dimanche 21 octobre 2007

OGM : nouvelle action en vue

Faucheurs volontaires d'OGM : grève de la faim :

A toutes les faucheuses et tous les faucheurs,

Après la marche Poinville-Chartres-Paris, pour exercer une pression sans relâche auprès du gouvernement pour obtenir un moratoire, le collectif des faucheurs volontaires organise une autre action nationale :

Une grève de la faim illimitée à Paris (le lieu exact reste à déterminer).

Elle débutera le mardi 6 novembre.

Pour toute aide à la logistique/intendance à Paris,se faire connaitre auprès de Patrick : 05 56 37 74 88 ou mimosagironde@aol.com en lui précisant vos dates de présence et/ou si vous pouvez prêter une caravane (besoin important).

Si vous souhaitez jeûner quelques jours avec l'équipe des grévistes de la faim, dont José, s'inscrire auprès de Dominique (un bilan de santé sera demandé) avant le 22 octobre : 02 48 63 04 66 ou faucheursdelort@orange.fr

Pour amplifier cette pression et en soutien aux grévistes, il est demandé à toutes et tous de mener, à partir de cette date, des actions visant les pouvoirs publics: préfectures, DDA, SRPV,..... et coopératives agricoles, semenciers (occupation de locaux ......), dans autant de villes/départements/régions possibles.

Pour soutenir financièrement cette action, merci d'adresser vos dons à : Construire un Monde Solidaire - grève de la faim faucheurs
4 Place Lucien Grégoire
12100 Millau

Le Collectif des Faucheurs Volontaires

A l'aide ! Les pandores veulent coffrer Don Quichotte ...

L'Oncle Paul, c'est mon Don Quichotte à moi ;o)) se fait embrouiller par la maréchaussée pour cause d'action civique. Je lui laisse la parole :
Depuis le 18 août 2007 je fais partie des 58 inculpés pour "dégradation grave du bien d'autrui en réunion au préjudice de la SAS MONSANTO AGRICULTURE FRANCE". Notre action s'est déroulé à Poinville en Eure-et-Loir.

Bon, ça ne l'empêche de continuer ses actions et de nous en faire part, mais bon, ce sont de gros moulins à vent qu'ils attaquent là, le Don. Mais c'est comme ça qu'on l'aime ;o))



«L’aventure humaine est une aventure risquée par nature !»

C’est une des réponses données mardi dernier par Monsieur Marc MICHEL, directeur de la DRAF Bretagne, en parlant de la dissémination des OGM sur le territoire breton ! Onze citoyens bretons lui ont rendu visite par surprise le mardi matin 16 octobre à Rennes (35). Au même moment des SUJETS SOCIETAUX TRES IMPORTANTS étaient discutés dans le cadre du Grenelle décentralisé à Brest (29), une partie de ces mêmes citoyens arrivant ensuite pour 17h à Brest afin d’écouter le débat « public » (prévu de 17h30 à 19h30) et trouvant la porte fermée et bien gardée ! Nous étions pourtant sans badges, ni tracts… !!!

Pour plus d'informations, contact: 06/88/87/59/09<

Compte rendu d'une réunion "inopinée" entre la DRAF Bretagne (1) et onze citoyens en quête de l'exercice d'une quelconque responsabilité sociétale...par Paul MATTHEWS

Soucieuses d'obtenir des réponses et éclaircissements sur l'état de non-droit qui règne en matière de dissémination d'Organismes Génétiquement Modifiés en milieu non-confiné en Bretagne, onze personnes se sont entretenues pendant environ une heure, le matin du mardi 16 octobre 2007, avec Monsieur Marc MICHEL directeur de la publication Agreste et de la DRAF Bretagne, (1). Rencontre provoquée par notre arrivée à l'improviste et sans invitation de la part de la DRAF et suivie par une conférence de presse devant le Cité de l'Agriculture à la préfecture de Rennes. Lors d'une fin de matinée bien ensoleillée, devant la DRAF nous avons tenue une conférence de presse. Chiffres et citations à l'appui, les journalistes de l'AFP, France 3, Ouest-France et quelques radios, ont été tenus informés du caractère minoritaire des intérêts du lobby pro-OGM.

