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mardi 26 mars 2013

C'est parti ;o))

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Une quinzaine de Cannabis social clubs se sont déclarés en préfecture

le Mardi 26 Mars 2013 à 17:25 mis à jour à 17:26

Les Cannabis social clubs, des groupements de personnes qui cultivent du cannabis et se partagent leur production sans en faire commerce, ont décidé de sortir de l'ombre : 15 à 20 clubs se sont déclarés lundi en préfecture, comme association loi 1901. Il y aurait en tout plus de 400 CSC en France.


Il existerait plus de 400 Cannabis social club en France © Reuters - Anthony Bolante
A tout moment, la justice ou le préfet peut demander leur dissolution. Mais les Cannabis social clubs ont décidé de sortir de l'ombre : une quinzaine d'entre eux se sont déclarés lundi en préfecture, comme association à but non lucratif (Loi 1901). 15 à 20, selon le porte-parole du mouvement, Dominique Broc.
Toutes les déclarations ne vont pas se faire en même temps. "Cela va dépendre de la réaction du gouvernement. S'il y a des dissolutions au fur et à mesure que les CSC se déclarent, on va faire ça dans la durée, et occuper les tribunaux pendant un long moment"a précisé Dominique Broc.

400 Cannabis social clubs en France

La Fédération des Cannabis social clubs existe officiellement depuis le 4 mars - les statuts ont été déposés en préfecture d'Indre-et-Loire, mais ils ne sont parus que ce mardi au Journal officiel.
Des clubs locaux ont été déclarés en Loire-Atlantique, en Vendée, dans la Creuse,  en Charente-Maritime, en Indre-et-Loire ou en Haute-Vienne. Et ce n'est que le début, assure Dominique Broc, qui estime que plus de 400 clubs existent clandestinement en France.

Les Cannabis social clubs sont des groupements de personnes qui cultivent du cannabis et se partagent leur production, sans en faire commerce. Sauf que la culture et la consommation sont toujours illégales ... Alors que les Cannabis social clubs sont légalement reconnus en Espagne et en Belgique.

dimanche 23 décembre 2012

Les fumeurs veulent sortir de la clandestinité

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Créer des coopératives de production de cannabis, mettre en place des cultures et les partager sans notion d’argent, hors du circuit des dealers et surtout sans se cacher des autorités : c’est l’objectif des Cannabis social clubs qui commencent à voir le jour en France sur le modèle espagnol. Mais le pas vers une officialisation de leurs activités reste dur à franchir.

C’était samedi dernier à Saint-Denis, raconte StreetPress. Le Cannabis Social Club France tenait sa deuxième assemblée générale, via l'association écran des Amis du Cannabis social club Français. Principal sujet du jour : quand les clubs vont-ils (enfin) se déclarer officiellement ?
Car là est l’enjeu : sortir de la clandestinité, quitte à passer en force : "Si nous sommes fédérés et qu’un maximum de groupes de cultivateurs jouent la transparence en montrant ce qu’ils produisent, les tribunaux ne pourront pas absorber toutes les plaintes. Et cela montrera que la loi est inadaptée", estime Dominique Broc, fondateur du CSCF.
En attendant, c'est sous la forme d'une page Facebook que le CSCF fait passer ses messages.
"A terme, collaborer avec les autorités"
Les CSC s’inspirent de ce qui se fait en Espagne, où plus de 500 associations auraient été créées. Mais où, différence majeure, chaque citoyen est autorisé à cultiver cinq plants de cannabis.


Parmi leurs principes fondateurs, réunis sur une charte accessible en ligne, cette affirmation tout sauf anodine : "A terme, collaborer avec les autorités dans un souci commun de régulation et de lutte contre la mafia au nom de l’éducation à l’usage et de la prévention des abus liés à l’usage de cannabis mais aussi aux effets pervers liés à la prohibition".
Qui va se lancer ?
Reste à franchir le premier pas : aller à la préfecture et déposer les statuts d’une association dont le but premier reste quand même franchement illégal. Et les déclarations du ministre de l’Education nationale Vincent Peillon n’y ont rien changé.




Qui va se dévouer ? Personne, en tout cas, chez les amateurs rencontrés par StreetPress : "pas du tout prêt" pour l’un, "trop peur d’être tout seul au niveau juridique" pour l’autre… "Le milieu cannabitique n’est pas d’un naturel militant", regrette un des organisateurs. L’idée d’un dépôt concomitant dans plusieurs préfectures fait son chemin, mais rien n’est encore décidé.
  • B.B.