coup de chisel et roto-herse et enfin, ce coin de champ sera de nouveau accessible aux vaches.

Patatras ! La Police de l’Environnement rôde : une action d’une semaine a été diligentée par l’Office National de la Chasse qui est aussi habilitée à faire respecter la Loi sur l’Environnement. Un garde-chasse, flanqué d’un gendarme, débarque dans la cour de la ferme et m’apprend que je suis en infraction vis-à-vis de la loi : j’ai dessouché une parcelle sans déclaration préalable de travaux. De plus, habitant dans les Monts d’Arrée en « site inscrit », les travaux entrepris sont considérés comme une dégradation, voire une mutilation pour l’environnement, notre patrimoine commun.

Le garde-chasse dresse un procès-verbal et me demande d’arrêter les travaux et de faire une déclaration de travaux à la préfecture. Le chantier est arrêté ; les 4 mois (délai administratif) passent ; aucun objection aux travaux n’est faite : le PNRA apporte son accord. Tout roule, l’affaire est close. Enfin pour moi ,….mais pas pour la justice.

Samedi 28 Novembre, la gendarmerie de Sizun me convoque pour m’entendre sur le sujet. J’arrive à 9H30 et ressors à 11H30 et encore, j’ai frôlé la garde à vue. !! Le procès-verbal du garde-chasse s’est transformé en 2 délits :

-Exécution de travaux sur un monument naturel ou site inscrit sans information préalable à l’administration.

-Dégradation ou mutilation volontaire d’un site inscrit.

Et qui dit DELIT dit inscription au Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG), c’est-à-dire FICHAGE ADN. J’en reste sans voix.

Abasourdi, je refuse d’abord. Les gendarmes (un peu gênés mais pressés d’en finir) m’annoncent qu’un refus, c’est de nouveau un délit et que, cerise sur le gâteau , ils peuvent me mettre en garde à vue !!

On est samedi matin. Il a neigé cette nuit . Il faut amener du foin aux génisses, pailler sous les vaches qui ne sortent plus avec la neige, aller livrer les fromages…

Je me laisse faire… : prise d’ADN dans la bouche, empreinte de tous les doigts, des mains, 2 fois les index, et la photo de face et de profil !!!

Les gendarmes me lâchent, je sors de la gendarmerie, j’ai changé de monde, de société. Je suis fiché au FNAEG comme 1 257 182 français dont seulement 285 140 personnes condamnées (chiffres du 30/01/10 source CNIL). Tout citoyen coupable d’un crime ou d’un délit est susceptible d’un relevé ADN., sauf ….les délits d’abus de confiance, abus d’autorité publique, banqueroute ou favoritisme, c’est-à-dire les abus de biens sociaux, la corruption ou le trafic d’influence !!!

C’est la LSI (Loi de Sécurité Intérieure) dont l’auteur est un certain Nicolas SARKOZY, loi votée en 2003 alors qu’il était ministre de l’Intérieur.

Loin de moi l’idée de stigmatiser la défense de l’environnement ! Ce papier se veut surtout le témoignage de la dérive policière d’un état et de son président, plus enclin à bichonner les banques (le grand capital) et les nantis (le profit) qu’à construire une société basée sur la création de richesses réparties équitablement et en totale cohérence avec notre environnement (oui je sais, on le saurait déjà).

A l’heure actuelle, l’affaire suit son cours, elle est entre les mains du procureur. Je ne suis pas inquiet mais il existe des matins bruns…..

Au printemps, lorsque vous retournerez dans vos champs, dans vos jardins, vous promener à la campagne, méfiez-vous : vous êtes (peut-être) déjà COUPABLE !» Alain JACOB, Sizun (29)

samedi 2 janvier 2010

Nous mangeons déjà des OGM !!!

Tiré de


Guy Kastler : des plantes ayant subi des mutations sont déjà dans nos assiettes
14 avril 2009

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés... Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant. Entretien.

Guy Kastler, délégué général du Réseau semences paysannes, chargé de mission pour Nature et Progrès, membre de la Confédération paysanne et de la commission Biodiversité de Via Campesina, s’entretient avec Sophie Chapelle pour BastaMag, 11 mars 2009 [1]

Y a t-il aujourd’hui des plantes mutées dans nos assiettes ?

Oui, nous mangeons tous des blés mutés ou des potagères mutées. Contrairement aux plantes transgéniques, il n’y a aucune obligation d’information du consommateur. Les plantes mutées sont considérées comme des OGM par la directive européenne 2001-18, mais elles sont exclues de son champ d’application. Près de 3000 variétés de 170 espèces différentes obtenues à partir de mutations incitées sont recensées par l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique). Elles sont commercialisées sans aucun étiquetage et sans aucune évaluation environnementale ou sanitaire. Pourtant, de l’aveu même des chercheurs, le stress violent que subit la plante génère des recombinaisons génétiques aléatoires plus nombreuses qu’avec la transgénèse. Ces recombinaisons sont responsables de la plupart des effets nocifs des OGM sur la santé. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient inoffensives avec les plantes mutées.

Depuis quand l’Agence internationale de l’énergie atomique s’occupe-t-elle d’agriculture ?

Elle travaille depuis une dizaine d’années, en partenariat avec la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) sur l’augmentation de la production alimentaire des Etats membres. Ils justifient le recours à la mutagenèse par le besoin de trouver des plantes dès maintenant pour nourrir le monde.

En quoi consiste cette mutagenèse ?

Depuis les années 1950, les chercheurs travaillent sur des cellules qu’ils soumettent à un stress important : par irradiations - bombardements au cobalt ou rayons gamma - ou avec des produits chimiques très agressifs comme la colchicine. C’est ce stress qui provoque une mutation de gènes aussi appelée « mutation incitée » par l’AIEA [2]. Pendant des années, le coût de cette technique aléatoire a freiné son développement. Après avoir soumis des milliers de cellules au stress mutagène, il fallait les multiplier en autant de plantes avant de savoir si cette mutation présentait un intérêt. La connaissance aujourd’hui du génome de la plante rend la méthode de la mutagénèse intéressante économiquement et industrialisable. A partir du moment où l’on a la séquence génétique complète d’une plante, on repère immédiatement dans la cellule si un gène a muté ou pas et si la mutation est intéressante. Une dizaine de multiplications suffisent ensuite pour obtenir les lignées recherchées. La mutation incitée est considérée comme une « méthode de sélection traditionnelle », une tradition pourtant bien récente. On ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées des plantes, au fil des millénaires et de leur co-évolution avec l’environnement [3].

La lutte contre les « simples » OGM est-elle déjà dépassée ? Où en est le rapport de force au niveau européen ?

La bagarre contre les OGM de première génération - OGM pesticides et/ou OGM résistants à un herbicide - n’est pas gagnée en Europe. Depuis 15 ans cependant, nous maintenons un rapport de force qui nous est favorable et qui est important pour les pays du Sud car il justifie leurs moratoires. Mais cela risque d’évoluer avec l’arrivée sur le marché des OGM de deuxième génération. Ces OGM sont dits « sécurisés » et « éco-compatibles » car ils sont censés garantir l’absence de risque pour l’environnement et la coexistence entre les cultures OGM et les autres cultures. Leur transgène deviendrait inactif avant la floraison ou la récolte, ou ne serait pas activé sans l’usage d’un produit chimique. Cela empêcherait toute contamination. Actuellement, ces OGM de deuxième génération font l’objet de recherches dans le cadre d’un programme appelé « Transcontainer » financé par la Commission européenne.

OGM de deuxième génération en préparation, plantes mutées déjà commercialisées... Que nous préparent encore les apprentis sorciers du 21ème siècle ?