Cette action citoyenne faisait donc suite aux entretiens du vendredi 28 septembre 2007 avec Monsieur Pascal MICHON - chef du Service Régional de la Protection des Végétaux (SRPV) également à Rennes. Cet ingénieur en chef du génie rural, des eaux et des forêts avait bien été obligé de reconnaître devant ses concitoyens ses propres manquements et difficultés face à la gestion et au suivi du dossier OGM en Bretagne : le SRPV ici servant essentiellement de boîte à lettres - ou vase communicant - entre "opérateurs économiques" et services de l'Etat pour favoriser des activités aussi contestables que polluantes, mais qualifiées exclusivement "d'événements commerciaux" (2). Echanges cordiaux en apparence qui ont duré presque sept heures dans les locaux vétustes du SRPV et qui se sont soldés par une sortie musclée de la citoyenneté anti-OGM - agriculteurs et apiculteurs compris - par les forces de l'ordre. Vu la longueur de ces pourparlers au SRPV Rennes il y a une quinzaine de jours et le ton de ses prestations lors d'une conversation téléphonique avec son supérieur hiérarchique à la DRAF - qui a mis le haut-parleur - il se pourrait même qu'on ait remonté les bretelles de Monsieur MICHON.

L'accueil à la DRAF fut glacial. Devant ses concitoyens Monsieur le directeur, visiblement très énervé et plutôt maladroit, faisait fi de la quasi-totalité des questions et revendications. Il tenait un discours inflammatoire et avait bien du mal à cacher son mépris. Non seulement ses interlocuteurs ont effectivement été témoins de la langue de bois que caractérisent de nombreuses déclarations officielles. Ils avaient bien du mal à distinguer les dires d'un fonctionnaire - salarié du grand public - de ceux que l'on attendrait d'un porte-parole de la FNSEA voire de l'UIPP. Tout ça pour découvrir que le SRPV n'a toujours pas rempli ses promesses, y compris celle d'aller vérifier sur place l'exactitude de déclarations des parcelles du maïs Bt Monsanto 810 en Bretagne...Evénement commercial...entre autres...Alors que Monsieur MICHON a pris note du démenti devant un élu du Conseil général 56 des "opérateurs économiques" TERRENA, CAM, CECAB concernant la déclaration des parcelles, Monsieur MICHEL n'a pas commenté ces faits.

Par Monsieur MICHEL nous avons appris la consigne du gouvernement qui est que l'administration ne réponde pas officiellement aux organisations et citoyens anti-OGM sans consultation de ses services juridiques (c'est pourquoi les interpellations des apiculteurs - avec huissier - sont sans réponses). Sans vouloir mettre par écrit ses remarques, il a confirmé néanmoins formellement que personne de l'administration n'a été vérifié sur le terrain les déclarations concernant les parcelles OGM...que les analyses ne pouvaient être prise en charge, que probablement le suivi des risques de contamination après récolte serait selon les règles d'étiquetage OGM sur les produits végétaux, que lui-même il évacuait l'ensemble des inquiétudes de la société civile sur le dossier OGM en milieu non-confiné notamment en séparant complètement la problématique pesticide de celle des OGM...

Nous avons bon lui expliquer en quoi nous ne croyons pas au Grenelle et qu' aucune compagnie d'assurance n'accepte aujourd'hui de couvrir les multiples risques et dangers provoqués partout par l'apparition des cultures et semences modifiées génétiquement. Force nous est de constater que ce responsable de la DRAF Bretagne s'inspire de la Commission de Jacques ATTALI...Puisque devant ses concitoyens Monsieur MICHEL a remis en cause le principe de précaution...et le caractère irréversible des l'introduction manu militari de ses chimères transgéniques. Tout en parlant de démocratie, tous ces faits avérés laissent de marbre apparemment l'administration française.

