lundi 6 août 2012

Quand la protection des espèces n'en est plus une ...

Et oui, j'avais du retard dans les messages de l'oncle Paul à vous transférer (et encore, il m'en reste une centaine à lire ;o))

Pour participer à cette 'consultation publique' au Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie (27 juillet au vendredi 24 août 2012) voici le lien :  http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/am-mod-am-flore-protegee-regionaux. En document attaché la texte de proposition qui vise à terme à encourager le bétonnage des espaces verts et ci-après ce que j'ai pu tirer de cette arnaque étatique :
3 août 2012

On n'est pas dupe ... Par la modification des arrêtés listant les espèces végétales protégées à l’échelon régional, on élargit le champ de l'écocide par la possibilité de reduire encore plus la biodiversité. Car en levant l'interdiction de détruire des espèces végétales 'protégées' sur des parcelles non-agricoles, quelles parcelles ne sont pas exploitées à des fins sylvicoles (= quasiment toutes les forêts), cynégétiques (hors réserves de chasse la totalité du territoire français), piscicoles (lacs, rivières, étangs, ... ) etc. Pour le moment répondants : 81
S'il y a de quoi se demander ce que l'on désigne par la protection des espèces en France au XXI ème siècle, on voit bien pourquoi cette modification a comme but de faciliter les tracés des grands projets inutiles - genre le deuxième aéroport de Nantes à Notre Dame-des Landes - pour l'unique bénéfice des entreprises de béton comme Vinci, Bouygues et consorts. Avec l'idée aussi de pouvoir y enterrer davantage des mâchefers d'incinération, car le réseau routier est bientôt saturé des rond-points.
Bientôt nous serons même de démontrer que la nature ne se fait pas sans l'action salvatrice des bulldozers et pulvérisateurs. Ou comme le dirait le célèbre médecin chef de Jean-Claude Pierre :
«Sous la tente à oxygène, on sait au moins ce qu'on respire ...».
Paul Matthews
«Les Déserts»
35580 SAINT SENOUX
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/uploads/tinyMCE/les-consultations-publiques-du-ministere-du-developpement-durable/am-mod-am-flore-protegee-regionaux/am-modifiant-am-regions-consultation.pdf

Message du 31/07/12 23:25
> De : "Renaud Puissauve"
> A :
promosiegb@yahoogroupes.fr, DiplomesIEGB@yahoogroupes.fr


> Objet : [PromosIEGB] Quand la protection des espèces n'en est plus une ...
>
>

> Bonsoir à tous,
>
> Ouverte à la consultation publique depuis le 27 juillet, et jusqu'au 24 août, sur le site du ministère de l'environnement, une proposition de modification des arrêtés de protection de la flore aux niveaux régional et national.
>
> La modification remplace le paragraphe :
>
> «
Toutefois, les interdictions de destruction, de coupe, de mutilation et d'arrachage, ne sont pas applicables aux opérations d'exploitation courante des fonds ruraux sur les parcelles habituellement cultivées.»
>
> Par :
>
> «Toutefois, les interdictions de destruction, de coupe, de mutilation et d'arrachage ne s'appliquent pas :
>
> « 1° aux opérations de gestion courante des milieux naturels ayant pour objectif le maintien des habitats présents ou, le cas échéant, favorables à l'espèce concernée ;
>
> « 2° aux opérations d'exploitation et de gestion courantes sur les parcelles habituellement cultivées, utilisées ou habituellement exploitées à des fins agricoles, sylvicoles, piscicoles, conchylicoles, salicoles, cynégétiques ou à des fins de maintien de la sécurité des biens et des personnes à condition que cela n'entraîne pas de modifications notables des habitats de l’espèce. »
>
>
> Le premier ajout rappelle (et arrête juridiquement !) s'il en était nécessaire que la nature ne se fait pas sans notre action salvatrice.
>
> Pour le deuxième, quelles parcelles ne sont pas exploitées à des fins sylvicoles (= quasiment toutes les forêts), cynégétique (hors réserves de chasse la totalité du territoire français), piscicole (lacs, rivières, étangs, ... ) ???
>
> Quand en plus l'argument avancé est "Cette modification permet de prendre en compte d'une part les nécessités de gestion particulières des milieux naturels (les activités de gestion ayant pour objectif principal la conservation de la nature) et, d'autre part, les différentes activités ayant une finalité économique et les activités rendues nécessaires pour la sécurité des biens et des personnes, dans la mesure où ces activités ne modifient pas de manière notable les habitats."
>
> Il y a de quoi se demander ce que l'on désigne par la protection des espèces.
>
> Bientôt nous serons à même de démontrer que la traque du Loup permet sont expansion !>
> N'hésitez pas à réagir à la consultation publique sur le site du ministère :
>
>
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/am-mod-am-flore-protegee-regionaux
>
>
http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr/am-mod-am-flore-protegee-nationaux
>

> Profitez quand même de vos vacances d'été pour ceux qui en ont, et bon courage pour les soutenances !
>

--


Sent: Wednesday, August 01, 2012 11:52 AM
Subject: Loup : L'ASPAS poursuit J.Bové pour incitation au braconnage
En application de la Directive Habitat et de la Convention de Berne, le loup est une espèce strictement protégée en Europe y compris en France. L'Eurodéputé Bové semble l'ignorer. Comment donc faire respecter les lois de protection de l'environnement et de la santé publque, par les plus gros polluers et pillards de la planète, devant l'érosion goutte à goutte des règles que constitue ce genre de petite dérogation populiste. Les petits ruisseaux font les grandes rivières ... D'ailleurs il y a la question non-traités ses chiens divagants ...
"il n’est pas rare que les chiens divagants occasionnent des dégâts sur les troupeaux et d’après le berger, ils seraient même responsables de la plupart des grosses attaques et de la mort de très nombreuses brebis. Mais l’omerta règne en maître sur ce sujet tabou et le loup a si bon dos… Les chiens sont pourtant mis en cause dans de nombreuses attaques : voir cet article de la Buvette des Alpages qui recense toutes les attaques de chiens ayant fait l’objet d’une médiatisation depuis 1999 ...' Cf. http://www.ferus.fr/actualite/chiens-divagants-et-protection-des-troupeaux
----- Original Message -----
Sent: Tuesday, July 31, 2012 5:58 PM
Subject: CP : Loup : L'ASPAS poursuit J.Bové pour incitation au braconnage
Communiqué de presse,
Le 31 juillet 2012
José Bové, médaille d’or de la démagogie !

L’ASPAS le poursuit pour incitation au braconnage

Le 17 juillet dernier en Lozère, José Bové déclarait : « Si le loup risque d’attaquer un troupeau, la meilleure façon de faire c’est de prendre le fusil et de tirer ! ». Les écologistes sont furieux de cette trahison et ripostent.