Pendant longtemps, la biologie moléculaire a reposé sur l’idée qu’à un gène correspondait une protéine. Lorsque l’on modifiait un gène, on pensait ne modifier que la protéine. Ce dogme est totalement remis en cause aujourd’hui par la biologie synthétique. Aussi appelée biologie « systémique », elle porte sur la manière dont les gènes sont reliés entre eux. Les liens qui organisent les relations entre les gènes influeraient tout autant que les gènes eux-mêmes sur la présence et la nature des protéines. C’est ainsi que des chercheurs travaillent actuellement sur la combinaison de plusieurs gènes en vue de créer des plantes résistantes à la sécheresse. Mais ces recherches n’ont pas abouti pour le moment.

Dans la transgénèse, les gènes transférés sont déjà issus de synthèse chimique recopiant la séquence de gènes naturels. Aujourd’hui, une nouvelle étape est franchie. On passe de l’insertion de gènes synthétiques dans des organismes vivants réels - les OGM - à la mise en réseau de ces gènes et à la fabrication de portions de génomes ou de génomes totalement synthétiques. Autrement dit, il est possible de fabriquer aujourd’hui des organismes vivants et reproductibles complètement nouveaux. Des laboratoires ont réussi à le faire avec des bactéries. Leur travail porte aujourd’hui sur les plantes. C’est là que réside le principal danger : la plante entière étant fabriquée par synthèse, les chercheurs n’ont plus besoin de graines vivantes mais seulement de leur séquence génétique numérisée dans un ordinateur.

Les banques de semences, qui conservent la biodiversité des plantes cultivées, risquent-elles d’être abandonnées au profit de semences « numériques » privatisées ?

C’est déjà le cas, notamment dans les pays du Sud. C’est la mission des Etats de préserver les ressources génétiques - animaux, microbes, plantes - et de les mettre à disposition de tous. Cette mission est d’autant plus essentielle dans les pays qui ont industrialisé leur agriculture que la biodiversité cultivée dans les champs a disparu. Cette mission est pourtant délaissée progressivement au prétexte de manque de crédits. Une partie des banques de gènes est aujourd’hui privatisée, avec un accès de plus en plus restreint pour l’agriculteur ou le jardiner. Toutes les firmes ont construit leurs propres banques de gènes grâce à leur accès facilité aux banques de semences publiques.

En France, le Bureau des ressources génétiques (BRG) a été absorbé par une Fondation de droit privé (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) ouverte aux fondateurs publics - INRA [4], CNRS, Muséum national d’histoire naturelle, CIRAD... - mais également privés [5]. Ceux-ci siègent d’office au Conseil d’administration où ils deviendront facilement majoritaires.

Sur l’île de Svalbard en Norvège, les fondations Bill Gates et Rockefeller ont financé une banque de gènes dans laquelle sont entreposés dans le froid plus de 4,5 millions d’échantillons de semences. L’accès à cette banque est réservé aux institutions contrôlées par les multinationales semencières. Ces semences ne seront pas ressemées : elles perdront rapidement toute leur capacité de germination. Même mortes, elles pourront livrer leurs séquences génétiques aux ordinateurs de l’industrie, convaincue de sa capacité à recréer un monde artificiel à partir de ces seules séquences. Un monde qui sera totalement fiché par la marque des droits de propriété industrielle sur les gènes. Mais l’industrie ne pourra jamais faire des plantes capables de s’adapter partout. Elle en fabriquera quelques-unes pour toute la planète, qui ne pousseront qu’avec davantage d’engrais chimiques et de pesticides. En agissant ainsi, elle remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir.

Comment éviter cette destruction du vivant ?

Créé en 2003, le Réseau Semences Paysannes s’est développé très rapidement avec l’apparition des OGM. Paysans et jardiniers ont pris conscience que s’ils ne voulaient pas avoir d’OGM, ils devaient s’emparer du travail de conservation, de sélection et de multiplication des semences. La première étape a donc été de se réapproprier les savoirs et les ressources génétiques pour les remettre dans les champs. Tout en continuant ce travail de réappropriation, nous sommes en train de passer à une deuxième étape. Face au risque de disparition de milliers de graines enfermées dans des banques, face à l’impossibilité de sélectionner des plantes saines à partir de semences commerciales modernes trafiquées - à cause de la perte de leur qualité nutritionnelle et du besoin d’engrais chimiques pour pousser - nous appelons à vider les banques de semences pour faire des maisons de la semence.

A quoi servent ces maisons de la semence ? Quel rôle peuvent jouer les simples citoyens ?

L’idée des maisons de la semence est que paysans et jardiniers s’y regroupent pour mettre leurs semences en commun et gèrent ensemble ce patrimoine. On ne peut pas chacun de son côté replanter chaque année 500 à 800 variétés de semences. Dans la mesure où l’Etat privatise cette mission de service public, la société civile doit s’en emparer en faisant reposer la gestion de ce patrimoine sur une organisation collective. Les paysans ont un rôle clair à jouer dans ce travail de culture. Les jardiniers amateurs sont aussi une composante essentielle. Ils ont préservé ces dernières années des milliers de variétés anciennes de potagères ou d’arbres fruitiers qui seront une bonne partie de l’alimentation de demain. Pour celles et ceux qui n’ont pas de terre, nous avons besoin d’une aide administrative mais aussi de personnes qui communiquent sur ce travail et lui donnent du sens. La société civile doit aussi nous aider à mobiliser les élus pour la reconnaissance des droits des paysans et des jardiniers à conserver, ressemer et échanger leurs semences. Des conseils municipaux ont déjà pris des délibérations pour cela.

Les lois actuelles empêchent donc les paysans de ressemer leur propre récolte ?

Le verrouillage juridique est de pire en pire. En France, les agriculteurs n’ont pas le droit d’échanger des semences. Ils ne peuvent plus ressemer une partie de leur récolte sans payer de royalties, c’est à dire une redevance aux semenciers. On parle de « contribution volontaire obligatoire » pour le blé tendre. C’est un système qui pourrait être étendu à toutes les espèces. On a encore le droit aujourd’hui d’échanger des semences qui ne sont pas inscrites au catalogue à titre payant ou gratuit si c’est pour une exploitation non commerciale. On peut par exemple vendre une semence à un jardinier amateur car il va consommer sa propre récolte et ne pas la vendre sur un marché. Mais cette dernière marge de manœuvre risque aussi de disparaître avec une réforme actuelle des règlements européens. Pourtant, le Parlement a ratifié un traité, le TIRPAA [6], qui reconnaît les droits des paysans à ressemer, échanger et vendre leurs semences. Mais le gouvernement n’applique pas ce traité et une campagne citoyenne est aujourd’hui indispensable pour la reconnaissance de ces droits.

Ces alternatives ont-elles des équivalents en Europe ?

Des réseaux ressemblent beaucoup aux nôtres en Italie, en Espagne, en Allemagne ou en Autriche. La mobilisation citoyenne en Europe sur le thème des semences prend de l’ampleur et accompagne très souvent les luttes anti-OGM. Nous avons du retard sur les pays du Sud où la conservation de la biodiversité est le premier acte de l’agriculture vivrière. Tous ces paysans conservent et échangent leurs semences. Leur mobilisation aujourd’hui est extrêmement importante à la fois contre les lois européennes qui s’imposent à l’ensemble de la planète, et contre les Ogm pour protéger leurs semences des contaminations. Nous avons beaucoup à apprendre des pays du Sud.