(1) DRAF = Direction Régionale de l'Agriculture et de la Forët. Ses services multiples agricoles, agro-alimentaires, environnementaux; pédagogiques etc. dépendent à la fois du Ministre de l'Agriculture et de la Pëche (MAP) et de la DGAL (Direction générale de l'alimentation)...Autrement dit du Ministère de l'Agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales. (MAAPAR), co-gestionnaire du territoire avec la FNSEA et avocat du systeme à la fois hyper polluant et ultra protectionniste de l'agriculture raisonnée.

(2) Evénements commerciaux. S'agissant de provoquer en milieu non-confiné des résultats incontrôlés - car incontrôlables et imprévisibles - à partir des bricolages d'ADN particulièrement instables et dont la finalité politique, financière voire à terme militaire reste à être débattue au sein de la société civile, quelques prestataires de services publics et privés sous l'emprise du MAAPAR, du syndicat majoritaire agricole la FNSEA et de l'UIPP fabricant des OGM, ne représentent que les intérêts d'une infime minorité de la population générale. A titre d'exemple ces réunions de principaux acteurs dits économiques, élus, services de l'Etat et Eau & Rivières de Bretagne, présidées par Monsieur Marc MICHEL, de la DRAF de Bretagne, le mardi 13 juin 2006 à Rennes. Le projet, proposé par l'Etat, exclut au prélable du dispositif d'aides agri-environnementales les systèmes herbagers à faibles apports d'intrants. (Source : L'info de la semaine 26/2006 http://eau-et-rivières.asso.fr.icodia.info/index.php?47/204).

samedi 20 octobre 2007

Bientôt Gaïa sera enfin débarassée de ces parasites qui tentent de la détruire ...




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Les océans "emprisonneraient" moins de C02 que par le passé
[2007-10-20 18:01]

LONDRES (Reuters) - Il semble que les océans du globe emprisonnent nettement moins de dioxyde de carbone que par le passé, tendent à montrer de nouvelles études, ce qui laisserait augurer d'une accélération du phénomène de réchauffement planétaire.

Les océans sont l'un des deux grands "puits" à même d'emprisonner du carbone, avec les milieux végétalisés. Une étude menée sur dix ans par des scientifiques de l'université d'East Anglia, en Grande-Bretagne, montre que l'absorption de C02 par l'Atlantique Nord a diminué de moitié entre le milieu des années 1990 et la période 2002-2005.

"Des changements aussi importants constituent une énorme surprise", explique Ute Schuster, qui publiera les conclusions de ces recherches avec le professeur Andrew Watson, dans l'édition de novembre de la revue Journal of Geophysical Research.

"Nous pensions que la capacité d'absorption n'évoluerait que lentement, du fait de la masse importante des océans", ajoute-t-elle.

Dans l'hémisphère Sud également, le taux de capture de C02 par l'océan est également en recul, même si le phénomène n'est pas aussi important et aussi soudain que dans l'Atlantique Nord.

Les scientifiques fondent leurs conclusions sur des mesures réalisées par des navires marchands équipés d'un matériel qui calcule le degré de dioxyde de carbone dans l'eau.

Un navire qui a navigué entre la Grande-Bretagne et les Caraïbes a effectué à lui seul plus de 90.000 relevés ces dernières années, pour le compte de ces recherches.

Si les océans absorbent moins de C02, cela signifie que la concentration de C02 dans l'atmosphère va augmenter bien plus vite et que le climat risque de se réchauffer plus rapidement, déclarent les chercheurs.

"La rapidité et l'ampleur des changements montrent que nous ne pouvons pas considérer comme acquis le statut de 'puits de carbone' des océans", en conclut Watson.

"Peut-être s'agit-il, pour partie, d'une variation naturelle, ou peut-être est-ce une réponse au réchauffement récent et rapide du climat. Dans un cas comme dans l'autre, nous savons maintenant que l'absorption (de C02) peut varier rapidement et il nous faut continuer de surveiller leur capacité de séquestration (du carbone)".

mercredi 17 octobre 2007

Ca chauffe en Turquie ;o((

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Le Parlement turc avalise une incursion militaire en Irak
[2007-10-17 17:56]

par Gareth Jones et Hidir Goktas

ANKARA (Reuters) - Le Parlement turc a sans surprise autorisé une intervention de l'armée turque contre les séparatistes du PKK dans ses bases arrière du Kurdistan irakien, une perspective qui inquiète Washington et l'Otan.