Curieuse façon de faire, pour un élu chargé de voter les lois, et qui, pour complaire à quelques-uns de ses ex-amis, appelle à les enfreindre.
Curieuse déclaration de la part d’un eurodéputé élu par les Français pour une meilleure prise en compte de la protection de la nature. Celui qui par le passé a montré tant de courage face aux lobbies et à la FNSEA s’est désormais rabaissé au même niveau de l’anti-écologie primaire.
En application de la Directive Habitat et de la Convention de Berne, le loup est aujourd’hui une espèce strictement protégée en France. Sa destruction illégale (et l'incitation à commettre un tel acte), telle que M. Bové la préconise, est une infraction pénale correctionnelle, punie de 15 000€ d'amende et d'un an d'emprisonnement. Les solutions de protection des troupeaux existantes s’avèrent non seulement efficaces, mais ce sont les seules qui permettent aujourd’hui d’envisager la cohabitation entre le loup et le pastoralisme.
Car le tir du loup a, le plus souvent, des effets inverses au résultat souhaité : en faisant éclater une meute stable régie par un couple dominant, le risque d’attaque sur les troupeaux augmente ! La seule solution est donc la protection des troupeaux. Elle seule garantit la pérennité du pastoralisme. Mais c'est moins populiste, et beaucoup moins médiatique.
Entre schizophrénie et basse stratégie médiatico-politique, la fin de carrière de José Bové est décidément pitoyable. Elle est également contre-productive tant pour le monde de l’élevage, son ancien métier, que pour la protection de la nature, qui est pourtant au centre des discours d’Europe Ecologie Les Verts.
L’ASPAS dépose plainte pour incitation au braconnage envers une espèce protégée, et en appel à Europe Ecologie Les Verts, pour qu’ils se positionnent clairement sur les enjeux environnementaux et de protection de la nature, quitte à se séparer de quelques-uns de leurs députés qui confondent politique et cirque médiatique.
Ces dernières semaines, le manquement de la France à ses engagements communautaires a poussé l'ASPAS à porter plainte contre l'État français pour sa gestion calamiteuse du "dossier loup". D'abord auprès de la Comission Européenne puis devant le Comité permanent de la Convention de Berne. Les pressions incessantes des anti-loups ont déjà plongé notre pays dans l'illégalité en obtenant une législation encore plus permissive en matière de destruction des loups. Mais apparemment pas encore suffisamment au goût de l'eurodéputé Bové qui en appelle désormais au braconnage.
Contact presse:
Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS : tél. 06 08 18 54 55

Association pour la Protection des Animaux Sauvages - www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement - Bruxelles
B.P. 505 - 26401 CREST Cedex - France Tel. 04 75 25 10 00 - Fax. 04 75 76 77 58 - info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante


Bonnes vacances en Bretagne ? Ou le martyre d'un littoral souillé ...

Toujours en direct de l'Oncle Paul ...
Alors qu'il pleut des cordes ici et que je viens de recevoir mon invitation pour le 26ème édition du SALON INTERNATIONAL DE L’ÉLEVAGE - THE INTERNATIONAL LIVESTOCK TRADE FAIR (alias PLANETE ELEVAGE - SPACE 2012) à Rennes Saint Jacques, Compassion in World Farming [1] lance - depuis le 14 mai 2012 - une campagne globale avec le titre : Raw : the True Cost of Factory Farming = Brut : le vrai coût des fermes usines



La CWIF est fondée en 1967 par un éleveur laitier visionnaire. Peter Roberts (1924–2006) est né dans le Midlands de l'Ouest à Rugeley, Staffordshire. Après son service militaire comme muletier, il s'installa sur une trentaine d'hectares au village de Greatham (compté de l'Hampshire - Angleterre du Sud). En 1961 il  cessa de consommer de la viande. Victime de la maladie de Parkinson, il abandonnait le métier agricole pour ouvrir un magasin d'aliments naturels et se consacrer au militantisme pour le bien être animal et pour un modèle agronomique générateur de moins de famine dans le monde. Grâce à lui le box pour l'élevage des veaux en batterie devient illégal au Royaume-Uni en 1990, avec l'interdiction partout en Europe à partir du 2007 : sauf en Suisse (Cf. http://www.telegraph.co.uk/news/obituaries/1535910/Peter-Roberts.html).
Soulignant les conséquences sociales, économiques et environnementales du système où un tiers de la production des céréales est destiné à alimenter les animaux de ferme, la CWIF appelle de tous ces voeux une refonte éthique et durable de la production laitière et d'un modèle d'élévage qui à présent ne respectent pas le bien-être animal, nuisent à la santé humaine et dépendent des céréales qui, autrement,  pourraient nourrir trois milliards de personnes.
(Cf. http://www.thegrocer.co.uk/fmcg/fresh/ciwf-campaign-targets-factory-farming/228889.article). Pour que les consommateurs apportent leur soutien, le site CWIF (Cf. http://www.ciwf.org.uk/) met en exergue la pollution du littoral breton avec le titre "HAPPY HOLIDAYS ON BRITTANY'S BEACHES ?" Une partie du travail consiste à démontrer l'impact de l'élevage intensif sur les 'plages idylliques bretonnes' en passe de devenir les cimetières toxiques ...

En soulignant l'urgence d'agir, voici le message aux anglophones : pour alleger la souffrance animale et protéger les belles plages, les écosystèmes marins fragiles et la santé des vacanciers en Bretagne, on invite le citoyen lambda et les touristes à écrire aux ministres du Tourisme et de l'Environnment une carte postale virtuelle (Cf. texte en anglais ci-dessous). CWIF France, quant à elle, s'adresse également à la population francophone avec une initiative semblable ciblant : les ministres du tourisme et de l’environnement, le ministère de l’agriculture ainsi que le Comité Régional du Tourisme de Bretagne (Cf. ci-dessous et http://www.ciwf.org.uk/fr/default.aspx ou http://action.ciwf.org.uk/ea-action/action?ea.client.id=1758&ea.campaign.id=15851).
Il est à espérer que la possible baisse des chiffres d'affaires chez Brittany Ferries ait un impact sur le raisonnement du Crédit Agricole !
Cette-fois-ci la nouveauté : aucun politique régional n'a l'air de chercher à enterrer cette démarche par une poursuite-bâillon, comme l'a fait Jean-Yves Le Drian en 2011 contre la FNE qui s'est vu trois de ces six affiches - dont celles dénonçant les algues vertes - supprimées dans le Métro parisien par la régie publicitaire de la RATP (Cf. http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/algues-la-region-retire-sa-plainte-05-05-2011-1291519.php).
Vieille histoire : Strategic Lawsuits Against Public Participation SLAPP (Cf. http://en.wikipedia.org/wiki/Strategic_lawsuit_against_public_participation) alias
Poursuites stratégiques contre la mobilisation publique (Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Poursuite_strat%C3%A9gique_contre_la_mobilisation_publique). Comme le sait bien le plus grand féru des prétoires - Monsanto -  la justice et la vérité ne se situent plus à la frontière entre liberté d’expression et droit à la réputation, mais dans la profondeur des poches et la grandeur des tirelires des personnes les plus fortunées et en plus avec l'argent des contribuables !
Relever le defi : mobliser autour de vous avec cette cyber-action pour montrer que la sinsistrose n'est pas votre tasse de thé ! 
[1] Avec la Fondation de France, la CWIF avait aidé à la création d'une association soeur francophone qui date de 1994 - la Protection Mondiale des Animaux de Ferme (PMAF) sous l'égide de son directeur Ghislain Zuccolo et de son président Charles Notin. (Cf. http://www.pmaf.org/).
 
Pour qu’il n’y ait plus d’algues vertes en Bretagne !
Agissez pour protéger les porcs en Bretagne, les belles plages de la région, son écosystème marin fragile, et la santé des vacanciers.