Publication originale Bastamag

[1] Une première version de cette publication contenait une erreur dans l’attribution de cet entretien. Nous prions nos lecteurs et Mme Sophie Chapelle de bien vouloir nous en excuser.

[2] « Les scientifiques de l’AIEA utilisent les rayonnements pour produire des plantes améliorées à rendement élevé qui soient capables de s’adapter à des conditions climatiques difficiles comme la sécheresse ou les inondations, ou de résister à certaines maladies et insectes ravageurs. L’induction de mutations, c’est le nom de la technique, est sûre, éprouvée et rentable. Elle est utilisée depuis les années 20 », communiqué de l’AIEA du 2 décembre 2008, « La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire ».

[3] « Je comprends que les gens se méfient de ces technologies mais, pour ce qui nous concerne, il faut bien comprendre que, dans la sélection des plantes, nous ne produisons rien qui ne soit produit par la nature elle-même. Aucun rayonnement résiduel ne subsiste dans une plante après l’induction de mutation », Pierre Lagoda Division mixte FAO/AIEA.

[4] Institut public de recherche agronomique

[5] France génétique élevage pour les éleveurs, Limagrain ou Oleosem pour les semenciers, L’Oréal ou LVMH pour les cosmétiques, Total pour l’énergie ou encore le Medef, pour n’en citer que quelques-uns, font partie du Conseil d’orientation stratégique de la fondation aux côtés de structures publiques ou d’associations de défense de l’environnement.

[6] Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture

mardi 18 août 2009

Trop forts ces américains ...

Pendant que Barack Obama fait le forcing au Mexique pour faire cesser le trafic, ses concitoyens s'en mettent plein les narines ...

Tiré de


Etats-Unis: 90% des billets de banque en circulation ont des traces de cocaïne


WASHINGTON - Jusqu'à 90% des billets de banque en circulation aux Etats-Unis, surtout dans les grands centres urbains, contiennent des traces de cocaïne, selon une étude de l'association des chimistes américains.


Ce chiffre représente une augmentation de près de 20% par rapport aux résultats d'un étude similaire réalisée il y a deux ans, ont précisé les auteurs de ces travaux présentés dimanche à une conférence de l'American Chemical Society réunie à Washington.

Les chercheurs ont analysé des billets de banque en circulation dans plus de trente grandes villes dans cinq pays dont - outre les Etats-Unis - le Canada, le Brésil, la Chine et le Japon.

Les billets américains et canadiens ont les niveaux les plus élevés de contamination avec 90 et 85% en moyenne respectivement, suivis par les coupures brésiliennes avec 80%.

La Chine et le Japon ont les taux plus faibles avec 20% et 12%.

Il s'agit de la première analyse effectuée sur les billets chinois et japonais pour détecter des traces de cocaïne, précisent les auteurs.

Ces résultats laissent penser que l'usage de la cocaïne est répandu et augmente dans certains endroits aux Etats-Unis, relève Yuegang Zuo, un chimiste de l'Université du Massachusetts (nord-est) qui s'est dit très surpris par ces résultats.

"Je ne sais pas vraiment comment expliquer cette apparente augmentation de l'usage de cocaïne depuis deux ans (aux Etats-Unis), mais cela pourrait être lié à la récession qui conduirait davantage de personnes désespérées à se droguer", ajoute-t-il.

Selon lui de telles études permettent aux services de lutte contre les stupéfiants d'identifier les tendances dans l'usage de la drogue dans une communauté donnée.



lundi 4 mai 2009

Fichage des SMS en route ???




24 heures de garde à vue... pour une mauvaise blague reçue par texto. Le Courrier Picard raconte, dans son édition de ce week-end, comment Stéphane, un jeune homme de 29 ans habitant Abbeville (Somme), a passé une nuit au poste. Tout commence avec un SMS envoyé par un collègue de travail: «Pour faire dérailler un train, t'as une solution ?».

Stéphane ne réagit pas à la plaisanterie. Mais le 16 avril, il est convoqué au commissariat d'Abbeville en fin d'après-midi. Il s'y rend sans inquiètude. Mais sur place, le ton change: «J'entends parler d'affaire criminelle, de terrorisme, et d'une garde à vue qui pourrait durer dix jours, raconte Stéphane au Courrier Picard. On me demande si je suis capable de choses farfelues comme, par exemple, faire dérailler un train.» Le jeune menuisier donne le nom de son collègue, auteur du SMS. La police perquisitionne chez lui, et le ramène également au commissariat.

Vers 16 heures, Stéphane est placé en garde à vue, sur instruction du parquet. «C'était un véritable choc. En deux secondes, j'ai eu l'impression de devenir un vulgaire criminel. Je me retrouve dans une belle cellule jaune qui sent la pisse, j'ai l'impression d'être traité comme un chien.» Le lendemain, les auditions reprennent. Stéphane ne retrouve la liberté qu'à partir de 16 heures, soit au bout de 24 heures de garde à vue. L'auteur du SMS est également libéré.

L'affaire de Tarnac en toile de fond

Stéphane s'est en fait rendu coupable de «non dénonciation de crime» face à ce SMS jugé «tendancieux». D'où le placement en garde à vue, une «procédure pénale [qui] est la même pour tout le monde, que le risque soit probable ou peu probable», rappelle Éric Fouard, le procureur de la République d'Abbeville. Ce dernier admet cependant que la récente affaire de Tarnac (Corrèze) «a certainement joué en sa défaveur».

Quant à savoir comment ce SMS a fini sur le bureau du procureur, il faut chercher du côté de l'opérateur, selon Le Courrier Picard. «L'appareil sur lequel Stéphane a reçu ce SMS était un téléphone prêté par l'opérateur, le sien étant en réparation», explique le journal. «L'opérateur a le droit de consulter ces messages et le devoir d'alerter les autorités s'il estime qu'un crime ou un délit est susceptible d'être commis», ajoute le procureur d'Abbeville. Sur Rue89, une porte-parole de l'opérateur concerné, Bouygues Telecom, indique qu'une enquête interne a été ouverte. «Un opérateur n'est pas autorisé à délivrer le contenu d'un SMS aux autorités, sauf s'il y a réquisition judiciaire. Nous n'avons pas le droit de prendre connaissance des contenus échangés par nos clients.» Contacté par Liberation.fr, Bouygues Telecom n'a pas souhaité faire de commentaire.

lundi 30 mars 2009

Gratuité de l'enseignement pour les expatriés

Merci Marie pour cette info ...

Bonne lecture ….. lorsque l'on sait que P'tit Louis (le dernier rejeton Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï.... l'article s'éclaire d'un jour nouveau !



Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non ?
Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'État, s'annonce carabinée. Ces écoles, très cotées étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo,
6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco.

Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.
A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an –pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des
élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez. Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend
en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "

J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français." Encore merci !
Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Jusqu'alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d'attirer leurs cadres vers l'étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat' si l'État régale ? Un coût qui fait boum Au Quai d'Orsay, l'Agence française de l'enseignement à l'étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s'est bien gardé d'en publier le résultat. Lequel est tout de même tombé dans les palmes du "Canard". D'ici dix ans, appliquée du lycée jusqu'au CP (sans parler de la maternelle), la gratuité coûterait à l'État la bagatelle de 713 millions d'euros par an !