La motion a été votée par 507 voix contre seulement 19, celles du petit Parti de la société démocratique (DTP), pro-kurde.

Acquise d'avance, au vu de la majorité dont le gouvernement de Tayyip Erdogan dispose, ce feu vert était un préalable à toute incursion de l'armée turque dans le nord de l'Irak mais le Premier ministre a souligné qu'elle ne se matérialiserait pas nécessairement.

Les Etats-Unis et l'Otan exercent de vigoureuses pressions pour que la Turquie s'abstienne de se lancer dans une opération susceptible de déstabiliser une région d'Irak jusque-là relativement épargnée par la violence, tandis que la Syrie s'est clairement rangée mercredi aux côtés d'Ankara.

A Washington, George Bush a enjoint à la Turquie de ne pas s'engager dans une intervention militaire au Kurdistan irakien. "Nous disons de façon très claire à la Turquie que nous ne pensons pas qu'il soit dans ses intérêts d'envoyer des troupes en Irak", a-t-il dit lors d'une conférence de presse, quelques minutes à peine après le vote des députés turcs.

"En fait, a poursuivi le président américain, ils ont déjà des troupes stationnées en Irak. Nous ne pensons pas qu'il soit dans leur intérêt d'en envoyer davantage."

Tayyip Erdogan a affirmé ces derniers jours que le feu vert sollicité du parlement n'impliquait en rien qu'une opération militaire turque en Irak était imminente, mais il a souligné qu'elle aurait lieu "en temps opportun" si les circonstances le dictent.

Ses services ont démenti que Bagdad ait proposé à Ankara de mener une opération militaire conjointe contre les séparatistes. Le chef du gouvernement irakien a seulement parlé de "collaborer sur les mesures à prendre", a déclaré un membre de l'équipe du Premier ministre turc.

SOUTIEN DE DAMAS CONTRE LE TERRORISME

Peu auparavant, la chaîne de télévision CNN Türk avait rapporté que le Premier ministre irakien Nouri al Maliki avait offert aux Turcs de mener de concert une opération militaire contre les bases arrière des séparatistes kurdes dans les montagnes du nord de l'Irak.

Ankara reprochent aux autorités de Bagdad et à leurs protecteurs américains de n'avoir pas tenu leurs promesses de mater les 3.000 combattants du PKK retranchés au Kurdistan, où ils jouissent de la solidarité de leurs congénères irakiens et profitent de la faiblesse du pouvoir central.

"Nous avons proposé cette motion pour la paix et le bien-être de notre pays. Cette motion acceptée, nous allons faire ce qui est nécessaire aux intérêts de notre pays", a dit le vice-Premier ministre turc Cemil Cicek au parlement.

Selon certains analystes, les efforts de dissuasion de l'allié américain ont été contrecarrés par le coup de froid suscité entre Ankara et Washington par la perspective d'adoption par la Chambre des représentants américaine d'une résolution qualifiant de "génocide" le massacre des Arméniens à la fin de l'Empire ottoman.

Le président syrien Bachar al Assad, accusé par Washington de soutenir le terrorisme et de souffler sur les braises en Irak, s'est engouffré dans cette brèche pour apporter un soutien remarqué à la Turquie, à l'occasion d'une visite à Ankara.

"Nous soutenons sans réserve les mesures du gouvernement turc contre le terrorisme et nous considérons qu'elles relèvent du droit légitime de la Turquie", a-t-il dit lors d'une conférence de presse commune avec le président Abdullah Gül.

En visite à Paris, le président irakien Djalal Talabani a émis l'espoir que la Turquie renoncerait à intervenir militairement en Irak.

"Nous espérons que la sagesse de notre ami le Premier ministre Erdogan fera qu'il n'y aura pas d'intervention militaire", a-t-il dit à l'issue d'un entretien avec le président français Nicolas Sarkozy.