Mobilisez vous pour redonner leur beauté aux plages bretonnes !
Les plages bretonnes attirent des milliers de visiteurs venus de toute la France et même d’au-delà de nos frontières. La réputation de beauté de la côte, ses paysages sauvages et son sable blanc ne manquent pas d’encourager les nombreux vacanciers à venir découvrir la région.
Mais la vérité derrière cette description digne d’une carte postale idyllique est plutôt différente. En effet, à l’intérieur des terres, des porcs notamment sont élevés dans des élevages intensifs, où ils sont enfermés dans des bâtiments surpeuplés, élevés sur des sols sans paille et soumis à des mutilations douloureuses. La pollution issue des ces élevages et d’autres élevages intensifs est généralement reconnue comme une des sources de la prolifération d’algues vertes dans les eaux côtières de la région, avec de dangereuses conséquences quand elles se décomposent sur les plages.
L’urgence est de mise. En effet, en 2009, les gaz toxiques émis par les algues en décomposition sont suspectés d’avoir causé la mort d’une personne en charge du nettoyage d’une plage. Et de nombreux articles de presse rapportent que des animaux domestiques et sauvages ont aussi été victimes de cette pollution. En juillet 2011, pas moins de 36 sangliers ont été trouvés morts sur les plages en un mois. Des chiens ont aussi semble-t-il péri, et cette pollution est suspectée d’être liée au décès d’un cheval. Les tentatives de nettoyage de ces algues vertes ne sont pas suffisantes, et ne s’attaquent qu’aux symptômes d’un problème. Il faut donc agir en amont pour trouver des solutions efficaces et pérennes.
Il est impératif d’agir pour que cette pollution, une des conséquences de l’élevage intensif, n’empire pas et que la liste des victimes ne s’allonge pas.
Avec nous, agissez en écrivant aux autorités compétentes pour que l’on ne se contente plus de nettoyer le résultat de cette pollution. Vous aussi, demandez à ce que l’on tourne le dos à ces pratiques d’élevages intensifs hors sol et non durables, et ce que l’on encourage des changements structurels vers d’autres modes d’élevage plus durables, tant d’un point de vue du bien-être animal qu’environnemental.
Envoyez une carte postale virtuelle aux ministres du tourisme et de l’environnement. Le ministère de l’agriculture ainsi que le Comité Régional du Tourisme de Bretagne seront aussi mis en copie. Nous vous proposons un texte type, mais n’hésitez pas à le personnaliser.
La pollution des plages bretonnes est liée à la prolifération d’algues vertes dans la mer, avec des conséquences dévastatrices sur l’environnement et donc sur les visiteurs et l’industrie du tourisme. Il est largement reconnu que cette prolifération excessive d’algues est notamment liée à la forte concentration d’élevages intensifs de porcs et d’autres animaux dans la région – du fait de l’épandage de lisier dans les champs et des excédents d’azote et autres engrais minéraux utilisés de ces systèmes de production non durables et peu respectueux du bien-être animal. Merci d’agir afin de véritablement remettre en cause ces modes d’élevages intensifs dans la région et redonner aux plages leur beauté.
 

Tainted Water – Help us reveal the RAW truth

The beaches of Brittany in Northern France attract millions of visitors from around the world. Tourists are drawn by the coastline’s reputation for a beautiful, rugged landscape and expanses of pristine sand. But the truth behind the picture postcard perfect image is very different.
Inland from these beaches, pigs are being farmed in systems that do not meet their most basic needs; confined, over-crowded and mutilated. Pollution from these farms is widely believed to be the cause of vast algae blooms in the sea surrounding the Brittany coast. And, when this algae decomposes on the beaches it can have fatal consequences.
Take action to protect Brittany’ pigs, the beautiful beaches, the delicate marine ecosystem and the health of visiting tourists.

Send this e-postcard to the French Ministers of Tourism and Environment

Copies will also be sent to the Minister of Agriculture and the local Brittany Tourism Director. We have provided a message in French for you to send, but please feel free to write your own message in your own language. Click here to view an English translation of the French message.


 

 
   
  
RAW investigates the lethal consequences of intensive pig farming on a hotspot for tourists and their families. Take a look at what we found.

This situation is urgent

Without urgent action to address the hidden costs of factory farming, this beautiful coastline could soon become a toxic graveyard.
In 2009, the toxic gas released by the algae as it decomposes was strongly suspected to have claimed the life of a man working to clear the beach. And widespread newspaper reports indicate that pets and wild animals have also fallen victim to this pollution.
In July last year, 36 wild boar were found dead on the Brittany coastline in a single month. And both dogs and a horse have also died. Attempts to clean up the algae do not go far enough. The root cause of the pollution must be addressed.
Join us in calling on the French Government to move away from factory farming, rather than just trying to clear up the mess that this broken system of food production creates. Send your postcard today.


Seen this?
----- Original Message -----
From: RAW Team
To: 
Sent: Wednesday, August 01, 2012 3:52 PM
Subject: Happy Holidays? Suffering pigs and slimy beaches

If you can't read this email, please click here.
RAW logo Compassion in World Farming logo
The idyllic beaches of Brittany? Click to see the reality

Dear Roger,

I am writing to tell you about the alarming latest finding from RAW – our ambitious new initiative dedicated to exposing the full cost of factory farming on the animals who suffer in this cruel system, on people and on our planet.
The RAW team has been on the ground in France, investigating reports of a ‘slime trail’ on beaches that has been directly linked to the area’s intensive pig farms.

The toxic cost of factory farming

The intense, inhumane, concentration of pigs in factory farms in Brittany, Northern France, leads to many welfare problems. Pigs are sensitive, intelligent animals and suffer greatly when they are crammed together, or kept so confined that they don’t even have room to turn around. And so many animals living together in such a small space also poses major environmental issues. The quantity of manure that these animals produce is so excessive that, rather than being a useful by-product, it becomes a pollutant – widely reported to be leaching into local rivers and travelling from there to the sea.
What is more, normally kept indoors on concrete or slatted floors, intensively farmed pigs cannot exhibit many of their natural behaviours, like grazing or foraging, and they are fed large quantities of cereals. Indeed, factory farming relies on vast cereal crops produced using environmentally damaging mineral fertilisers and pesticides. And pollution from arable farming will also be making its way into Brittany’s waterways.
The end result? In Brittany the true cost of factory farming is written in intense animal suffering and green slime on the beaches – and the impact can be fatal.

Act now to end the Brittany beaches crisis

The pollutants in the sea off Brittany are causing algae to bloom on a vast scale. The once beautiful beaches, which attract visitors from around the world, have become an environmental disaster, and potentially fatal for human visitors. The once pristine white sands are turning green with thick, stinking algae; this algae gives off a toxic gas as it decomposes; and the beaches are scattered with the bodies of dead animals.
You can help us improve the welfare of Brittany’s pigs and expose the true costs of factory farming. Join the RAW campaign now, and push the French government to take action.
TAKE ACTION
Thank you for your support.
Kind regards,
Dil, Jonty, Emma and the rest of the RAW Team.

PS Support RAW and Win an Amazon Kindle

The Gastro Pub Quiz
They say that knowledge is power. Well why don’t you find out how powerful your food knowledge is by playing the RAW Gastro Pub Quiz? These questions will sort the Michelin stars from the raspberry fools. Should you have a PhD in gastronomy or do you need to hit the books for some more studying?
Find out at www.raw.info/quiz. Play now and you could even win an Amazon Kindle! And make sure you share the quiz with your friends and family – there’s nothing like a bit of healthy competition!


Syrie et propagande guerrière, Charlie Skelton

Et encore des News From Uncle Paul ;o))
Article de Charlie Skelton - traduit ci-après - publié par le Guardian du jeudi 12 juillet 2012.  Un excellent travail d'investigation posant une fois de plus la question : à qui profite la propagande guerrière ? Ou comment les guerres coloniales (Kosovo, Afghanistan, Irak, Libye, et bientôt Syrie) se fabriquent ?