Intenable ! La vraie priorité, c'est l'ouverture de nouveaux établissements, pas la gratuité. Mais pourquoi Nicolas Sarkozy s'est lancé la dedans ? Peut-être parce qu'il se sent personnellement concerné par la question : après avoir été annoncé à New York puis à Londres, petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer !
Auditionné par le Sénat à la fin juin, Bernard Kouchner n'a=2 0pas nié ces menus "inconvénients". Son cabinet songe d'ailleurs à couper la poire en deux : une gratuité partielle... mais toujours sans conditions de revenus.
Sauf que, pour le moment, Sarko n'en veut pas. "Je tiens beaucoup à la gratuité", s'entête-t-il à chaque déclaration à l'étranger. Sans prendre le temps de préciser comment sera financée cette très généreuse gratuité !

A DIFFUSER LARGEMENT. Ce ne sont pas les médias qui nous le diront. Et puisqu'il faut faire des économies à l'Education Nationale.....

dimanche 29 juin 2008

Plus fort que Base élèves

Merci Framboize pour l'info ...

http://www.everyoneweb.fr/lec/


Conseil local FCPE
Des enfants soumis « à la question » à l'insu de leurs parents !
Expérimentation à l'école primaire de l'évaluation CM2
jeudi 22 mai 2008
Pire que base élève, une nouvelle opération de fichage ose utiliser les
enfants dans le cadre même de l'école.

À l'école primaire sont arrivées, dans un gros carton, les évaluations
dites expérimentales, concernant les CM2.
Rien que de très normal direz- vous. Sauf que, premier point surprenant,
les dits documents, une fois complétés par les élèves devaient être
retournés directement au ministère SANS QUE LES INSTITUTEURS LES AIENT
CORRIGÉS. En outre, contrairement aux autres évaluations les parents
n'avaient pas à prendre connaissance des évaluations de leur enfant....et
pour cause !
Si les 3 premières parties sont somme toute assez anodines, la partie 4
révèle bien des surprises !
Elle s'intitule : PARTIE 4 QUESTIONNAIRE. On précise bien au bambin, qui a
déjà fait auparavant 3 séries d'évaluations que « ici toutes tes réponses
sont bonnes, il n'y a pas de mauvaises réponses ».
Et ça commence très fort avec des questions du type :



« Es-tu né en France ? »

« Ta mère est née en France ? »

« Ton père est né en France ? »

« Quelle langue parles-tu à la maison ? »

« D'habitude qui vit avec toi à la maison ?
. a) ta mère
. b) une autre femme tenant le rôle de ta mère
. a) ton père
. b) un autre homme tenant le rôle de ton père

La ressemblance avec les questions qui figuraient sur la première mouture
de BASE ÉLÈVES n'est certainement pas fortuite.

Viennent ensuite des questionnaires concernant

-« Ce que je pense des devoirs à la maison »

Morceaux choisis : « à la maison j'ai vraiment l'impression de perdre mon
temps » ou alors « je fais mes devoirs à la maison parce que j'aurais une
mauvaise image de moi si je ne travaillais pas »
Également la rubrique « Ce que je pense de ce que je fais à l'école » avec
des réponses comme « en classe je travaille parce que je n'ai pas envie
que mon enseignant(e) me crie dessus »
Le questionnaire comporte 11 pages avec des questions QUI N'ONT RIEN À
VOIR AVEC L'ÉVALUATION PÉDAGOGIQUE des petits CM2.

De plus, ces questions sont pernicieuses, retorses.
Quel est le but de ce questionnaire ? De quel droit le ministère de
l'Education fait-il remplir ces fiches qui interrogent sur la nationalité,
les conditions de vie à la maison, sous prétexte d'évaluation pédagogique
?
Les parents ne sont pas informés de ce que l'on demande aux enfants. Sans
l'attitude courageuse et civique des enseignants de l'école de Monein qui
ont alerté les parents, cette opération dite « expérimentale » se serait
déroulée dans le plus grand secret. L'utilisation, fourbe, de l'ingénuité
des enfants qui n'ont pas d'autre choix que de répondre dans ce contexte
scolaire, la volonté délibérée de ne pas informer les parents et de
maintenir cette opération dans l'opacité, rappelle des pratiques
totalitaires en cours dans d'autres lieux et dignes d'autres temps. Sans
parler de la culpabilité que pourraient ressentir les enfants face à un
tel interrogatoire.
Cette « expérimentation » touche ou va toucher certainement d'autres
écoles mais elle se déroule dans la plus grande opacité. Il est de notre
devoir à tous d'alerter parents, professionnels, élus et de dénoncer un
scandaleux fichage des enfants.
Interrogé par le secrétaire départemental du SNUIPP 64 (syndicat
majoritaire dans le premier degré), l'Inspecteur d'académie n'a pas
souhaité répondre....
Vous pouvez consulter ce questionnaire CM2 à cette adresse
http://www.everyoneweb.fr/lec/
Samedi 24 juin les parents FCPE, très mobilisés, seront à la manifestation
à 11h au complexe de la République à Pau, et distribueront des tracts pour
informer et alerter les autres parents.
NB : Vendredi 23 mai : devant l'avalanche de protestations, malgré le
caractère limité de l'expérimentation (80 écoles en France) le ministère a
décidé de demander aux enseignants de ne pas faire remplir la partie 4 de
l'évaluation CM2 « expérimentale ».

http://www.everyoneweb.fr/lec/

samedi 28 juin 2008

Plus le droit de fumer le tabac dans les coffee shops

Tiré de



Quand les coffee shops d'Amsterdam se préparent à l'interdiction de fumer... --par Toby Sterling--
[28/06/2008 14:04]

PDJ116-0625081442, NYOTK-0625081436, NYOTK-0625081443

AMSTERDAM (AP) -- Au 1er juillet, les Pays-Bas deviendront l'un des derniers pays de l'Union européenne à faire respecter l'interdiction de fumer dans les bars et les restaurants. Ce qui n'est pas sans susciter inquiétude ou perplexité dans les fameux coffee shops.

Le ministère néerlandais de la Santé a précisé que l'interdiction de fumer dans les lieux publics s'appliqueraient bien à ces cafés qui vendent du cannabis. Mais la tolérante Hollande a trouvé une astuce juridique: l'interdiction porte sur le tabac et pas la marijuana, de toute façon illégale mais tolérée de fait.

Cela n'en laisse pas moins les coffee shops et leurs clients face à un problème, puisque traditionnellement, les joints mélangent herbe et tabac.

Les établissements doivent donc s'adapter. L'une des solutions, ce sont les «vaporisateurs» de cannabis, qui brûlent l'herbe sans fumée. Une autre consiste à remplacer le tabac par des herbes comme le tussilage, une plante qui ressemble au pissenlit et à laquelle les consommateurs trouveraient un petit goût d'origan.

Mais la plupart espèrent juste augmenter les ventes de gâteaux au haschisch et d'herbe pure... tout en espérant que la loi ne sera pas appliquée strictement.

Michael Veling, propriétaire du 4-20 Cafe et membre du syndicat des débitants de cannabis, dit s'attendre à une petite chute des ventes quand les fumeurs vont être obligés de changer leurs habitudes de consommation. Mais pour lui, les effets à long terme seront minimes. «C'est absurde de dire que les coffee shops vont faire faillite à la mi-juillet. Ca ne veut rien dire».

Michael Veling a donné pour consigne à son personnel de demander aux fumeurs de tabac d'aller fumer dehors, mais il ne pense pas que tous les coffee shops feront de même. D'après lui, certains patrons vont tout simplement ignorer l'interdiction et probablement s'en tirer ainsi, au moins pendant un moment.

Mais «si respecter l'interdiction de fumer devient une condition pour renouveler la licence de l'établissement, vous allez voir que cela va se faire rapidement», explique-t-il. «C'est comme ça que ça marche».