La montée de la tension à la frontière irako-turque a propulsé le baril de pétrole à un niveau record proche des 89 dollars, fait plonger la livre turque et suscité de multiples appels à la retenue, notamment de la part des secrétaires généraux de l'Onu, Ban Ki-moon, et de l'Otan, Jaap de Hoop.

mardi 16 octobre 2007

Tous en grêve le 18 Octobre 2007

« Travailler plus pour gagner plus » : l’exonération des heures supplémentaires

Augmentation du pouvoir d’achat ou illusionnisme ?

Le décret d’application pour la Fonction publique de l’article 1 de la loi dite « en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat » du 21 août dernier, publié au Journal Officiel du 5 octobre, entre en vigueur le 1° octobre. Il porte sur l’exonération fiscale et la réduction de cotisations salariales de sécurité sociale des heures supplémentaires dans le cadre de l’activité principale.

Pour les personnels enseignants, sont concernées les HSA, les HSE (décret du 6 octobre 1950), dont celles assurées au titre des remplacements de courte durée (décret du 26 août 2005), la part modulable de l’ISOE et les heures d’interrogation en classes préparatoires aux Grandes Ecoles.

Le taux de cotisations et contributions salariales pesant sur les heures supplémentaires est égal à 13,76% (CSG + RDS = 7,76 % - financement de la sécurité sociale -, 1% solidarité - chômage-, 5% RAFP -retraite additionnelle de la fonction publique, cotisation mise en place en 2003 avec la loi Fillon). La cotisation passant au taux zéro, ces prélèvements disparaîtront de la feuille de paye. Il s’agit donc d’un simple transfert des fonds affectés à la protection sociale vers le salaire direct, et non d’une augmentation du taux des heures supplémentaires.

En ces temps où les augmentations de salaires sont plutôt rares, les collègues concernés peuvent se dire que cet argent qui tombe directement dans le porte-monnaie est toujours bon à prendre. Mais plus globalement reste à savoir si ce qui entre dans notre poche droite n’a pas déjà été pris dans notre poche gauche.

« Travailler plus »… et toujours plus de diminution de pouvoir d’achat

« Travailler plus », et dans des conditions de plus en plus difficiles, c’est déjà fait depuis longtemps !

Mais gagner plus… on cherche.

0% : c’est l’augmentation générale des salaires pour 2007. Les prix ont déjà augmenté de 1,2% sur les 7 premiers mois de l’année en prenant comme base l’indice INSEE. FO demande l’ouverture de négociations salariales portant sur l’augmentation de la valeur du point, seule garantie en matière de de maintien du pouvoir d’achat.

Un simple calcul : un collègue va gagner un peu plus de 6 euros supplémentaires par HSE effectuée (auxquels il faudra ajouter la défiscalisation). On est loin des 3000 euros sur l’année annoncés sur certaines chaînes de télévision !

Si le traitement de ce collègue était simplement revalorisé à hauteur de la hausse des prix en 2007 (autour de 2 %), en gagnant par exemple 2 000 euros nets, il devrait toucher 480 euros de plus sur l’année. Depuis le 1° janvier 2000 la perte se monte à plus de 7 % ! Ce collègue, au lieu de 2000 euros, devrait percevoir chaque mois 2 140 euros. Sur l’année il manque 1680 euros.

Il faut être adepte des comptes fantastiques pour déceler une augmentation de plus de 3 % de notre pouvoir d’achat depuis 2 ans. C’est pourtant ce qu’a fait M.Woerth, ministre des « comptes publics ».

« Travailler plus »… et payer toujours plus pour se soigner moins

L’exonération, on l’a vu, porte notamment sur les cotisations de sécurité sociale : autant de rentrées en moins pour celle-ci.

Le gouvernement avance le montant de 12 milliards de déficit pour la Sécurité sociale, alors que le manque à gagner selon les chiffres mêmes de la Cour des Comptes est de 37 milliards sur la seule année 2006 (3,2 milliards d’euros de cotisations au titre des stocks options, 5.2 milliards d’euros au titre de la participation et de l’intéressement , 5,8 milliards dus par les employeurs publics etc.)