Dans les coulisses de cette volonté occidentale du "régime change" - partout où cela sert l'intérêt des multinationales et leur forces militaires (OTAN) - une dénommée franco-syrienne Bassma Kodmani, anciennement Ford Foundation au Caire, aujourd'hui porte-parole Conseil National Syrien, avec comme appui : le Groupe de Bilderberg, le Council on Foreign Relations, l'European Council on Foreign Relations, George Soros, Goldmann Sachs et al.  
 

Syrie et propagande guerrière : un article essentiel de Charlie Skelton
Charlie Skelton | guardian.co.uk & mounadil.wordpress.com | Thursday 12 & vendredi 13 July 2012
samedi 21 juillet 2012


Syrie et propagande guerrière : un article essentiel de Charlie Skelton
Charlie Skelton | guardian.co.uk & mounadil.wordpress.com | Thursday 12 & vendredi 13 July 2012
Charlie Skelton est un de ces journalistes atypiques dont la Grande Bretagne semble avoir le secret, qui associe l’excentricité à la culture générale et à la rigueur professionnelle.
Charlie Skelton nous offre dans The Guardian (dans la rubrique expression libre, notez le bien) un article d’une importance considérable dans lequel il dévoile soigneusement la mécanique propagandiste qui s’est mise en branle contre le gouvernement syrien.
Ce dernier est en effet aux prises avec un complot ourdi de longue date qui attendait seulement le moment opportun pour donner sa pleine mesure. Le soi-disant printemps arabe a été cette opportunité.
Il va sans dire que comme le signale ce journaliste Anglais, l’opposition syrienne ne se résume pas au Conseil national Syrien ni à l’Armée Syrienne Libre. Reste que les forces d’opposition patriotiques ont été dépossédées par les Etats Unis et leurs amis d’une occasion d’obtenir pacifiquement une évolution ou une révolution de la situation politique en Syrie.
Ces opposants patriotes, vous ne les entendrez guère dans les médias occidentaux car tout simplement ils ne promettent pas aux Etats Unis le retour sur investissement qu’ils espèrent.
Cet article a été signalé par plusieurs blogueurs et un lecteur de mon blog a aussi attiré mon attention à son sujet. Le site InfoSyrie en a également fait une synthèse partielle.
Mais InfoSyrie est un site favorable au gouvernement syrien et donc suspect aux yeux de certains Pour que chacun puisse se faire une idée, je vous propose une traduction intégrale de l’article de Charlie Skelton.
De la belle ouvrage (je parle de l’article, pas de ma traduction). L’article comporte un important appareil de liens que je n’ai pas repris.
Et franchement, après avoir lu ce papier, qui est une véritable leçon de journalisme, je ne peux que souhaiter la victoire du gouvernement syrien sur ces mercenaires dollarisés qui travaillent pour le compte des « nouveaux amis de la Syrie. » C’est pas gagné malheureusement.


aaa

L’opposition syrienne : qui produit le discours ?
Charlie Skelton | guardian.co.uk | Thursday 12 July 2012