Jason den Enting, responsable du coffee shop Dampkring, estime qu'il sera impossible de vérifier ce que les consommateurs fument exactement. «C'est le monde à l'envers: dans les autres pays, ils cherchent à voir s'il y a de la marijuana dans la cigarette. Ici, ils cherchent la cigarette dans la marijuana»...

Chris Krikken, porte-parole de l'Autorité sanitaire chargée de faire respecter l'interdiction, assure que les coffee shops ne seront pas visés en particulier. «Pendant le premier mois, on va juste réunir des informations sur le respect de la loi dans une vaste gamme d'établissements accueillant du public. Selon ce qu'on trouvera, on pourra alors se concentrer plus fortement sur un secteur qui est à la traîne».

Mais les établissements qui laissent leurs clients fumer du tabac recevront un avertissement et subiront de nouveaux contrôles. «Les récidivistes feront face à des amendes de plus en plus fortes», avertit-il.

La possession de marijuana est illégale aux Pays-Bas, mais les fumeurs ne sont pas poursuivis jusqu'à cinq grammes. Environ 750 cafés, dont la moitié à Amsterdam, sont autorisés à avoir jusqu'à 500 grammes en stock.

Si la consommation de cannabis aux Pays-Bas est plus forte qu'en Allemagne, elle reste inférieure à celle de la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. En même temps, la teneur en THC (tétrahydrocannabinol), la principale molécule contenue dans la marijuana qui possède un caractère psychotrope et des effets analgésiques, a augmenté au cours de la dernière décennie pour atteindre 16% dans l'herbe néerlandaise.

L'actuel gouvernement néerlandais, dirigé par une coalition conservatrice, réduit peu à peu le nombre de coffee shops en ne renouvelant pas les licences en cas de fermeture. Et les producteurs sont arrêtés, rendant difficile l'approvisionnement des établissements. AP

mercredi 25 juin 2008

Des pétitions qu'Arno propose

Reçu d'Arnaud ces derniers jours (mais perdu dans les brouillons pendant quelques autres ...)

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Et comme tu dis « chic une pétition »

http://www.18joint.org/


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ET RECHOUETTE encore une autre

Mais celle-ci est importante à signer et a abondamment diffuser

Je t’en remercie par avance gwen

Parce qu’après les scop , ce sera les mutuelles puis les associations puis …… va savoir

http://www.scop.coop/p1099_FR.htm

Bien a toi @+ arno.

Ps : je te mets une traduc française


"Soutenons nos coopératives, elles agissent loyalement

Nous soussignés pensons que :

Les plaintes actuellement déposées auprès de la Commission européenne sont des tentatives visant à remettre en cause les dispositifs légaux et fiscaux nationaux applicables aux coopératives.
Ce sont de la part de nos concurrents des tentatives qui réduiront le choix des consommateurs, qui priveront des coopératives de leur part de marché et mettront fin à leur défi éthique.

Toute décision de la Commission qui répondrait aux demandes des entreprises capitalistes privées plaignantes pourrait, au-delà d’affecter uniquement quelques grandes coopératives, présenter un risque pour l’ensemble du système coopératif dans tous les secteurs économiques de l’UE. Sommes-nous prêts à considérer que les valeurs et principes du mouvement coopératif sont dénués de vertus ?

Aujourd’hui, 263 000 entreprises coopératives sont au service de leurs 160 millions de membres (1 citoyen de l’UE sur 3). Elles contribuent activement aux objectifs de progrès économique et social de l’Union européenne.

Les coopératives ne veulent pas de privilèges, elles veulent pratiquer une concurrence équitable dans un marché ouvert qui reconnaît leur « spécificité coopérative ».
"

Nous sommes donc appelés à prendre position sur une question de société d’une réelle importance...

Et maintenant imaginons un monde dans lequel Microsoft, Total, la SNCF... 50 % des entreprises et même jusqu’à l’Education nationale seraient des coopératives : le jour et la nuit, probablement !

dimanche 8 juin 2008

Téléphone Pop Corn

Si vous aviez encore des doutes sur la puissance des portables à la réception ;o((



Après ça les opérateurs de téléphonies mobiles continueront à nous dire que leur produit n'est pas dangereux pour le cerveau humain !!!

Sergeï Sergeïevitch K


Et bien si, GoK, j'y ai cru deux trois jours ... mais c'est en effet un "fake"

RUMEUR - Le mystère du pop-corn

C'est désormais scientifiquement prouvé ! Une vidéo montre qu'il est possible de faire du pop-corn avec 4 portables... Possible, oui, mais comment ?

Depuis le 28 mai, une vidéo fait le tour de la planète :
Quatre portables disposés en croix, quelques grains de maïs au centre. Les portables sonnent et... Plop, plop, plop ! Un à un les grains de maïs explosent sous les yeux ébahis de l'assistance présente. L'expérience est visible sur youtube et réalisée à différents endroits du globe... Bluffant !

Bluffant oui, mais surtout complètement irréalisable par tout ceux qui, dans leur coin, ont vainement tenté de reproduire l'expérience. Hum... problème donc. Certains portables seraient-ils plus émetteurs d'ondes que d'autres ? Certains grains de maïs seraient-ils plus génétiquement modifiés que d'autres ? Hé bien non, la solution n'est pas là. Même si ces deux questions de fond ont des réponses toutes trouvées, il ne s'agit pas ici de mettre en cause la dangerosité potentielle des ondes ou des OGM... Puisqu'il s'agit bien plus simplement d'un bon vieux fake réalisé dans le cadre d'une campagne de marketing viral pour cardosystem, société spécialisée dans les accessoires bluetooth pour portables.

Bien que nous ayons démontré très rapidement sur nos forums que l'expérience était strictement impossible à réaliser sans trucage, il nous restait à trouver le pourquoi du comment. C'est donc désormais chose faite après que Cardosystem ait levé le voile sur ces vidéos. Vidéos qui auront au moins eu le mérite de prouver une fois encore qu'une bonne utilisation du marketing viral pouvait avoir un impact énorme... A propos, avez-vous une idée de ce qui se cache derrière le site perfect-woman.com ?


Article par Guillaume - HoaxBuster.com

vendredi 16 mai 2008

Faisons le forcing avant le vote !!!

Puisqu'en fait de démocratie, c'est un déni pur et simple des droits les plus élémentaires que nous prépare le gouvernement comme vous pourrez le constater à la lecture de cette dépêche :


Tiré de

Les députés examineront le texte OGM mardi, et le Sénat jeudi
[2008-05-16 16:56]

PARIS (Reuters) - Le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM) mis au point mercredi dernier par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera soumis mardi aux députés et jeudi aux sénateurs pour son adoption définitive.

L'information, fournie par l'agenda du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, a été confirmée vendredi après-midi de sources parlementaires.

Le texte de la CMP sera soumis mardi après-midi, à partir de16h15 aux députés et jeudi matin à partir de 9h30 aux sénateurs.

Du fait de l'examen de la CMP mardi après-midi, l'ouverture du débat sur le projet de loi constitutionnelle, précise-t-on au Palais-Bourbon, s'ouvrira non pas à 16h15 mais à 21h30, en séance de nuit.

A la surprise générale, les députés ont rejeté mardi dernier par 136 voix contre 135, le projet de loi en deuxième lecture après avoir adopté une motion de procédure défendue par l'opposition. Le gouvernement avait alors immédiatement décidé de convoquer une CMP afin que le texte puisse être examiné dans les meilleurs délais.

La CMP, réunie mercredi en fin d'après-midi au Palais-Bourbon, a entériné le texte tel que le Sénat l'avait adopté le 16 avril en deuxième lecture. Une fois voté par les députés et les sénateurs, le texte de la CMP sera définitivement adopté par le Parlement.

