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Les Pays-Bas interdisent la vente des champignons hallucinogènes
[12/10/2007 16:46]AMS105-0802071628
AMSTERDAM (AP) -- La politique des Pays-Bas en matière de drogue sera désormais un peu moins permissive. Le gouvernement néerlandais va interdire la vente de champignons hallucinogènes, a annoncé vendredi un porte-parole du ministère de la Justice.
Cette décision va entrer en vigueur dans les mois qui viennent et ne nécessite pas de feu vert parlementaire, a précisé Wim van der Weegen. «Nous avons l'intention d'interdire la vente de champignons magiques», a-t-il affirmé. «Cela veut dire que les magasins qui le feront seront fermés».
Dans le cadre de la politique très tolérante des Pays-Bas en la matière, la marijuana et le haschisch sont en principe illégaux, mais la police ne poursuit pas les gens pour la possession de petites doses, et ces produits sont vendus ouvertement dans certains cafés.
La possession de drogues dures comme la cocaïne, le LSD et l'ecstasy est illégale. Les champignons sont considérés comme à peu près à mi-chemin entre drogues dures et drogues douces.
«Le problème avec les champignons, c'est que leurs effets sont imprévisibles. Il est impossible d'estimer quel montant produit quel effet», a expliqué M. Van der Weegen.
Cette nouvelle mesure d'interdiction fait suite aux remous suscités par le décès d'une jeune Française de 17 ans, Gaëlle Caroff. En mars dernier, elle avait sauté d'un bâtiment à Amsterdam après avoir mangé des champignons hallucinogènes, alors qu'elle effectuait un voyage aux Pays-Bas avec son école.
Les parents de la jeune fille ont attribué sa mort aux hallucinations provoquées par les champignons, bien qu'elle avait souffert de problèmes psychiatriques dans le passé. Des photographies de Gaëlle avait été publiées dans les journaux néerlandais. AP
Manif aux Pays-Bas en faveur des champignons hallucinogènes
[2007-10-27 17:40]AMSTERDAM (Reuters) - Une centaine de Néerlandais a manifesté samedi dans les rues d'Amsterdam pour tenter de faire revenir le gouvernement sur son projet d'interdire les champignons hallucinogènes.
"Vont-il aussi interdire le pain?" ou "Mon cerveau m'appartient", proclamaient les banderoles des manifestants, dont certains étaient coiffés de chapeaux rouges en forme de champignons.
Le gouvernement néerlandais a décidé d'interdire les champignons hallucinogènes à la suite de plusieurs accidents impliquant des touristes en ayant consommé, dont une adolescente française qui s'était défenestrée en mars.
Pour Arno Adelaars, auteur d'un ouvrage sur le sujet, une telle mesure ne fera qu'encourager la consommation clandestine. Selon lui, mieux vaut améliorer l'information des amateurs d'expériences psychotropes.
"Le jeune touriste moyen qui vient ici boit énormément de bière, fume énormément d'herbe, puis prend des champignons. C'est la recette idéale pour une catastrophe", reconnaît-il.
Mais, selon lui, "seuls les touristes étrangers ont des problèmes, les Néerlandais n'en ont pas parce qu'ils sont bien informés."
Retrouvailles cordiales entre Poutine et Sarkozy
[2007-10-09 20:06]par Emmanuel Jarry
NOVO OGARIEVO, Russie (Reuters) - Vladimir Poutine et Nicolas Sarkozy ont fait assaut d'amabilités lors de leurs retrouvailles mardi dans la datcha du président russe, près de Moscou, quatre mois après le sommet du G8 d'Heiligendamm, en Allemagne.
Avant un dîner de travail, les deux chefs d'Etat ont échangé quelques mots pour les journalistes et les équipes de télévision devant un poêle en faïence.
"La France a été, reste et, j'espère, restera un de nos partenaires privilégiés en Europe et dans le monde", a commencé Vladimir Poutine, "nos relations se développent bien (...) je suis certain que ce soir et demain nous aurons de quoi parler".
"La France veut être un ami de la Russie", a enchaîné Nicolas Sarkozy. "La France veut écouter et veut comprendre. J'ai pu apprécier la fermeté de vos convictions. De ce point de vue, je crois pouvoir vous dire qu'on peut se comprendre".
Les sujets de divergences entre la France et la Russie ne manquent pas, à commencer par l'avenir de la province serbe du Kosovo et le dossier du programme nucléaire iranien.
Nicolas Sarkozy a émis le voeu de parler avec son homologue russe "des grandes affaires du monde parce que", a-t-il dit, "nous avons besoin pour la paix dans le monde de travailler ensemble".
Vladimir Poutine a répondu en citant un poème russe : "On ne comprend pas la Russie avec la raison, on ne la mesure pas avec les mesures communes; elle a sa nature bien particulière, à elle; on ne peut qu'en avoir la foi."
"Mais je ferai tout pour répondre à toutes vos questions et expliquer notre position sur n'importe quel sujet pour la rendre compréhensible", a-t-il ajouté.
"TOUT COMPRENDRE"
Nicolas Sarkozy a répété qu'il voulait "tout comprendre" de la Russie avant d'ajouter, à l'intention de son homologue russe : "J'espère que vous acceptez aussi de comprendre les convictions qui sont les miennes."
Après cet échange officiel, et alors que les journalistes commençaient à quitter la pièce, les deux chefs d'Etat ont adopté un ton moins formel, et en sont venus au tutoiement.
"Nous sommes convenus de faire du sport ensemble", a dit Vladimir Poutine, dont les propos étaient traduits par un interprète.
"J'ai peur", a plaisanté Nicolas Sarkozy, grand amateur de jogging. "Tu cours tous les jours ?"