Les médias ont été trop passifs au sujet des sources de l’opposition syrienne, sans s’intéresser à leur nature et à leurs affiliations politiques. Il est temps d’y regarder de plus près…
Par Charlie Skelton, The Guardian (UK) 12 juillet 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
C’est un cauchemar qui se déroule en Syrie, dans les maisons d’al-Heffa et dans les rues de Houla. Et nous savons tous comment l’histoire va finir : avec des milliers de soldats et de civils tués, des villes et des familles détruites, et le président Assad battu à mort dans un fossé.
C’est l’histoire de la guerre en Syrie, mais une autre histoire doit être dite. Une histoire moins sanglante, mais néanmoins importante. C’est une histoire des faiseurs de contes : les portes paroles, les « spécialistes de la Syrie », les « militants démocrates. » Les faiseurs de déclarations. Les gens qui « exhortent, » et « avertissent »et « appellent à l’action. »
C’est une histoire sur les membres les plus cités de l’opposition syrienne et leur connexion au business anglo-américain de fabrication d’oppositions. Les médias d’information grand public ont été, pour l’essentiel, remarquablement passifs au sujet des sources syriennes : en les présentant simplement comme « portes parole officiels » ou « militants pour la démocratie » sans, en général, examiner leurs déclarations, leurs trajectoires ou leurs affiliations politiques.
Il est important de le souligner : enquêter sur la trajectoire d’un porte-parole Syrien ne revient pas à mettre en doute la sincérité de son opposition à Assad. Mais une passion haineuse contre le régime Assad n’est en rien une garantie d’indépendance. En fait, in certain nombre de personnalités importantes du mouvement syrien d’opposition sont des exilés de longue date qui étaient subventionnés par le gouvernement US pour affaiblir le gouvernement Assad bien avant le déclenchement du Printemps arabe.
Même si la déposition du président Assad par la force n’a aps encore été ouvertement affichée par le gouvernement des Etats unis, ces portes parole plaident ouvertement pour une intervention militaire en Syrie et sont de ce fait des alliés naturels pour des néoconservateurs US bien connus qui avaient soutenu l’invasion de l’Irak par Bush et font maintenant pression sur l’administration Obama pour qu’elle intervienne. Et comme nous le verrons, plusieurs de ces portes parole ont trouvé un soutien auprès de ceux qui, des deux côtés de l’Atlantique, sont en faveur d’ une intervention militaire, et dans certains cas, ils ont développé d’anciennes et lucratives relations avec eux.
 « Le temps est compté » [Le sable s’écoule dans le sablier] a déclaré Hillary Clinton dimanche. Il est donc grand temps, au moment où les combats en Syrie s’intensifient, et où des bateaux de guerre russes font route vers Tartous, de regarder de plus près ceux qui parlent au nom du peuple syrien.
Le Conseil National Syrien
Les porte-paroles d’opposition les plus cités sont les représentants officiels du Conseil National Syrien (CNS). Le CNS n’est pas la seule organisation d’opposition – mais il est généralement considéré comme « la principale coalition d’opposition » (BBC). Le Washington Times le décrit comme « une organisation qui coordonne des factions rivales basées hors de Syrie. » LE CNS est certainement l’organisation d’opposition qui a les relations les plus étroites avec les puissances occidentales – et a apelé à une intervention étrangère dès les premières phases du soulèvement. En février de cette année, à l’ouverture du sommet des Amis de la Syrie en Tunisie, William Hague (ministre britannique des affaires étrangères, NdT) avait déclaré : « Je rencontrerai les dirigeants du Conseil national Syrien d’ici quelques minutes… Nous, ainsi que d’autres nations, les traiterons et les reconnaîtrons en tant que représentants légitimes du peuple syrien. »
Le plus haut porte-parole officiel du SNC est l’universitaire Syrienne établie à Paris, Bassma Kodmani.
Bassma Kodmani
Kodmani est membre du bureau exécutif et chargée des affaires étrangères au Conseil National Syrien. Kodmani est proche du centre de la structure de pouvoir du CNS, et elle est un des porte-paroles du CNS les plus actifs. « Aucun dialogue n’est possible avec le régime en place. Nous ne pouvons discuter que de la manière d’aller vers un système politique différent, » a-t-elle déclaré cette semaine. On la retrouve, citée par le fil AFP : « L’étape suivante requiert une résolution sous le chapitre VII [de la charte de l’ONU] qui autorise l’usage de tous les moyens légitimes, de moyens coercitifs, d’un embargo sur les armes ainsi que l’usage de la force pour obliger le régime à se conformer » [à la résolution].
Cette déclaration se traduit dans la une suivante : « Les Syriens appellent à une force armée de maintien de la paix » (Herald Sun, Australie). Quand il est fait appel à une action militaire internationale de grande ampleur, il semble tout simplement raisonnable de demander : qui exactement fait cet appel ? Nous pouvons dire simplement, « un porte-parole officiel du SNC, » ou nous pouvons regarder d’un peu plus près.
Cette année, c’était le deuxième Bilderberg pour Kodmani. A la conférence de 2008, Kodmani était inscrite en tant que française ; en 2012 sa francité avait disparu et elle était inscrite simplement comme « internationale » – sa patrie était devenue le monde des relations internationales.
Quelques années en arrière, Kodmani travaillait pour la Ford Foundation au Caire, où elle était directrice de son programme de gouvernance et de coopération internationale. La Ford Foundation est une vaste organisation dont le siège est à New York et Kodmani avait déjà un rang assez haut placé. Mais elle était sur le point de monter d’une division.
Vers cette époque, e, février 2005, les relations syro-étatsuniennes s’étaient gravement détériorées, et le président Bush avait rappelé son ambassadeur à Damas. De nombreux projets d’opposition datent de cette période. « L’argent US pour des personnalités de l’opposition syrienne a commencé à affluer sous le président George W Bush après qu’il a effectivement gelé les relations politiques avec Damas en 2005, » explique le Washington Post.
En septembre 2005, Kodmani a été nommée directrice exécutive de l’Arab Reform Initiative (ARI)- un programme de recherche initié par une puissante organisation de lobbying, le Council on Foreign Relations (CFR).
Le CFR est un thinktank d’élite en matière de politique étrangère, l’Arab Reform Initiative est présenté sur son site web comme un « projet du CFR. » Plus précisément, l’ARI a été lancée par une organisation interne au CFR appelée le US/Middle East Project” – un groupe de diplomates de haut niveau, de financiers et d’officiels du renseignement, dont l’objectif affiché est d’entreprendre une « analyse politique » régionale de sorte « à prévenir les conflits et à promouvoir la stabilité. » L’ US/Middle East Project poursuit ces objectifs sous la supervision d’un conseil international présidé par le général en retraite Brent Snowcroft.
Brent Snowcroft (président émérite) est un ancien conseiller pour la sécurité nationale du président des Etats Unis – il avait succédé dans ce rôle à Henry Kissinger. A côté de Snowcroft dans le bureau international, nous trouvons son collègue en géostratégie Zbigniew Brzezinski qui lui avait succédé comme conseiller pour la sécurité nationale, et Peter Sutherland, le PDG de Goldman Sachs International. Donc, dès 2005, nous avions une partie du gratin de la banque et du renseignement en occident qui sélectionnait Kodmani pour diriger un projet de recherche sur le Moyen Orient. En septembre de cette année là, Kodmani avait été nommée directrice à plein temps du programme. Plus tôt en cette année 2005, le CFR avait assigné le « contrôle financier » du projet au Centre for European Reform (CER). C’est là que les Britanniques entrent en scène.
Le CER est supervisé par Lord Kerr ; le vice président de Royal Dutch Shell. Kerr est un ancien chef du service diplomatique et est conseiller principal à Chatham House (un thinktank qui réunit les meilleurs cerveaux de l’establishment diplomatique britannique).
En charge de la gestion au jour le jour du CER, nous avons Charles Grant, ancien rédacteur en chef de la rubrique défense de The Economist, et membre en ce moment de l’ European Council on Foreign Relations (ECFR), un « thinktank paneuropéen » rempli de diplomates, d’industriels, de professeurs et de premiers ministres. Dans la liste de ses membres, vous trouverez le nom : « Bassma Kodmani (France/Syrie) – Directrice Exécutive, Arab Reform Initiative. »
Autre nom sur la liste : George Soros – le financier dont l’organisation à but non lucratif ‘Open Society Foundations » est une des principales sources de financement de l’ECFR. A ce niveau, les mondes de la banque, de la diplomatie, de l’industrie, du renseignement et les divers fondations et instituts de stratégie politique se retrouvent tous ensemble et, là, au milieu de tout ça, se trouve Kodmani.