Ce projet de loi, présenté par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d'Etat à l'Environnement, et Michel Barnier, est vivement critiqué par l'opposition mais également par plusieurs parlementaires de la majorité qu'ils soient UMP ou Nouveau centre (NC).


Je vous propose de poursuivre l'action de lobbying de l'Oncle Paul en faisant parvenir le texte suivant qu'il a déjà envoyé à des dizaines de députés.


Albert Einstein : "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire".


Messieurs les Députés UMP de la Polynésie...Déjà surexposés aux résidus agrochimiques et majoritairement opposés à la dissémination des OGM-pesticides, les Français et leurs voisins européens sont inquiets. Or, si vous avez été mandaté par scrutin populaire de représenter les intérêts de tous vos électeurs, sous prétexte de transposer les directives de 2001 et de 1990 et de répondre à la mise en demeure de la Commission européenne – toujours favorable aux semences transgéniques - vous faites partie des élus ayant voté pour un texte de loi légalisant la contamination génétique et la pollution phytosanitaire. Ce projet sous sa forme actuelle, n'est conforme ni aux décisions du Grenelle de l'Environnement, ni aux doutes du Président Sarkozy, ni même aux réserves de l'UMP qui, dans son contrat de législature 2007-2012, recommandait "de ne pas accepter l'utilisation des OGM en l'état des connaissances scientifiques". En même temps Monsieur le Premier ministre a demandé à ce que soit supprimé – par sous-amendements vidant de son sens - l’amendement 252 de Monsieur Chassaigne. En effet celui-ci visait à protéger les structures agronomiques, les écosystèmes locaux et productions agricoles sans OGM. Chose faite au Sénat le mercredi 16 avril 2008. Au moins 70% des Français et au moins 60% des agriculteurs français restent fermement opposés aux OGM-pesticides. Ne les voulant ni dans leur assiette ni dans leurs champs. Or par le résultat du SCRUTIN N° 98 - Séance du 09/04/08 vous avez autorisé, deux sur deux, c'est à dire à 100% entre vous, la contamination génétique irréversible de votre département outre-mer !!!

Enoncés dans les courriers qu'ils m'adressent, vos collègues parlementaires de l'UMP justifient leur choix en faisant appel aux quatre grands principes. J'y reviendrai. Mais d'abord permettez-moi de vous dire que les OGM-pesticides ne sont pas écologiques, que le génie génétique recombiné en milieu non-confiné n'a aucune utilité médicale et que déjà l'Etat français ne maîtrise pas grand chose en matière de contamination non-transgénique, n'étant capable de prévenir, ni l'omniprésence des pesticides CMR (Cancérigène, Mutagène, Réprotoxique) dans l'alimentation (Cf. Le Monde 07/05/08), ni la pollution et la destruction par pesticides des organismes non-ciblés. Avant d'évoquer la problèmatique OGM-pesticides, parlons très brièvement des pesticides tout simplement.

Pesticides CMR veut dire 900 matières actives, 8 800 formulations commerciales où les produits sont souvent utilisés en mélange, mélanges non-évalués sur le plan toxicologique, où les formulations pouvant contenir d’autres produits toxiques non-évalués sur le plan toxicologique. En Bretagne, par exemple le glyphosate, matière active du Roundup, y figure parmi les polluants importants. Selon l'Institut français de l'environnement (Cf. AFP 18/02/03) : "Seulement 5% des 397 points surveillés sur les grandes rivières françaises présentent une eau de très bonne qualité, compatible avec le développement sans risque de la vie aquatique et avec l’utilisation en eau potable sans traitement" . Dans son dernier bilan publié en janvier 2008, Ifen confirme la pollution généralisée des eaux brutes par pesticides – neuf rivières sur dix polluées - plus de la moitié des nappes souterraines contaminées. (Sources : www.ifen.fr Ouest-France 12/01/08). L'UIPP - dont fait partie Monsanto le fabricant de Roundup - s'est empressée de minimaliser les quantités et leur impact sur la santé.

L'Ifen, lui, souligne que les niveaux de contamination sont significatifs. Perturbateur endocrinien suspecté de provoquer, d'aggraver ou de sensibiliser l'apparition d'un ou de plusieurs cancers, le Roundup rapporte à Monsanto la bagatelle d'environ 1,5 milliards de dollars par an. Il a été présenté comme un produit biodégradable. Ce qui a valu à Monsanto une amende dérisoire vu ses chiffres d'affaire, pour publicité mensongère suite à un procès intenté par la DGCCRF de Lyon. La plainte initiale fut déposée en 2000 contre Monsanto et Scotts France le principal distributeur de Roundup en Europe. Le jugement fut renvoyé par manoeuvres procéduriers jusqu'en 2007. Sept ans pour instruire un procès, sept printemps et campagnes de publicité mensongère de plus. Pour mettre les Faucheurs Volontaires devant les tribunaux il n'en faut pas autant. Or depuis 2001, la toxicité chronique du Roundup pour l’environnement et la santé humaine est confirmée par de nouvelles études scientifiques. Examinons maintenant les quatre grands principes et leur instrumentalisation par le lobby-proOGM derrière le sénateur Monsieur Bizet, entre autres.

- Le principe du libre choix de produire et de consommer avec ou sans OGM-pesticides. Soit. Mais le Sénat a voté un compromis consistant à compléter l'amendement 252 – celui absolument crucial de Monsieur Chassaigne - par la phrase suivante à semblance juridique : "La définition du sans OGM se comprend nécessairement par référence à la définition communitaire". A ce "détail" près les sénateurs ont voté en deuxième lecture le même texte que les députés.

Or, aidée par Madame Lagarde, la législation européenne ne définit pas le "sans OGM" mais un seuil de 0,9% au delà duquel tout produit doit être étiqueté. Dans ces conditions, si la "présence accidentelle" d'OGM constatée dans un produit se situe entre le seuil de détection (inférieur à 0,1%) et le seuil d'étiquetage (0,9%) ce produit ne pourra pas être considéré comme légalement contaminé, alors qu'il le sera effectivement. En laissant cette confusion - parfaitement volontaire - entre seuil de détecton et seuil d'étiquetage, le sénat a retiré l'amendement 252 – le seul pouvant protéger les cultures non OGM. Si la teneur admise est aujourd'hui 0,9%, demain ce sera combien ? Pour le citoyen lambda - qui attend des élus un langage sans ambiguïté - sans OGM veut dire sans OGM !

- Le principe de précaution et de prévention avec une expertise objective, pluraliste et pluridisciplinaire. Soit. Mais grâce à Monsanto et consorts les scientifiques pro-OGM ont déjà compltement noyauté toutes les instances réglementaires. C'est eux qui donnent les avis. Les autres disciplines ne donneraient que des recommendations. Il y a une nuance toujours. Deux poids, deux mesures. Ainsi avec la suppression de la séparation des pouvoirs entre l'Etat et la science industrielle la dictature transgénique est consommée par cette loi. Or les dangers associés à l’emprise de ces firmes sur les semences et la chaîne alimentaire qui ne cessent de s’étendre, mettant déjà à mal, un peu partout dans le monde, toutes les formes d’agriculture familiale avec des conséquences environnementales et sociales extrêmement graves. Alors que dans nos régions où il s’avère chaque jour un peu plus difficile et coûteux de maîtriser les pollutions dues aux nitrates, aux phosphates, aux pesticides et à d'autres polluants chimiques, il est inconcevable que l’on puisse ainsi, sous prétexte de «progrès» et de «modernité» - des termes auxquels il est si commode de se référer - ouvrir la porte à des processus infiniment complexes, aléatoires et surtout irréversibles..