Le gouvernement prétend diminuer encore les remboursements avec les franchises médicales.

« Travailler plus »… et toujours plus de suppressions de postes

Le gouvernement annonce officiellement plus de 22000 nouvelles suppressions d’emplois dans la Fonction publique au budget 2008. Moins d’impôts directs, c’est moins de services et moins de personnels : c’est ce qu’a confirmé le Premier Ministre en défendant la réforme de l’Etat, y voyant une marque de « courage ». Il faudra donc toujours payer plus de sa poche.

3000 postes sont supprimés au projet de budget 2008 dans l’enseignement… pour financer des heures supplémentaires !

Le gouvernement prévoit le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite. Mais d’ici 2012, ce sont 400 000 fonctionnaires, dont 200 000 enseignants qui partiront. Au total ce serait toujours moins d’enseignement pour nos élèves !

«Travailler plus »… et toujours plus d’annuités pour une retraite à taux plein

Selon le Premier Ministre le passage à 41 annuités n’est pas « une option » mais une décision déjà prise. Ensuite, après 2012, si nous ne les arrêtons pas, ils nous feront passer à 42 annuités ou plus encore. Par ailleurs, l’exonération totale de cotisation salariale sur les heures supplémentaires va diminuer le montant des cotisations RAFP (retraite additionnelle de la fonction publique), donnera moins de reversement lors de la retraite.

Quant à la règle des 6 derniers mois pour calculer le montant de la pension des fonctionnaires, nous sommes déjà prévenus : c’est un « régime spécial ». Pour un certifié parti au 11° échelon avec une retraite à taux plein (2 238 euros bruts), le calcul de la pension sur la base des 25 meilleures années entraînerait une perte de 265 euros par mois !

Conclusion :

le slogan « Travailler plus pour gagner plus » est une véritable escroquerie !

¨ Ne touchez pas à notre statut national !

¨ Augmentation générale des salaires, rattrapage du pouvoir d’achat

¨ Non aux 41 annuités, retour aux 37,5 annuités pour tous public-privé

Tous en grève le 18 octobre

Manifestation 11 heures place de la gare à Rennes

lundi 15 octobre 2007

Vichy est proche, il ne manque que la torture ...

Un flic usurpe l'identité d'un CPE de collège....

Reçu sur la liste Educnatenlutte


Paris, le 5 octobre 2007

A Monsieur le Recteur de l’académie de Paris

Objet : affaire du collège Utrillo

SUD éducation Paris vient d’être informé d’un événement d’une portée extrêmement grave survenu au collège Utrillo, dans le XVIIIème arrondissement de Paris :

Des parents ont reçu un coup de téléphone émanant soi-disant du CPE leur enjoignant de passer en urgence au collège où est scolarisé leur enfant. Lorsqu’ils se sont présentés, le CPE très étonné leur a affirmé ne pas les avoir contactés, et après vérification il est apparu que personne parmi l’équipe du collège n’était au courant de quoi que ce soit. Lorsque les parents sont ressortis, des policiers les attendaient pour les arrêter et les embarquer au commissariat. Un policier a reconnu que c’était lui qui avait usurpé l’identité du CPE pour tendre ce piège immonde aux parents !

SUD éducation Paris s’indigne de ces méthodes honteuses. De plus en plus chaque jour, la fin semble justifier pour les forces de police l’emploi de tous les moyens, même les plus immoraux, même les plus illégaux !

SUD éducation Paris dénonce cette nouvelle escalade, qui relève soit d’une grande bêtise soit d’un cynisme inimaginable. Ce n’est pas seulement l’identité de notre collègue qui a été usurpée, c’est sa fonction qui a été détournée abusivement. Quelle société sommes-nous en train de construire, si demain les élèves ou les parents doivent se méfier lorsqu’ils sont invités à un rendez-vous dans leur établissement scolaire ?

SUD éducation Paris exige de la part des autorités académiques que toute la lumière soit faite sur cette affaire, et qu’une protestation officielle soit transmise à la Préfecture de Police.
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