Ce qu’il faut relever, c’est que Kodmani n’est pas une quelconque « militante pro-démocratie » qui s’est retrouvée par hasard devant un microphone. Elle dispose de références diplomatiques impeccables : elle a le statut de directrice de recherche à l’Académie Diplomatique Internationale – « une institution indépendante et neutre qui a pour vocation de promouvoir une diplomatie moderne ». L’Académie est présidée par Claude Cousseran, un ancien chef de la DGSE – le service de renseignements extérieurs français.
L’image qui se forme est celle de Kodmani comme fidèle lieutenant de l’industrie anglo-américaine de promotion de la démocratie. Sa « province d’origine » (d’après le site internet du CNS) est Damas, mais elle a des relations professionnelles étroites et anciennes avec précisément ces mêmes puissances qu’elle appelle à intervenir en Syrie.
Et nombre de ses collègues porte-paroles ont également de bonnes relations.
Radwan Ziadeh
Un autre représentant du SNC souvent cité est Radwan Ziadeh – directeur des relations extérieures du Conseil National Syrien. Ziadeh a un CV impressionnant : senir fellow d’un thinktank de Washington financé par le gouvernement fédéral, l’ US Institute of Peace (le conseil d’administration de l’USIP est plein d’anciens du Département de la Défense et du National Security Council ; son président est Richard Solomon, ancien conseiller de Kissinger au National Security Council).
En février de cette année, Ziadeh s’est associé à un groupe de faucons de l’élite de Washington pour signer une lettre appelant Obama à intervenir en Syrie : parmi ses cosignataires figurent James Woolsey (ancien chef de la CIA), Karl Rove (le mentor de Bush junior), Clifford May (Committee on the Present Danger) et Elisabeth Cheney, ancienne directrice de l’ Iran-Syria Operations Group au Pentagone.
Ziadeh est un organisateur infatigable, un parfait initié de Washington en relation avec certains des plus puissants thinktanks de l’establishment. Les connections de Ziadeh s’étendent jusqu’à Londres. En 2009, il est devenu chercheur invité à Chatham House, et en juin de l’année dernière, il était présent dans le groupe d’experts d’un de leurs évènements – « Imaginer l’avenir politique de la Syrie » – partageant le plateau avec un autre porte-parole du CNS, Ausama Monajed (des informations sur Monajed ci-dessous) et un membre du CNS, Najib Ghadbian.
Le Wall Street Journal a identifié Ghadbian comme un des premiers intermédiaires entre le gouvernement US et l’opposition syrienne en exil : « Un premier contact entre la maison Blanche et le Front du Salut national (FSN) avait été assuré par Najib Ghadbian, un politologue de l’université de l’Arkansas. » C’était en 2005. Une année qui a marqué un tournant.
En ce moment, Ghadbian est membre du secrétariat général du CNS, et est au conseil de surveillance d’une organisation politique basée à Washington, le Syrian Center for Political and Strategic Studies (SCPSS) – une organisation dont il est le co-fondateur.
Ziadeh construit ce genre de relations depuis des années. En 2008, Ziadeh avait participé à une réunion avec des personnalités d’opposition dans des locaux gouvernementaux à Washington : une mini-conférence intitulée « Syria In-Transition ». La réunion avait été co-sponsorisée par un organisme basé aux USA appelé le Democracy Council et une organisation basée au Royaume Uni appelée le Movement for Justice and Development (MJD). Ce fut un grand jour pour le MJD – son président, Anas Al-Abdah, s’était déplacé de Grande Bretagne aux Etats Unis pour l’occasion avec son directeur des relations publiques. Ci-après, une description de cette journée tirée du site internet du MJD : « La conférence a vu une affluence exceptionnelle puisque la salle était bourrée à craquer d’invités de la Chambre des représentants et du sénat, ce représentants de centres d’études, de journalistes et dde Syriens expatriés aux USA. »
La journée avait débuté par un discours inaugural de James Prince, directeur du Democracy Council. Ziadeh participait à un groupe d’experts présidé par Joshua Muravchik (l’auteur ultra-interventionniste de la lettre ouverte « Bomb Iran » en 2006). Le thème de la discussion était « l’émergence d’une opposition organisée. » Assis à côté de Ziadeh danns ce groupe de discussion, se trouvait le directeur des relations publiques du MJD – un homme qui deviendra plus tard son collègue porte-parole au CNS – Ausama Monajed.
Ausama Monajed
Avec Kodmani et Ziadeh, Ausama (ou parfois Osama) Monajed est un des plus importants porte-paroles du CNS. Il y en a d’autres, bien sûr – le CNS est une structure énorme qui comprend les Frères Musulmans. Le spectre de l’opposition à Assad est très large, mais ce sont là quelques voix essentielles.
Il y a d’autres porte-paroles officiels qui ont une longue carrière politique, comme George Sabra du Parti Démocratique Populaire Syrien – Sabra a subi l’arrestation et un long séjour en prison pour son combat contre le « régime répressif et totalitaire en Syrie. » Et il existe d’autres vois d’opposition en dehors du CNS comme l’écrivain Michel Kilo, qui parle avec éloquence de la violence qui ravage son pays. « La Syrie est en cours de destruction – rue après rue, ville par ville, village après village. Qu’est-ce que ce genre de solution ? Pour le maintien au pouvoir d’un petit groupe, tout le pays est détruit. »
Mais il est hors de doute que la principale organisation d’opposition est le CNS et on constate que ce sont souvent Kodmani, Ziadeh et Monajed qui le représentent. Monajed apparaît souvent comme commentateur sur les chaînes télévisées d’informations. On le voit ici s’exprimant depuis son bureau à Washington. Monajed n’édulcore pas son message : « Nous voyons tous les jours à la télévision des civils assassinés et des enfants assassinés et tués, et des femmes violées »
Dans le même temps, sur al jazeera, Monajed parle de « ce qui se passe vraiment, en réalité, sur le terrain, » des « miliciens d’Assad » qui « viennent et violent les femmes, tuent les enfants et les personnes âgées. »
Monajed est devenu, depuis seulement quelques jours, blogueur sur le Huffington Post UK, où il explique en long et en large ; « Pourquoi le monde doit intervenir en Syrie » – appelant à une « assistance militaire directe » et à une « aide militaire étrangère. » Une fois de plus, la bonne question pourrait être : qui est ce porte-parole qui appelle à une intervention militaire ?
Monajed est membre du CNS où il est conseiller du président et il est, selon sa biographie au CNS, « le fondateur et directeur de Barada Television, » une chaîne satellitaire basée à Vauxhall, Londres sud. En 2008, quelques mois après avoir assisté à la conférence Syria In-Transition, Monajed était reparti pour Washington, invité à dîner avec George W. Bush avec d’autres dissidents bien en cour (on peut voit Monajed sur la photo souvenir, le troisième à partir de la droite, cravate rouge, non loin de Condoleeza Rice – à l’opposé de Garry Kasparov).
A cette époque, en 2008, le Département d’Etat US connaissait Monajed en tant que « directeur des relations publiques pour le Mouvement pour la Justice et le Développement (MJD) qui dirige la lutte pour un changement démocratique et pacifique en Syrie. »
Examinons de plus près le MJD. L’an dernier, le Washington Post a sélectionné une information de Wikileaks qui a publié des quantités de communications diplomatiques piratées. Ces communications montrent qu’un important flux financier va du Département d’Etat US au Mouvement pour la Justice et le Développement dont le siège se trouve en Grande Bretagne. Selon l’article du Washington Post : « Barada TV est étroitement affiliée au Mouvement pour la Justice et le Développement, un réseau d’exilés Syriens établi à Londres. Les câbles diplomatiques américains classifiés montrent que le Département d’Etat a donné pas moins de 6 millions de dollars à cette organisation depuis 2006 pour qu’elle fasse fonctionner la chaîne satellitaire et pour financer d’autres activités à l’intérieur de la Syrie. »
Un porte-parole du Département d’Etat avait réagi à cet article en déclarant : « Essayer de promouvoir une transformation vers un processus plus démocratique dans cette société ne porte pas nécessairement atteinte au gouvernement en place ». » Et ils ont raison, « pas nécessairement. »
Questionné au sujet de l’argent du Département d’Etat, Monajed dit lui-même « ne pas pouvoir confirmer » un financement du Département d’Etat US pour Barada TV, mais déclare : « Je n’ai personnellement pas reçu un centime. » Malik al -Abdeh, tout récemment encore chef de la rédaction à Barada TV insiste : « Nous n’avons pas eu de liens directs avec le Département d’ Etat US. » La signification de cette phrase tourne autour du mot « directs ». Il convient de noter que Malik al -Abdeh, se trouve aussi être un des fondateurs du Mouvement pour la Justice et le Développement (destinataire de 6 millions de dollars du Département d’Etat selon le câble rendu public). Et il est le frère du président de la chaîne, Anas Al-Abdah. Il est aussi copropriétaire de la marque déposée du MJD : ce que Malik al Abdeh reconnaît, c’est que Barada TV reçoit une bonne part de ses financements d’une fondation américaine : le Democracy Council. Un des co-sponsors (avec le MJD) de la mini-conférence Syria In-Transition. Donc, ce que nous avons en 2008, lors de cette même réunion, ce sont précisément les dirigeants de des organisations identifiées dans les câbles Wikileaks comme étant le canal (le Democracy Council) et le bénéficiaire (le MJD) de grosses sommes d’argent du Département d’Etat.