- Le principe de responsabilité de l'exploitant avec l'obligation de constituer des garanties financières. Soit. Mais avec quelle compagnie d'assurance ? Dans ce texte la responsibilité juridique et financière d'une pollution inévitable ne porte que sur les incidences économiques de la contamination des champs à proximité. Alors que, comme le dit le Professeur Gilles-Eric Séralini "Les laboratores agréés pour le dosage des OGM constatent qu'ils se mélangent à tout : au cours du transport, du stockage, de la transformation en aliments à l'usine ... Limiter la pollution dûe aux OGM (dont certains sont interdits) à la seule dissémination du pollen est un leurre" (Cf.infra). En plus le pollen voyage aussi bien par les abeilles que par le vent. L'INRA a trouvé du pollen du maïs à 2km d'altitude ! On voit mal en plus les compagnies d'assurances supporter le coût des contrecoups prévisibles et imprévisibles. Alors en contradiction avec la jurisprudence Erika on ira chercher la responsabilité de la collectivité tout entière comme pour les catastophes sanitaires...

- Le principe de transparence : en matière d'OGM-pesticide, tout doit être public. Il s'agit de consacrer un droit à l'information du citoyen. Soit. Mais Monsanto et consorts cachent - sous prétexte de secret commercial - les données. En plus Monsanto ment et attaque en justice, partout où il peut, tous ceux qui l'exposent. Après avoir lu le livre de Marie-Monique Robin, comment avez vous pu voter un texte pareil qui n'est qu'un tour de passe passe pour légaliser les activités criminelles de cette entreprise ? Quant aux autres - Limagrain, Syngenta, DuPont de Nemours, Bayer, BASF, Dow, le peuple français n'est pas dupe à leur égard non plus. II est assez intelligent pour comprendre aussi que les clivages politiques n'ont aucun sens en ce moment. Mais par le Canard enchaîné du 23 avril 2008 nous avons appris comment des amendements pro-OGM-clé ont été soufflé quasiment à la lettre aux oreilles d'un noyau de parlementaires triés sur le volet et repris intégralement ensuite dans leurs textes des propositions à l'Assemblée Nationale. Il nous paraît que ce texte a été voté par discipline du groupe sous la consigne de la FNSEA-GNIS-UIPP.

Or nous avons surtout besoin de chaque voix pour nous défendre en tant que consommateurs et agriculteurs et pour conserver une agriculture et une alimentation non transgénique de qualité.

L’industrie des plantes et produits issus d’OGM-pesticides a montré ses limites depuis au moins 2005, mais elle arrive à se maintenir grâce à une campagne agressive de désinformation, notamment envers vos collègues de l'UMP qui, dans l'ensemble malheureusement sont assez mal renseignés en la matière. L’organisation anglophone GM Watch (www.gmwatch.org) nous rapporte les derniers échecs qui sont liés aux modifications génétiques agricoles depuis 2007.

A lire attentivement s'il vous plaît la traduction de Jacques Hammard de ces informations capitales sur http://yonne.lautre.net/article.php3?id_article=2841.

L'heure donc est suffisamment grave pour que Gérard Mulliez, l'ancien patron d'AUCHAN la célèbre enseigne de distribution dit qu'il est "abasourdi par le manque de réflexion" et qu'il croit "qu’il est temps que les ministres actuels se remémorent le scandale du sang contaminé". Selon lui "dans l'état actuel des connaissances, il faut appliquer le principe de précaution" en interdisant ces cultures et semences transgéniques en milieu non-confiné. (*) Il n'a pas confiance ni dans la décision du Conseil des ministres du 19 décembre 2007, adoptant ce projet de loi, ni dans ces quatre principes qui auront guidé la rédaction des textes composant ce projet de loi actuel et qui, à l'encontre des déclarations officielles les plus en vue dans les médias, ne met nullement en œuvre les recommandations issues des travaux du Grenelle de l’Environnement.


Messieurs les Députés ...Il y a bien des soucis à se faire surtout depuis le 31 mars 2008 quand Monsanto a annoncé - pour la bagatelle de 546 millions d'€uros - l'acquisition de l'un des premiers sélectionneurs de semences potagers, le De Ruiter Group BV. Avec sa mainmise en cours sur la production légumière et porcine, le processus concentrationnaire risque de s'accélèrer drôlement. Ci-après ce qu'a prévu le groupe Monsanto sur le plan mondial pour le mois d'avril 2008.

02/04 - 15:18 Monsanto: veut développer sa production d'herbicide.

02/04 - 15:05 Monsanto: double son résultat net au T2 07-08.

02/04 - 14:55 MONSANTO : deuxième trimestre supérieur aux attentes

01/04 - 11:34 Monsanto: acquiert le néerlandais De Ruiter Seeds.

01/04 - 11:01 MONSANTO mise aussi sur les semences de légumes en Europe

http://www.boursorama.com/cours.phtml?symbole=MON

Stop press Suède : les semences OGM restées au sol peuvent germer pendant 10 ans. Il y a 10 ans, du colza transgénique avait été semé dans un champ expérimental. Depuis, tous les ans, des chercheurs avaient régulièrement arrosé le champ de poison, procédé à son déchaumage et arraché chaque plant de colza ayant survécu. A leur grand étonnement, 10 ans après l´ensemencement, ils trouvèrent encore des plants de colza OGM dans ce champ. Ce qui signifie: les semences de colza transgéniques peuvent encore germer dans le sol pendant 10 ans - il semblerait qu´il soit impossible de libérer les champs de leur présence. (Nature, 02.04.08)

Pour conclure rappelons que 90% des OGM dans le monde présentent les caractérististiques brevetées par Monsanto. Or vous avez été mandaté par scrutin populaire de représenter les intérêts de tous vos électeurs – citoyen lambda et producteur agricole compris - dont la majorité expriment dans plusieurs sondages et sans équivoque leur méfiance envers l'utilisation sans entrave du génie génétique recombinant en milieu non confiné. Leurs avis sont basés sur les réalités économiques et sociales constatées à travers le monde. Tandis que l'opinion des députés pro-OGM-pesticides semble avoir été nourrie exclusivement par la propagande pour ne pas dire les propos mensongers du lobby des semenciers transgéniques, tout au moins en ce qui concerne à terme la "réduction des intrants" et les "bienfaits pour l'humanité" de leur commerce, recherche et développement.

Lors de la deuxième lecture, le vote final peut encore basculer vers le NON à une impossible co-existence. Grâce à vous aussi. J'ose l'espérer en vous proposant des éléments de réflexion référencés susceptibles de vous aider à mieux défendre l'intérêt général pour remettre à l'heure les pendules de vos collègues parlementaires de la majorité gouvernementale par une refonte du texte actuel pour conserver au moins l'intégralité de l'amendement 252 de Monsieur André Chassaigne. En vous remerciant de l'attention portée à ce message et en conclusion, je vous prie de méditer les cinq petites citations ci-après. Paul Matthews


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(*) Source : http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/gerard-mulliez-dans-l-etat-actuel-des-connaissances-il-faut-interdire-les-ogm_152209.html

"Il y a derrière chaque acte, un sillage, une trace qui s'élargit". Julien Gracq dans son livre le Roi Pêcheur.