"Non je nage", a répondu le président russe.
"Tu nages tous les jours ?", a demandé le président français.
"J'ai même une piscine", a répondu Vladimir Poutine. "Je vais te montrer la résidence, je vais tout te montrer. Ca ne t'embête pas ?"
Vladimir Poutine a entraîné Nicolas Sarkozy sur le perron de la datcha. Ils ont admiré un instant la façade néo-classique jaune pâle et blanc, dans la lumière des projecteurs de la télévision, en attendant un 4X4 Mercedes noir.
Vladimir Poutine a pris le volant et a invité Nicolas Sarkozy à s'asseoir à ses côtés.
Les deux interprètes sont montés à l'arrière et le président russe a démarré en trombe, tous feux éteints, les journalistes et le reste de la délégation les regardant disparaître dans le bois de bouleaux environnant la datcha, située à une heure de voiture à l'ouest de Moscou.
Juste avant de recevoir Nicolas Sarkozy, Vladimir Poutine avait eu au même endroit un entretien avec le Premier ministre ukrainien, Viktor Ianoukovitch.
acuation des tentes installées à Paris par le DAL
[2007-10-05 11:07]PARIS (Reuters) - La police a évacué vendredi matin les 170 personnes qui s'étaient installées la veille dans des tentes à Paris, rue de la Banque, près de la Bourse, pour réclamer des mesures d'urgence en faveur du logement, annonce la préfecture de police.
"L'opération a débuté vers 04h55 et s'est déroulée sans incidents", annonce la cabinet du préfet dans un communiqué. Selon Droit au logement, l'association à l'origine de l'action, l'opération menée par 120 policiers a été violente.
Le campement précaire d'une centaine de tentes "entravait totalement la circulation", souligne la préfecture. Les occupants ont été pour certains conduits dans un foyer du XVIIIe arrondissement, d'autres ont fui par le métro, une personne blessée à la cheville a été prise en charge par les pompiers, dit la préfecture. Aucune personne n'a été arrêtée.
Le président de l'association Droit au logement, Jean-Baptiste Eyraud, ne se trouvait pas sur le site et la préfecture explique par cette absence le fait qu'elle n'a pas dialogué avec lui.
Denis Baupin, a adjoint au maire de Paris et élu du parti des Verts, a exprimé sa réprobation. "Je suis choqué de l'expulsion à l'aube des militants du Droit au Logement (...) Encore une fois face à la misère, et face à ceux qui tentent de briser le silence, le gouvernement n'a que deux réponses : mépris et répression", a-t-il dit dans un communiqué.
Un rassemblement de soutien au DAL est prévu dans la soirée de vendredi, rue de la Banque.
L'opération du DAL intervenait un an après la mobilisation des "Enfants de Don Quichotte", qui avaient lancé une action très médiatisée en installant des tentes de SDF le long du canal Saint-Martin, dans le Xe arrondissement de la capitale.
Education : les syndicats se félicitent du retrait des mentions liées à la nationalité dans le fichier «Base Elèves»
[03/10/2007 17:45]PARIS (AP) -- Le ministère de l'Education nationale a décidé mercredi de retirer du fichier «Base élèves» les mentions liées à la date d'entrée sur le territoire et à la nationalité, ce dont se félicitent les syndicats qui craignaient l'utilisation de ces données pour expulser des familles ayant des enfants sans-papiers scolarisés.
Ce fichier, dont les critères ont été élaborés en 2004 pour le premier degré, a pour objectif de faciliter le travail des personnels et le suivi pédagogique. Parmi les critères incriminés par les syndicats, les parents d'élèves devaient mentionner de manière facultative la date d'entrée sur le territoire, la langue d'origine, et de manière obligatoire la nationalité de leur enfant.
Ce fichier suscitait l'inquiétude des organisations de défense des droits de l'homme et des principaux syndicats dont certains avaient appelé à ne pas remplir ces trois motions.
Mercredi, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a décidé de supprimer purement et simplement ces trois critères.
Dans un communiqué diffusé mercredi, le Syndicat des enseignants-UNSA (SE-UNSA) rappelle qu'il est «favorable à la mise à disposition d'outils modernes de gestion susceptibles de faciliter et le travail des personnels et le suivi pédagogique des élèves sur l'ensemble de la scolarité obligatoire».
Mais «dans le contexte de la 'chasse aux sans-papiers', et bien que les directeurs d'école ignorent la régularité de la situation administrative des parents d'élèves», selon le communiqué, le SE-UNSA «avait donné la consigne syndicale de ne pas remplir les champs 'date d'entrée sur le territoire», et «langue et culture d'origine».
Le SE-UNSA se félicite de la décision du ministre. «Est ainsi levée toute ambiguïté sur un possible détournement de renseignements à des fins policières étrangères aux objectifs de l'Ecole Publique», estime le syndicat.
«Le ministère de l'Education nationale vient de nous informer que tous les critères 'ethnicisés' étaient retirés de la base élèves», écrit de son côté le Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp, premier syndicat du primaire), dans un communiqué.
Le SNUipp «se félicite de cette décision», qui selon lui «n'est pas étrangère à (ses) interventions et à la mobilisation des personnels».
La FCPE (première fédération de parents d'élèves de l'enseignement public) explique pour sa part qu'elle «ne peut que se satisfaire de la décision du ministre de l'Education nationale de supprimer du fichier les trois mentions qu'elle récusait».
«Néanmoins», la fédération «rappelle son exigence concernant la sécurisation des fichiers informatiques ainsi constitués», et «exige une totale garantie du fait que ces données ne pourront être utilisées par quiconque en dehors de l'institution scolaire, notamment pour des visées politiques ou commerciales». AP