Le Democracy Council (un pourvoyeur de subventions basé aux Etats Unis) cite le Département d’Etat comme étant une de ses sources de financement. Il travaille ainsi : le Democracy Council sert d’intermédiaire pour gérer des subventions en tant qu’intermédiaire entre la “Middle East Partnership Initiative” du Département d’Etat et des « partenaires locaux » (comme Barada TV). Comme l’explique le Washington Post :
« Plusieurs câbles diplomatiques émanant de l’ambassade à Damas révèlent que les exilés Syriens reçoivent de l’argent d’un programme du Département d’Etat appelé la Middle East Partnership Initiative. Selon ces câbles, le Département d’Etat a fait transiter l’argent à l’organisation en exil via le Democracy Council, une fondation dont le siège se trouve à Los Angeles. »
Le même article attire l’attention sur un câble de 2009 émis par l’ambassade US en Syrie qui indique que le Democracy Council a reçu 6,3 millions de dollars du Département d’Etat pour réaliser un programme concernant la Syrie, la “Civil Society Strengthening Initiative”. Le câble la décrit comme « un discret effort de collaboration entre le Democracy Council et des partenaires locaux » dans le but de produire, entre autres choses, « divers concepts de diffusion [des idées]. » Selon le Washington Post : « D’autres câbles indiquent clairement qu’un de ces concepts était Barada TV. »
Il y a encore quelques mois, la Middle East Partnership Initiative (MEPI)du Département d’Etat était supervisée par Tamara Cofman Wittes (elle est maintenant à la Brookings Institution – un thinktank influent de Washington). Selon elle, la MEPI a « créé une ‘image’ positive des efforts des USA pour promouvoir la démocratie. » Quand elle travaillait sur ce dossier, elle avait déclaré : « Il y a de nombreuses organisations en Syrie et dans d’autres pays qui veulent des changements dans leurs gouvernements… C’est un agenda auquel nous croyons et nous allons le soutenir. » Et par soutien, elle veut dire financier.
L’argent
Ce n’est pas nouveau. Revenez un moment au début 2006, et vous avez une annonce par le département d’Etat d’une nouvelle « opportunité de subventionnement » appelée le « Syria Democracy Program. » Avec une offre de subventions d’un montant de « 5 millions de dollars sur l’année fiscale fédérale 2006. » Le but de ces subventions ? « Accélérer le travail des réformateurs en Syrie. »
En ce moment, l’argent afflue encore plus vite que jamais. Au début juin 2012, le Syrian Business Forum a été lancé à Doha par des dirigeants de l’opposition, dont Wael Merza (secrétaire général du CNS). « Ce fonds a été établi pour soutenir toutes les composantes de la révolution en Syrie, » avait déclaré Merza. Le niveau de ce fonds ? Quelque 300 millions de dollars. La provenance de l’argent n’est pas claire du tout, quoique Merza « a fait allusion à un puissant soutien financier des Etats arabes du Golfe pour le nouveau fonds » (al Jazeera). A son lancement, Merza avait dit que quelque 150 millions de dollars avaient déjà été dépensés, en partie pour l’Armée Syrienne Libre (ASL).
L’organisation d’hommes d’affaires Syriens de Merza était présente à une conférence du Forum Economique Mondial intitulée « Plateforme pour la coopération internationale » qui s’est tenue à Istanbul en novembre 2011. Tout cela s’inscrit dans le processus par lequel le SNC a grandi en réputation, pour devenir selon les propres termes de William Hague, « un représentant légitime du peuple syrien » et être capable de gérer ouvertement ces sommes énormes.
Construire la légitimité – de l’opposition, de sa représentation, de l’intervention – est l’essentiel de bataille propagandiste.
Dans une lettre ouverte publiée en février de cette année par USA Today, l’ambassadeur Dennis Ross déclarait : « Il est temps de rehausser le statut du Conseil national Syrien. » Ce qu’il voulait, urgemment, était « la création d’une aura d’inévitabilité du CNS comme alternative à Assad. » L’aura d’inévitabilité. Gagner la bataille à l’avance.
Un combattant essentiel dans cette bataille pour les esprits et les cœurs est le journaliste Américain et blogueur pour le Daily Telegraph, Michael Weiss.
Michael Weiss
Un des experts de la Syrie les plus cités dans les médias occidentaux – et un enthousiaste d’une intervention occidentale – Michael Weiss fait écho à l’ambassadeur Ross quand il dit : Une intervention militaire en Syrie n’est pas tant une question de préférence que d’inévitabilité. »
Certains écrits interventionnistes de Weiss peuvent être trouvés sur le site web beyrouthin pro-Washington appelé ‘NOW Lebanon’ – dont la section ‘NOW Syria’ est une source importante d’actualités syriennes. NOW Lebanon a été créé en 2007 par Eli Khoury, un cadre de Saatchi & Saatchi. Khoury est présenté dans l’industrie publicitaire comme « un spécialiste de la communication stratégique, spécialisé dans le développement de l’image de marque des entreprises et des gouvernements. »
En mai dernier, Weiss avait déclaré à NOW Lebanon que grâce à la fourniture d’armes aux rebelles Syriens, « nous avons déjà commencé à voir quelques résultats. » Il avait montré une approbation semblable pour les développements militaires quelques mois auparavant dans un article pour le New Republic : « Au cours des dernières semaines, l’Armée Syrienne Libre et d’autres unités rebelles indépendantesont fait de gros progrès – à la suite de quoi, comme tout blogueur peut le faire, il avait présenté son « Plan d’action pour une intervention militaire en Syrie. »
Mais Weiss n’est pas seulement un blogueur. Il est aussi le directeur de la communication et des relations publiques de la Henry Jackson Society, un thinktank de politique étrangère ultra-ultra-belliciste.
Parmi les parrains de la Henry Jackson Society à l’international, figurent : James “ex-CIA boss” Woolsey, Michael “secrétaire à la sécurité intérieure” Chertoff, William “PNAC” [Project for a New American Century] Kristol, Robert “PNAC” Kagan’, Joshua “Bomb Iran” Muravchick, et Richard “Prince des Ténèbres” Perle. La société est dirigé par Alan Mendoza, conseiller en chef du groupe parlementaire interpartis sur la sécurité internationale et transatlantique.
La Henry Jackson Society est intransigeante sur sa « stratégie avancée » pour la démocratie. Et Weiss est chargé du message. La Henry Jackson Society est fière de la grande influence de son chef des relations publiques : « Il est l’auteur de l’influent rapport « Intervention en Syrie ? Une évaluation de la légalité, de la logistique et des risques, » qui a été repris et approuvé par le Conseil national Syrien. »
Le rapport original de Weiss a été rebaptisé “Safe Area for Syria” – et a fini sur le site web officiel syriancouncil.org, comme pièce de la littérature stratégique de leur bureau militaire. La reprise du rapport de la Hery Jackson Society a été orchestrée par le fondateur et directeur exécutif du Strategic Research and Communication Centre (SRCC) – un certain Ausama Monajed
Donc, le fondateur de Barada TV, Ausama Monajed, a édité le rapport de Weiss, l’a publié via sa propre organisation (le SRCC) et l’a transmis au Conseil national Syrien avac le soutien de la Henry Jackson Society.
La relation ne pouvait pas être plus étroite. Monajed en vient même à traiter des demandes pour des « interviews de la presse avec Michael Weiss. » Weiss n’est pas le seul stratégiste à avoir esquissé une feuille de route pour cette guerre (de nombreux thinktanks y ont réfléchi, de nombreux faucons en ont parlé), mais certains des aspects les plus saillants sont le produit de sa réflexion.
L’Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme
La justification pour « l’inévitable » intervention militaire est la sauvagerie du régime du président Assad : les atrocités, les bombardements, les violations des droits de l’homme. L’information est cruciale ici, et une source domine toutes les autres quant à la fourniture d’informations sur la Syrie. Elle est citée à chaque fois : « Le directeur de l’Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme (OSDH) a déclaré à la Voice Of America que les combats et les bombardements avaient tué au moins 12 personnes dans la province de Homs. »
L’OSDH est communément utilisé comme unique source pour d’informations et de bilans statistiques. Cette semaine, par exemple, l’AFP a publié cette dépêche : « Les forces syriennes ont bombardé les provinces d’Alep et de Deir Ezzor et au moins 35 personnes ont été tuées dimanche dans tout le pays, dont 17 civils, a annoncé un organisme d’observation. » Différentes atrocités ainsi que des chiffres de pertes sont énumérés, tous en provenance d’une seule source : « Rami Abdel Rahman, le directeur de l’Observatoire a déclaré par téléphone à l’AFP. »
Des statistiques plus horribles les unes que les autres parviennent en nombre de « l’Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme » (AP) Il est difficile de trouver une information de la prese sur la Syrie qui ne le cite pas. Mais qui sont-ils à l’OSDH ? « Ils », c’est Rami Abdulrahman (ou Rami Abdel Rahman), qui réside à Coventry.