"Le concept d’équivalence en substance n’a jamais été véritablement défini : le degré de différence entre un aliment naturel et son alternative transgénique requis pour que la "substance" cesse d’être considérée comme étant suffisamment «équivalente» n’est défini nulle part, de même qu’aucune définition exacte n’a jamais été approuvée par les législateurs» Eric Millstone 1999 Maître de Conférences en sciences politiques Sussex University

"Nous avons toujours dénoncé le double langage des firmes de la biotechnologie ; d'un côté, elles disent qu'il n'y a pas besoin de tester les plantes transgéniques, parce qu'elles sont strictement similaires à leurs homologues conventionnels ; de l'autre, elles demandent des brevets, au motif que les OGM représentent une création unique. Il faut savoir : soit le soja Roundup Ready est identique au soja conventionnel, soit il ne l'est pas ! Il ne peut pas être les deux à la fois au grè des intérêts de Monsanto". Michael Hansen, chercheur et porte-parole, Consumer Policy Institute, Consumer's Union aux USA .

"Tout sujet technique et compliqué est fui par le corps législatif, dont la plupart des représentants, en Europe comme aux USA, ne sont pas des scientifiques". Dan Glickman

"Notre espèce vient d'apprendre à modifier artificiellement le patrimone héréditaire des être vivants qui l'entourent à une vitesse industrielle et il serait certainement malsain de ne pas questionner davantage le contrôle de cette technologie. Or, qu'a-t-on fait ? Depuis quatorze ans de commercialisation, les OGM dans les champs ne sont que des plantes pour contenir de nouveaux résidus de pesticides, soit en les absorbant sans mourir, soit en les fabricant eux-mêmes, comme le maïs Bt qui produisent eux-mêmes leur insecticide. Si les maïs s'emplissent eux-mêmes de pesticide, on croit pouvoir en épandre moins sur le champ dans un premier temps. Belle façon de se débarraser des pesticides, que de créer des plantes qui puissent en absorber sans mourir, ou en produire. Les contrôles sur la santé des OGM doivent donc être rapprochés des évaluation sanitaires des pesticides qui, hélas, ont laissé trop souvent à désirer au cours de l'histoire agricole. Les pesticides peuvent se concentrer dans la chaïne alimentaire ou rendre les animaux malsains, voilà pourquoi l'étiquetage du lait ou des oeufs d'animaux ayant consommé des OGM peut être important. Dire encore que des mutations inconnues existent dans la nature, mais qu'on sait exactment ce qui se passe dans un OGM est proche de la malhonnêteté. La caractérisation précise de l'ADN étranger introduit dans un OGM n'est pas obligatoire et elle a révélé bien des surprises. Les laboratores agréés pour le dosage des OGM constatent qu'ils se mélangent à tout : au cours du transport, du stockage, de la transformation en aliments à l'usine ... Limiter la pollution dûe aux OGM (dont certains sont interdits) à la seule déssimination du pollen est un leurre. Affirmer que les tests toxicologiques sont mis en oeuvre est une partie de vérité seulement. Jamais les industriels n'ont donné plus de trois mois des OGM à des mammifères, en analysant précisemment leur sang et tous leurs organes, comme on le fait après deux années d'exposition quand on veut connaître les risques de cancers ou d'autres pathologies liées à une pesticide ou à un médicament. Ce n'est pourtant pas difficile d'exiger que des rats de laboratoire mangent normalement des OGM pendant vingt quatre mois, presque la durée de vie, afin de constater les effets à long terme. Nombre de prétendus experts s'y opposent afin de ne pas retarder l'économie des biotechnologies dont ils croient pouvoir bénéficer ou non. Cependant, les analyses de sang réalisées après trois mois, d'abord classées confidentielles, puis révélées par la justice, démontrent des actions significatives des OGM. Il faudrait déconsidérer ces résultats toujours selon ces mêmes experts, parce qu'ils ne sont pas les mêmes chez les mâles que chez les femelles, ni proportionnels à la dose. On se moque du monde, et l'on jure accomplir de la science en prenant la santé de nos enfants en otage". Professeur Gilles Eric Séralini Professur des Universités, membre du CRIIGEN, nommé par le gouvernement membre de la Commission du Génie Biomoléculaire en Juillet 1998 et est membre du Comité provisoire de biovigilance sur les maïs transgéniques depuis le printemps 1998. Ouest-France 07/01/08.


Et voici donc les adresses des quelques dizaines de députés à qui envoyer ce texte (ou une partie seulement ou un autre de votre composition ;o)) ;

26 Députés abstentionnistes UMP

francois-calvet@wanadoo.fr

fcalvet@assemblee-nationale.fr

georges.colombier@wanadoo.fr

gcolombier@assemblee-nationale.fr

bernarddepierre@wanadoo.fr

bdepierre@assemblee-nationale.fr

ediard@assemblee-nationale.fr

dord@blogdord.fr

ddord@assemblee-nationale.fr

favennec.yannick@wanadoo.fr

yfavennec@assemblee-nationale.fr

depute.grosskost@wanadoo.fr

agrosskost@assemblee-nationale.fr

jre.huyghe@wanadoo.fr

shuyghe@assemblee-nationale.fr

jakossowski@yahoo.fr

dominique.le-mener@voila.fr

ll@lionnel-luca.org

daniel.mach@wanadoo.fr

dmach@assemblee-nationale.fr

amarc@assemblee-nationale.fr

jpmarcon@assemblee-nationale.fr

depute@franckmarlin.com

jmarsaudon@assemblee-nationale.fr

pamartin@assemblee-nationale.fr

jm.morisset@cg79.fr

jmmorisset@assemblee-nationale.fr

bperrut@wanadoo.fr

bperrut@assemblee-nationale.fr

epinte@assemblee-nationale.fr

christophepriou@wanadoo.fr

cpriou@assemblee-nationale.fr

jremiller@assemblee-nationale.fr

info@lioneltardy.org

ltardy@assemblee-nationale.fr

mairie.de.rieutort@wanadoo.fr

fsaint-leger@assemblee-nationale.fr


10 Abstentionnistes du Nouveau Centre

cdc_an@yahoo.fr

charles.de-courson@wanadoo.fr

cdecourson@assemblee-nationale.fr

contact@philippe-folliot.fr

pfolliot@assemblee-nationale.fr

FRANCIS.HILLMEYER@wanadoo.fr

fhillmeyer@assemblee-nationale.fr

michel.hunault-depute@wanadoo.fr

mhunault@assemblee-nationale.fr

ojarde@assemblee-nationale.fr

ylachaud@assemblee-nationale.fr

cleteurtre@falaise.fr

cleteurtre@assemblee-nationale.fr

jlpreel@orange.fr

jlpreel@assemblee-nationale.fr

frochebloine@assemblee-nationale.fr

francois.sauvadet@wanadoo.fr

fsauvadet@assemblee-nationale.fr

7 Députés étant présents au moment du scrutin N° 98 - SÉANCE DU 09/04/2008 ou qui avaient délégué leur droit de vote ou ont fait savoir qu'ils avaient voulu voter "contre"

jp.balligand@wanadoo.fr

jpballigand@assemblee-nationale.fr

jdesallangre@assemblee-nationale.fr

valerie.fourneyron@cg76.fr

valerie.fourneyron@yahoo.fr

vfourneyron@assemblee-nationale.fr

pgiacobbi@cg2b.fr

pgiacobbi@assemblee-nationale.fr

clanglade@assemblee-nationale.fr

launay.depute@wanadoo.fr

jlaunay@assemblee-nationale.fr

ctaubira@assemblee-nationale.fr




7 Socialistes et PRG, n'ayant ni participé au scrutin N° 98 - SÉANCE 09/04/2008, ni délégué leur droit de vote, ni fait savoir leur intention de vote "pour" ou "contre" ce projet de loi OGM-pesticides

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En dernier trois députés d'YONNE - tous pro-OGM

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