Rami Abdullrahman chez lui à Coventry
Selon une dépêche Reuters de décembre de l’an dernier : « Quand il ne répond pas aux appels téléphoniques de la presse internationale, Abdulrahman n’est qu’à quelques minutes, plus bas dans la rue, à sont magasin de vêtements qu’il gère avec sa femme. »
Quand le blog Middle East live du Guardian avait cité « Rami Abdul-Rahman de l’ Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme, » il avait aussi proposé un lien vers un article sceptique du Modern Tokyo Times, un article qui invitait les organes d’information à être un peu « plus objectifs quant à leurs sources » quand ils citent « cette soi-disant entité, » qu’est l’OSDH.
Ce nom, « Observatoire Syrien pour les Droits de l’Homme », sonne si respectable, si inattaquable, si objectif. Et pourtant, quand Abdulrahman et sont « ONG basée en Grande Bretagne » (AFP/NOW Lebanon) sont la seule source pour de nombreuses informations sur un sujet aussi important, il pourrait sembler raisonnable de soumettre cet organisme à un ewxamen un peu plus approfondi que ce qui a été fait jusqu’à présent.
Cet Observatoire n’est en aucun cas la seule source syrienne d’informations à qui on pourrait faire confiance aveuglément ou presque…
Hamza Fakher
La relation entre Ausama Monajed, le CNS, les faucons de la Henry Jackson Society et un média accepté sans condition peut s’observer dans le cas de Hamza Fakher. Le 1er janvier, Nick Cohen écrivait dans l’Observer : « Pour avoir un aperçu du niveau de la barbarie, écoutez Hamza Fakher, un militant pour la démocratie qui est une des sources les plus fiables sur les crimes que cache le blackout du régime sur l’information. »
Il poursuit en reprenant les horribles récits de Fakher de tortures et de massacres. Fakher parle à Cohen d’une nouvelle technique de torture dont il a entendu parler, la plaque brûlante : « imaginez toute la chair fondant jusqu’à l’os avant que le prisonnier tombe sur la plaque. » Le lendemain, Shamik Das, écrivant sur la « base de preuves » dans le blog progressiste Left Foot Forward, cite la même source : « Hamza Fakher, un militant pour la démocratie, décrit l’affligeante réalité… » – répète le compte rendu de Cohen sur les atrocités.
Alors, qui est exactement le « militant pour la démocratie » Hamza Fakher ?
Il se trouve que Fakher est le co-auteur de Revolution in Danger, un « briefing de le Henry Jackson Society, » publié en février 2012. Il a co-rédigé ce document avec Michael Weis, le directeur de la communication de la Henry Jackson Society. Et quand il ne co-écrit pas des briefings de la Henry Jackson Society, Fakher est le directeur de la communication du Strategic Research and Communication Centre (SRCC) basé à Londres. Selon leur site web, « Il a rejoint le centre en 2011 et a été chargé de la stratégie et des produits de communication du centre. »
Comme vous vous en souvenz sans doute, le SRCC est dirigé par Ausama Monajed : « M. Monajed a fondé le centre en 2010. Il est largement cité et interviewé dans la presse et les médias internationaux. Il travaillait auparavant comme consultant en communication en Europe et aux Etats Unis t a été directeur de Barada Television… »
Monajed est le patron de Fakher.
Si ce n’était pas suffisant, pour la touche finale de Washington, on trouvera au conseil d’administration du Strategic Research and Communication Centre, Murhaf Jouejati, profeseur à la National Defence University, à Washington – « la première institution de formation militaire interarmes (JPME oint Professional Military Education) qui est « sous l’autorité de son président, le chef d’état-major interarmes. »
Si vous aviez envie d’aller faire un tour au “Strategic Research and Communication Centre” de Monajed, vous le trouverez à cette adresse : Strategic Research & Communication Centre, Office 36, 88-90 Hatton Garden, Holborn, London EC1N 8PN.
Office 36 à 88-90 Hatton Garden est aussi l’endroit où vous trouverez le siège londonien de The Fake Tan Company, Supercar 4 U Limited, de Moola loans (une société de crédit), d’Ultimate Screeding (for tous vos besoins de nivelage), and The London School of Attraction – « un centre de formation londonien qui aide les hommes à développer les compétences et la confiance pour rencontrer et attirer les femmes. » Et encore une autre centaine d’entreprises. C’est un bureau virtuel. Il y a d’ailleurs quelque chose d’étrangement approprié dans tout ça. Un « centre de communication » qui n’a même pas de centre, de local – un nom pompeux mais sans substance concrète.
C’est la réalité de Hamza Fakher. Le 27 mai, Shamik Das de Left Foot Forward a cité à nouveau un récit d’atrocités relaté par Fakher qu’il présente cette fois comme « le récit d’un témoin oculaire » (ce que Cohen n’a jamais affirmé) et qui maintenant s’est cristallisé comme étant « le dossier du régime Assad. »
Ainsi, un rapport sur des atrocités fourni par un stratégiste de la Henry Jackson Society qui est le responsable de la communication du service des relations publiques de Mosafed a prisl’envergure d’un « dossier » historique.
Je ne veux pas dire que les récits d’atrocités sont forcément faux, mais combien parmi ceux qui les prennent pour argent comptant s’intéressent à leurs origines ?
Et n’oublions pas, la déstabilisation qui a été entreprise dans le domaine de l’information et de l’opinion publique l’est encore plus sur le terrain. Nous savons déjà que (au minimum) « la CIA et le Département d’Etat… aident l’Armée Syrienne Libre de l’opposition à développer des routes logistiques pour acheminer des fournitures à l’intérieur de la Syrie et donnent une formation dans le domaine des [télé]communications. »
Les soutes à bombes sont ouvertes. Les plans ont été préparés.
Ces choses étaient en préparation depuis longtemps. L’énorme énergie et la planification méticuleuse qui ont été investies dans ce changement de régime – c’est à couper le souffle. La force de persuasion et les entrées politiques des grandes fondations et des thinktanks politiques sont considérables, mais l’examen des sources ne se contente pas de titres pompeux, de bourses de recherche et de « briefings de stratégie. » On doit demander : directeur exécutif de quoi exactement. Le fait d’avoir les mots « démocratie » ou « droits de l’homme » dans l’intitulé de votre job ne vaut pas dispense de ce contrôle.
Et si vous êtes un « responsable de la communication, » cela implique que vos paroles doivent être accueillies avec une prudence extrême. Weiss et Fakher, tous deux responsables de communication sont des professionnels des relations publiques. Lors de l’évènement de Chatham House en juin 2001, monajed était inscrit en tant que « directeur de la communication de la National Initiative for Change » et il était directeur des relations publiques pour le Mouvement pour la Justice et le Développement (MJD). Le craéteuutr du site web d’informations NOW Lebanon, Eli Khoury, est un cadre publicitaire de Saatchi. Ces responsables de la communication travaillent dur pour créer ce que Tamara Witts appelait une [image de] « marque positive. »
Ils vendent l’idée d’une intervention militaire et d’un changement de régime, que la presse grand public est pressée d’acheter. Beaucoup de « militants » et de porte-paroles de l’opposition syrienne sont étroitement liés (souvent financièrement) aux Etats Unis et à Londres – ceux-là mêmes qui feraient l’ intervention. Ce qui veut dire que les informations et les chiffres donnés par ces sources ne sont pas nécessairement de la pure information – de sont des arguments de vente dans une campagne de relations publiques.
Mais il n’est jamais trop tard pour poser des questions, pour examiner des sources. Poser des questions ne fait pas de vous un admirateur d’Assad – c’est un argument spécieux. Cele vous rend seulement moins susceptible d’être induit en erreur par la propagande. La bonne nouvelle, c’est qu’il nait un sceptique par minute.


Charlie Skelton www.guardian.co.uk/commentisfree/2012/jul/12/syrian-o...

traduit de l’anglais par Djazaïri